CHAPITRE I
et
DB liA STRUCTVBB 0B VÈOCftUX SOUDB DU
GliOBB.'^
loiaUquicliTt-
•OiCTéoorcc do
globe
Joiaudctc»twc.
197. L'écorce du globe n'est pas formée d'une seule masse cohérente^ mais elle se compose, au contraire, de parties séparées par des Joints. Ces joints, qui sont de diverse nature, nous paraissent pouvoir être rangés dans cinq modifications , que nous appelons joints de teacturCj joints de stratification, joints ^injection, fissures etfidUes.
198. Les joints de texture déterminent les textures cristallines, feuilletées et conglomérées, qu'affectent certaines substances minérales, de sorte que ces joints ne concourant pas directement à la structure du globe, mais seulement à la texture
"^La strticture de Tëcorce solide de notre planète résultant de la manière dont les matëriaux qui la composent ont été formés, ainsi que des déplacements et des altérations que ces matériaux ont subis depuis leur formation, il conviendrait, pour mieux conceToir ce que nous ayons h dire sur cette structure , de donner ici quelques notions sur ces phénomènes ; mais j^ai cru préférable, ainsi que Fai déjà indiqué, de dégager la géognosie de toute considération hypothétique, et je itie bornerai, en conséquence , k exposer dans ce chapitre les choses telles qu'acnés sont, en renvoyant au livre suivant les recherches sur les cau^s qui les ont mises dans cet état. Si cette marche rend les explications plus diiEciles à saisir, elle a Tavantage de présenter les faits d^une manière indépendante de tout esprit de système-
K. LA VAHTIE
E IJi. •n:HUE .
STRUCltJRE DE LEœRCE DU GLOAE. 169
particulière de ces substances, leur étude ne fait point partie de la géologie, et nous nous bornerons à ajouter à ce que nous en ayons dit ailleurs {Min., 333 à nSS), que ces joints n'établissent pas, ainsi que Jes autres le font ordinairement, de véritables solutions de continuité entre les parties quils séparent; mais qu'au' contraire il y a ordinairement entre ces parties une adhérence plus ou moins forte.
Les joints de stratificationdétermineatla, forme joinu^eiirtudes masses dont nous parlerons tout a 1 heure, sous le nom découches, tandis que les joints d'in- Jobtojnnjecjection limitent les masses que nous ferons connaître sous te nom de filons^; les uns et les autres ont pour résultat de diviser Fécorce du globe enmasses, qui ont généralement une de leurs dimensions ion étendue et une autre assez restreinte. Les joints de stratification et ceux de texture des roches feuilletées sont souvent parallèles; mais ii j a aussi des exemples assez fréquents, notam-
** On a quelquefois désigné ce que j^appelle joints de stratifié Mlion, par la dénomination âejissure de stratification ; mais celte dénomination me parât t très-défectueuse) car le laot fissure annonce une fente pratiquée dans quelque chose qui était pri'« milÎYement adhérente, tandis que ces joints ne tirent pas leur origine d^nn phénomène de ce genre, mais résultent au contraire de la simple superposition de deux masses Tune sur Tautre. DVn antre c6té, il m^a paru nécessaire de désigner les joints qui Hmitent les filons par une dénomination particulière ; car celles qui désignent les autres modifications de joints ne peuvent leur convenir, et j'ai cru pouvoir adopter le nom de joints éCinjec^ t'orty qni exprime la manière dont il y a lieu de croire que le» masses limitées par ces joints ont été formées,
ment dans les roches schistoïdes , où les plans des joints detextureforment des angles plus ou moins ouverts arec les plans des joints de stratification. Fiuam. 1 99. Les fissures ont pour caractère principal d'établir de nouvelles divisions dana les masses limitées par les joints de stratification et d'injection; mais il est très^difficile d'exprimer, d'une manière générale, les moyens de les distinguer de ces joints, et souvent cette distinction ne peut se faire que par un ensemble de circonstances que l'usage seul peut apprendre à apprécier. Un caractère cependant qui s'observe quelquefois dans les fissures, et qui n'a pas lieu dans les joints de stratification et d'injection , c'est qu'elles se perdent au milieu d'une même masse. On peut dire aussi que les fissures sont plus irrégulières, qu'elles sont plus rarement parallèles que les autres joints, et que les solides qu elles limitent ont plus souvent la forme de prismes irréguliers, dont les dimensions sont ordinairement moins étendues que celles des masses limitées par les autres joints, et qui surtout présentent rarement ces formes aplaties qui caractérisent les couches. Les fissures sont parfois restreintes dans les masses limitées par les autres joints ; d'autres fois la même fissure se propage dans un grand nombre de masses distinctes, en croisant les autres joints sous des angles plus ou moins ouverts. Du reste , quoiqu u n'y ait, en général, aucun rapport entre les fissures et les joints à^ stratification, on remarque que celles-là sont ^>^ïivent perpendiculaires à ceuxci^ et, quoique 1 (•omVmaison de ces deux es-
STRUCTURE DE L'ÉœRCfi DU GLOBE. 1 7 1
pèœs de joints tende à diviser l'écoroe du globe en prismes irréguliers, il arrive quelquefois, notamment dans les basaltes, que ces prismes présentent une certaine régularité.
