‹ Éléments de géologie, ou, Seconde partie des éléments d'histoire naturelle inorganiqueChapitre 29 sur 89 · DIVISION D6S TERRAINS · texte numérisé non relu

DIVISION D6S TERRAINS

mluUon de qa^lqacs-uoet de ces ooapcs et la dcnominatioB de presque toutes m'osi para préseijtec 4ee iDÇOAV^nîeuU.qqe je Tais snccesaivemeot signaler, en indiquant éa inéjipe temps les diaugenents que j^ai propose d^j opérer.

D^abord les deux premières de ces divisions , celle des terrains Tm»«tu ag«lj. primitiis et celle des terrains de transition , réunirent chacuDe des Tcrraïot ûmi. roches qui appartiennent k mes denx grandes classes*, ce qui exige 1 >7«*c^ ta premier lien , de dédoubler cnacunc 4e^> deux divisions' Or ^ lorsque Pos a opéré cette séparation, op obtient,, d^nne part des rocbes neptnniennes» et^ .d^autre part^ des roches plnto^ oicooes, qui ont tellement de rapports entre çlles» que leur subdivision en quatre ordres parait tout-à-fait inutile. J^ai donc cr^ dcToir continuer k n^en faire qi)e deux ordrjes; mais les noms de terrains primitiiii et de terrain^ df transition ne pouvant plus s^ssQcier ayec ce nouvel arrangemei^ty qui lOayait ricA de cbro-r nologiqac, j^ai donné k mes deux uouveg.ux ordres les noms df tvraing agaljsieiis (dissous), et de ferraijiM: hértkily^ieiu (dcmi-< dissoas), que M. Brongniart^ emplpy^t en 1837 pour désigner des coupes qui corre^pndaient II peif p^ès ^.celles quej^adopte. A la vérité, dans son travail de iQ^Q, M> Brongniart a change Vspplicatiçn de ces deux mots, .en rangeant les plus importants de SCS terrains agaljsiens dans ^a nouvelle classe des terrains fdfltooiques^ mais, comme ces deux dénominations s^appliqnent If^bien k mes deux ordres, le premier éta^t généralement com* posé de rocbes plus cristallines que le second, il mV paru qu^il ^ valait mieux s^en ser:vir que d^en créer de nouvelles.

Je ferai remarquer, avant de quitter ces deux ordres, que îàï pensé, avec plusieurs géologistes actuels, que le terrain Iiooiller derait être placé dans les terrains de transitipn-, on bé> iniljrsiens de ma nomenclature, plutôt que d^pf les terrains se** oondaires, où il est rangé par d^autres..

Les noms de terrains secondaires et de terrains tertiaires sont TmaUsammo. trés-videux, «puisqu'ils indiquent les ^'' et 3/ divisions, tandis TmÛMté. qoon les applique aux 3.' et 4»* J'af cru, en coi^séquence, ""''^ pouvoir remplacer le uom de terrain secondaire, pris dans le *«nsqni vient d^étre indique, par celui de terrains ammonéens^ qoi est destiné à rappeler que ces terrains sont ceux qui renfer« lacnt le plus aboudamment ces animaux, actuellement perdus, i|Qe Ton appelle ammoinlcs. Quant aux terrains tertiAÎres, j'indiquerai, lorsque j'aurai iisit connaître Taccroissemcnt que je

«Irrac».

198 * 6ÉÔGN0SIE.

crois que cette dît^lou ddfc receToir, let motifs sur lesqii«kest fondé le nom qût Jeievr assigne.

