CHAPITRE IL mes coBsn OROAmste bnfîmjis dans i^'Aoorcb
cmimmîmi a 1 6. Nous ayons déjà fait connaître (Min., 237) **"* qu'il existe des débris d'êtres vivants dans Fécoroe solide d^ notre planète, et que l'étude spéciale de ces corps appartient à la zoologie et à la botanique, ou bien est quelquefois considérée comme formant une science spéciale, sous le nom de Paléontologie; mais la géologie tirant un grand parti de l'existence de ces corps , il convient que nous en donnions ic} une idée sommahre.
carMiim |é. 2 1 7. La prcmièrc circonstance qui frappe dans l'examen de ces corps , c'est que la plus grande partie d'entre eux appartient à des espèces qui ne vivent plus maintenant
Si nous considérons ensuite ces débris sous le rapport de leur nature chimique, nous remarquerons que ceux qui appartiennent aux espèces vivantes ont assez généralement conservé leur composition primitive, tandis que ceux provenant d'espèces perdues sont passés à Yétat^ssile j, c'est-à-dire que les principes gélatineux et charnus qui enti^aient dans la composition des animaux, pntdisparu etsont p](|5 ou nioins remplacés par des particules pien^euses communément de même natm-e que Jes vq^a ^ ^Jans lesquelles les débps
FOSSILES £N GÉNÉRAL. l83
3e Irouvait enfouis, et que les parties ligneuses des y^élaux sont aussi transformiées en pieire oa passées à l'état charbonneux des lignites et des houilles.
3 1 8. Si nous examinons ensuite ces corps sous ^^^ *'r*'^ le rapport de leur position , nous remarquerons que plus on s*enfonoe dans l'écorce du globe, plus le changement de composition devient complet, et plus les espèces deviennent difierenies de celles qui vivent actuellement De manière que chaque système de couches est, pour ainsi dire, caractérisé par des fossiles particuliers, et que chaque fois qne deux systèmes se trouvent posés l'un sur l'autre, sans annoncer l'efiet d'un bouleversement ou d'un déplacement accidentel , les fossiles du système inférieur annoncent un ordre de choses plus différent de l'état actuel que ceux du système supérieur.
a 19. Cest ainsi que les débris des espèces vi- ^r^fc». de^ ^ ▼antes se rencontrent avec des restes de l'industrie humaine dans les parties superficielles de l'écorce du globe, soit qu'ils se trouvent enfouis dans des dépôts meubles, soit qu'ils se trouvent incrustés dans le petit nombre de dépôts cohérents qui se forment sous nos yeux.
330. Dans d'autres dépots qui sont aussi ordi- syukmeàcuuoajrement meubles, et qui existent immédiatement au-dessous des premiers, on remarque des débris qui n'appartiennent plus aux espèces vivantes, mais qui ordinairement en ditfèreat trèS' peu, et se rangent, pour la plupart, dans des i^enres connus ou Irès-rapprochés des genres con-