aoo. Ijbs failles* ne sont, à la rigueur, que de fùu... grandes fissures qui se propagent sur une longueur considéraMe , et qui concordent avec un dérangement dans le niveau des parties correspondantes ; de manière que la même couche se retrouve plus haut ou plus bas d'un côté de la fissure que de l'autre , comme si Fun des deux massifi s'était enfoncé , tandis que l'autre serait demeuré en place ou aurait iait un mouvement en sens contraire.
301. L'ensemble des circonstances relatives à la Aiiure des.» position et a la puissance d une masse minérale, foniie «e qu'on appelle \ allure de cette masse. On , dit que l'allure est régulière, quand ces diverses circonstances demeurent à peu près les mêmes sur une grande étendue, et qu'elle est irrégulière, lorsqu'elles éprouvent des variations considérables.
Comme les masses minérales sont rarement parfisiitement horizontales, on distingue ordinai-
^ On donne souvent le nom dejaillet k de yiéntàhlesjilonsp c^est-à-dire k des masses pierreuses qui paraissent remplir une fente an milieu d^un sjrstéme de couches ; ^àîs il me semble préférable de restreindre ce nom au cas indiqué ci-dessus, c^est- ^ dire a celui d^'une fissure correspondante k un changement de DÎTSaQ dans les couches. Du reste, ce dernier phénomène a ftooTent lieu aussi dans les masses traversées par les filons, de WTte que la même couche se trouve plus élevée ou plus basse d'an c6té du filon que de Vautre.
rement dans leur position une direction et une inclinaison. Cette dernière est l'angle que le plan de la masse fait avec l'horizon, auquel on ajoute la désignation du point vers lequel il plonge; ainsi, l'on dit que telle masse est inclinée d'autant de degrés, plonge à l'est, à l'ouest, etc., et simplement qu'elle plonge vers tel point, sous td angle. La direction d'une masse est celle d'une ligne horizontale, menée sur son plan; indiquer la direction , c'est assigner les points de l'horizon vers lesquels cette ligne se dirige. On doit remarquer que la direction et l'inclinaison étant à ans^e droit, on peut conclure la première de la seconde : ainsi , dire qu'u\^e masse plonge à l'est on à l'ouest , c'est indiquer tacitement qu'elle se dirige du nord au sud. En prenant l'inclinaison et la direction d'une masse, on £siit abstraction des sinuosités; de même qu'en indiquant la direction d'une rivière, on£iit abstraction de tous ses détours.
Forme. d«p.r- 303. Nous avous déjà fait connaître (ilfx/i.,208 *'**dn gioîS!"' à 337) que nous croyons pouvoir ranger les formes que prennent les substances minérales dans cinq divisions principales , désignées par les épithètes de cristallines, conditionnées, massis^» fragmentaires et organiques. Nous avons en même temps traité de quatre de ces divisions; de sorte que nous ne parlerons ici que des formes massives , qui peuvent être considérées comme embrassant à elles seules toutes les matières qui composent le gl^u^ terrestre; car les cristaux, le» concrétions y W ^ jfmeuts et les corps organises
STRUCTURE DE l'ÉGORCE DU GLOBE. l'jS
fossiles, sont assez généralement renfermés dans les masses qui Tont nous occuper.
2o5. Celles-ci sont ordinairement désignées par mmk*. les noms de couches, de masses non stratifiées, défilons, de coulées et d'amas; mais les diffé^ reoces qui existent entre ces diverses modifications ne sont pas aussi tranchées que leurs noms semblent l'indiquer, et il est un grand nombre de masses que Ton étudie depuis long- temps sans pouvoir être d'accord sur le nom que l'on doit leur donner.
ao4. On appelle couches'^, des masses miné- Gi>ttcii««.c«r.r. raies beaucoup plus étendues dans le sens de leur longueur et de leur largeur, que dans celui de leur épaisseur , et qui sont posées les unes sur les autres , sans croiser ni couper d'autres masses.
Les deux faces d'une couche sont souvent sensiblement parallèles , de manière que la couche pourrait s'étendre indéfiniment en longueur et en laideur , si elle n'était bornée par des escarpements ou par d'autres circonstances accidentelles. 1'-
ao5. Les mots bancs et lits sont quelquefois BMei,j^ et considérés comme synonymes de celui de couches; mais ordinairement on les applique plus ^)écialement aux couches d'une nature particulière, qui se trouvent intercalées dans un système de couches dune autre espèce, avec cette
* Le moi couche f en latin stratum , est cpielqaofois remplacé par celni de strate ^ d^où Tiennent les mots de stratifié et de ttratifieatiom 9 pour exprimer qn^nn terrain est disposé par eoache.
aappcs.
distinction que le mot banc se donne de préférence à des couches cohérentes *, tandis que celui de lit est plus ordinairement employé pour désigner des couches meubles; ainsi, on dira qu une montagne est composée de couches de calcaire, renfermiant quelques bancs de silex et quelques lits d'argile.
Par le nom de nappes on désigne aussi des couches particulières, qui difierent des masses avoisinantes, mais qui, au lieu d'être intercalées dans celles-ci , comme les bancs , forment l'assise superficielle du massif, et ont une étendue ordinairement peu considérable.
Divmactpkct !2o6. Lcs couchcs présentent beaucoup de Ta-
dc stratifié*- .. - *.. au »•
tio.. nations dans leurs positions; tantôt elles sont a peu près horizontales, tantôt plus ou moins inclinées et même yerticales, tantôt planes, tantôt contournées ou repliées en zigzag. On est conyenu d'appeler stratification horizontale, celle des sy^ tèmes de couches où celles-ci sont généralement peu inclinées, et stratification inclinée, celle des systèmes dont les couches sont ou fortemait inclinées ou verticales. On a aussi désigné par le nom de stratification arquée, celle des couches peu inclinées qui constituent une montagne, en s'élevant d'un côté dans le sens de la pente, en se courbant au sommet et en redescendant avec ■■"""•^•""•""■^■"""^"^^■■^~— •"^^«^'•■"— ^■^^"^— ■— ^"•~*^'— ^— ^^^— ^— ^"— ^^"^^"^^^^^
'^ On a Ta (i 7) (pxelt^ ©srin» donnent une acception tout-à-ft'* ôiiïérenU an mot banc tiî^^^^^ remploient pour désigner des musses de sable qui ^ * ^ /«h^i^^ ^* ^* surface de la mer, tand» gn'ils se serrent du ^^^^ , ^ii pont désigner les rochers cohérents qui se troartf^ ^0( /^^ lïitoc cas.
STRUCTURE DE l'ÉGORCE DU GLOBE. 1 7 6
la penle opposée. Enfin, la dénomination de stralification affleurée a été employée pour désigner Içs couches qui , reposant sur un plan incliné, sont plus épaisses yers le bas que Ters le haut, et tendent, de cette manière, à prendre la stratification horizontale.
Lorsque deux ou plusieurs systèmes de couches sont posés Tun sur l'autre, en conservant leur parallélismie, on dit que ces systèmes sont en stra" tificaUon concordante. Lorsqu'au contraire l'inclinaison des systèmes qui se touchent immédia* tement est difierente, on dit qu'ils sont en stror* tification discordante.
Lorsqu'un système de couches est disposé de manière que celles-ci remplissent une dépression du sol inférieur, et sont par conséquent plus relevées sur les bords que rers le milieu, on dit que ces couches forment im bassin; si, au contraire, c'est le milieu qui est plus élevé que les lH)rds, on dit que ces couches forment une selle.
Lorsque des couches présentent leur épiisseur au jour, dans le sens de leur direction, on dit qu'elles sont sur leurs tranches; tandis que l'on dit qu'elles présentent leiu^ têtes, lorsqu'elles sont coupées dans le sens contraire* Ce dernier cas se montre principalement sur les flancs des vallées transversales.
30*7. Quoique le parallélisme des &ce$ des cou- ReBAn-nt ^ ches, et par conséquent l'uniformité de leur *«•«•«»»«• épaisseur, soit un de leurs caractères généraux, celte circonstance est loin d'avoir toujours lieu, et les couches éprouvent souvent des renflements
et des rétrécissements, qui deviennent quelque^ fois des interruptions totales.
l T/piiau. 208. On considère comme masses non strati"
I fiées et nous proposons de nommer tjrphons'^ les
parties de Técorce du globe qui présentent une épaisseur considérable , sans être divisées par des joints de stratification \ mais deux circonstances sont cause qu'il est souvent très-difficile de distinguer ces masses des roches stratifiées : la première , c'est qu'elles peuvent n'être que des couches d'une épaisseur considérable; la seconde, c'est qu'étant ordinairement traversées par une grande quantité de fissures, il est très-difficile de savoir si, parmi les joints que l'on aperçoit, il n'y en a pas qiii soient le résultat de la stratification.
'iw^iSïîîS*" ^^9' ■'-^ filons sont des masses minérales intercalées dans d'autres, qu'elles coupent dans diverses directions. Leurs faces n'étant presque jamais parallèles, on ne doit pas les considérer comme pouvant, ainsi que les couches, s'étendre indéfiniment ; mais on doit les envisager comme se terminant en coin ou en cône à une distance plus ou moins grande.
Les filons qui se trouvent .dans un terrain stratifié ne sont point parallèles aux couches ; car, s'il en était ainsi , ils seraient des couches, dt^ bancs,
* L^absence d^un 00m univoqne pour désigner les masses non
stratifiées présentant des inconvénients, j^ai cm poaYoir pro^
poser celui de typhon ^ppUcL"^ P^' ^^ mythologie grecque à
un géant enfoui dans I\* «éfî^^^ ^® ^^ terre, et dont M. Bron-
gniart A àérUé ia j ^ £0a^on d'^un terrain qui comprend
tooiea ies mants oq ^OX^^ ^ ^^.
âTRUCTURE D£ t'teOKCB DU OtOllË. 1 77
des lils, ou de» amas coucliés} mais ils coupent les ooackes sous des angles plus ou moins ouyerts. Cependant, comme les filons traversent souvent on grand nombre de couches et qile leur allure est presque toujours irrégulière, il arrive quel' , quefois qu'ils suivent l'intervalle de deux couches» et alors 4 si on ne voit pas leur prolongement jusqu'au point où ils croisent les couches, on ne peut les distinguer de cdles-ci que par des analogies tirées de leur nature.
Les filons se divisent souvent en plusieurs branches, se développent dans certains endroits, se resserrent dans d'autres, s'interrompent même tout-a-£iit pour reparaître un peu plus loin» Dantres fois ils se croisent, c'est-à-dire quW filon se trouve coupé et traversé par un autre filon, qui lui-même sera à son tour coupé par un troisième.
Les matières qui composent les filons sont ordinairement difiërentes de celles des masses qu'ils trarersent, ou tout au moins elles présentent des caractères particuliers.
On peut diviser les filons en quatre modifications principales» que nous désignons par les noms ie filons proprement dits, àe filons fragmen-^ taires, ^filons muriformes ou dykes et défilons conûfues ou culots.
a 10. Ie9 filons proprement dits renferment or^ ntoat dinairement une grande variété de substances à félat cristallin, et forment les gites les plus abondants des minéraux, Surtout des substances mé* talliqucSr On peut presque toujours y distinguer
l diU.
des matières principales et des matiàivs accessoires; ceiles-ci sont dissàninées dans les premières en cristaux, en i^ognons, en .grains et en veines, ou elles alternent aveo elles par bandes minces, on enfin elles se trouvent dans des cavités dont elles tapissent les parois. Dans les Blom métallifères, les parties non métalliques qui ibr- . ment la masse principale sont désignées par le nom de gangue. Lorsque plusieurs branches de ces filons, ou lorsque plusieurs fiions difiërents se trouvent rapprochés dans un même massif, la partie qui se trouve, pour ainsi dire, pâiétrée par nn réseau de filons , est appelée stockwerk par les mineurs allemands.
...Fngoo- aii.Les^/onr^/^Y^fmentotrej sont, engénéral, composés de fragments, plus ou moins gros, de diverses substances ; ils semblent avoir leur phis grande largeur vers la sur&ce de la terre, et aller en se rétrécissant sans atteindre à de grandes profondeurs.
Les uns sont presque exclusivement composé» de fragments de roches unis par un ciment pierreux, tels sontceux qui tra versent plnsieurs massifs calcareux des bords de la Méditerranée, et qu'oa connaît sous le nom de brèches osseuses , parce qu'ils sont compcwés d'une espèce de calcaire brèche, renfermant des ossements de mammifères. D'autres fois ils sont composés d'aigite, d'ocre, de limoDite terreuse, renfermant des noyaux , des géodes , des blocs et quelquefois des amas de limobj.^ d^ galène, de calamine, de plitaoite et d'q,, L substances : tels sont les prin-
STRUCTURE DE l'ÉOORGE DU GLOBE. 1 79
cipaux gîtes de minerais de fer des pays entre rÉscaut et la Roer. Du reste, il y a une telle liaison entre ces filons, les autres dépôts fragmentaires, les filons proprement dits, les amas coucha et les couclies, qu'il est souvent impossible de dire à quelle catégorie appartient certain gîte.
212. liCS djrkes sont ordinairement composés dju*. d'une masse pierreuse imiforme, et se présentent souTent comme des espèces de murs qui se prolongent au milieude roches de nature différente. Il parait qu'en général leur épaisseur augmente à mesure que Ton s'enfonce, et leur profondeor est inconnue. Les basaltes et les porphyres sont les roches qui composent le plus souvent les dykcs.
21 5. 1j» filons coniques s que l'oti nomme aussi cdouw cuhîs^y différent des dykes , parce que leur forme, au lieu de donner l'idée d'un mur, approche pins ou moins d'un cône : ils sont quelquefois entièrement cachés dans les matières qu'ils tra- Tersent; mais souvent ils forment au-dessus de celles-ci des âévations plus ou moins considérables, n est probable que ces filons se prolongent jusqu'à des masses non stratifiées inférieures , dont on peut les considérer comme des espèces d'appendices : ce sont aussi les porphyres, les
* Le nom de eulotf qui a déjà tant de significations dans les ATts, ne me paraît pas très-heureux ; mais, comme quelques gêologistes sVn servent maintenant et qu^il est plus commode ^e les dénominations binaires, j^ai cru préférable d^en f:iire *Mge plutôt qnc de créer an autre nom.
1 8o GÉOGNOSIE.
basaltes et les trachytes, qui présentent le plus communément cette modification de forme.
cnKiéct. ^ 1 4. Les coulées sont ordinairement des dépots superficiels qui ont pour caractère principal de présenter la forme a un torrent qui se serait subitement solidifié. *
!i 1 5. On appelle amas^ des masses qui ne sont pas assez étenaues pour être rangées dans les tjpbonS) dont les formes s'éloignent trop de celles aune nappe, d'un mur, d'un cône ou d'un torrent, pour qu'on les appelle coucbes, filons on coulées, et qui sont ti^p rolumlneuses pour être réputées fragments. Mais, comme il* n'y a aucune limite tracée à ce sujet, et, en supposant qu'il y en eut , comme il arrive souvent que l'on ne peut apprécier les dimensions des masses minérales, on sent que l'application du nom d'amas est fort arbitraire; du reste , on lai^e ce nom à des masses qui composent des collines entières, et à d'autres qui n'ont que quelques mètres cubes.
Les amas sont ordinairement intercalés dans
*Jt, ne place Ici leicoalëesi comme anedei formes çënërales qa^affeotent les maases minéralei« qae poar reproduire, dans ma iiomenclaiare> une déoominatiou qui eet très en usage dans la description des contrées ipolcaniques , car celte espèce de gisement se confond tout-à-fait, sous le rapport de Torigine, STec les autres; en effet, les coulées ne sont, à la rigueur, que de Téritables amas superficiels ; on sent en outre, que si la masse fluide d^nne coulée s'est moulée dans une fente, eUe derien t un filon; que si, au contraire, elle s'est étendue sur uoe grande surface, avec peu d'épaisseur, elle formera une nappe, et qu'enfin 9 s| elle a pris une épaisseur immense» elle formera une masse non stratifij^.
STRUârURE DE l'ÉGORCE DU GLOBE. l8l
des masses de nature différente, et alors ils ont souvent la forme de boudins, d'œu& ou de lentilles, mais dans des proportions gigantesques; d'autres fois ils sont d^osés à la surfsice du sol , et alors ils prennent souvent la forme de poches ou de bateaux. En général , les snùBfi ne sont cpie des couches ou des filons qui n'ont pas les dimensions en longueur et en largeur qui caracté^risent ces masses; dans le premier cas on leur domie ordinairement le nom dUamas couchés.