Tcrraîu mo- Le uota de Urraiti de transport , attribué k la dnqnléme di* TÎsion , n>st pas mcilletxr qtte cenx de aecondaf re et de tertiaire; car, outre que Ton est loin d*/ ranger tons les terrains qnî oni fenbi des transports , on est forcé d^ comprendre des dépdu qvi annoncent mofns de transports que ploslenrs de cenx placés dans les antres divisions. DHin antre c6té, je pense, avec M. Brougniart, qaMl contient de retirer de cette division le terrain de transport par excellence, celai qne j^ppelle, aree plnsieors géologistes, terrain dilurien, lequel me parait miens placé ercc Tes terrains tertiaires^ car, tandis qne les antres groupes dits de transport ont été formés dans un état de choses absolument semblable k ce qui existe actuellement, le terrain diluvien a été IbrmIS, comme' les terrains tertiaires, h. une époque où l'état de notre globe était différent de ce quMl est aujourd'hui, et il doit son origine à des phénomènes qui différaient, au moins par leur intensité, de cenx qui ont lien maintenant. On objecte à la ré^ rite, contre cette classification, qu'il y a tant de ressend^lnnce entre le terrain diluvien, ou alluvions anciennes, et les allavions modernes, qu'il est sourent impossible de les distingner ; mais, outre qu'une semblable considération doit céder le pas à celles tirées du mode et de l'époque de formation, je ferai remarquer que des ressemblances aussi fortes existent entre le terrain diluvien et le terrain tertiaire. Ce rapprochement d'ane partie des terrains dits de transport ayec les terrains tertiaires, combiné avec le peu de puissance des premiers, m'avait porté, en i8i3 , k ne faire de ces deux divbions qu'un seul ordre, qne j'appelais ferrar /tf mnitotoottéfues ; maïs ayant senti depuis, qne l'établissement de Tdtat actuel du globe était une drconstance asses importante pour motiver l'établissement d'un ordre pnrtîculîer de terrains , j^ai rétabli cet ordre dans ma méthode. On concevra , d'après ce qui vient d'être dît, que je n'ai pu laisser à cet ordre le nom de terrain de transport; je n^ai pas cru, non plus, pouvoir lui donner le nom de terrain jov Un y employé par M. Brongniart pour une division qui ne diffère pas beaucoup de la mienne, parce que cet' ordre étant une dépendance de ma classe des terrains neptuniens, il eût été inconvenant de faire de Jupiter un sujet de Neptune^ j'ai en conséquence désigné cet ordre par le nom de terrain* modernts , imitant en cela les his-

DIVISION DKS TERRAINS. ïCfQ

toriciift qui font conmMaeer Vhiêiùim mtod^me k Tépoque où U / plofuridcs cuu polîUqii£« actaeU oui été établis.

(joant k Perdre ptocéileiit qui, td qaa je le liaaite» 9H coinfoêééa fternin ëilorieii et des terrains tertiaires , le nom de terraias mastoaootiqnea peQitoojoori lui oonTenir, puisque c>si «Uns ces coupes qu'ont été ironies les débris de grauds mammifî-rss qui ont si puissammeaA «on tribué aux progrès de la géologie , et que dVUeors les débris de ce genre sont rares dans les ter^ nias modernes» parce qa*en général ils se fonnent si lentement, qae les restée d^animanx se déeomposeai plutôt qne de passer k Vctat fossile» oependant, la dénomination des terrains mastoeoo»» tiques aynotrinoonvénient d'être longue et diffidleb prononeer, je Tai remplacée par celle de terrains tériaires , qui ne diffère pas sensibleaent de celle de terrains tertiaires» à laquelle en est kab&tuéy et qne Ton peut cependant considérer comme dérivée de iherium, ce qui lui doftnc k peu près U même signification que oelle de mastoaootique.

Le nom de ierraiitê vQUunitjuMê ^ adopté par opposition aux Tcrralu py. anqdfrisions <pii précèdent, présente aussi des inconténients; car on est obligé d*y comprendre , outre les produits Tolcaniquespropreeaent dits, les traohjtes et les basaltes, dont le mode ée lonnation, quel quHl poisse être, n'est pas absolument le même que celui des produits de nos volcans ^ j'ai donc cru de- Toir remplacer cette dénomination par celle de terraims fijrrotésê , éestinée à rappeler que tons ces terrains ont des caractères eslérieum qui les rapprochent des matières minérales qni ont subi l'action dn feu; mais il ne faut pas perdre de vue, ii cet égard, que le nom de pyroïde, c'est^k-dire qni ressemble aux prodoits eu feu, est très-différent de celui de pjrrogème^ ou engendré par le feu; lequel tendrait à indiquer qne cet ordre contient tous es terrains auxquels on attribue une origine ignée.

Le raoc dans lequel je viens d'indiquer ces six ordres, d'après piçpoiitioii té-

II • 1 ' 1 / nJe dri Ufw

rniage ancien, ne pouvant plus être conservé, puisque des deux r«a«. ordrm ^utoniens, Tun se trouve au commencement, l'autre k la fin de la série , il s'agimait de lui en substituer un autre.

Plusiettrs géologistes, voulant concilier Tordre chronologique «veela grande division d'après le mode de formation, ontima-* giaé, dans ces derniers, temps, de placer, sous le nom de Ur^ raitu korg de série , les terrains plutoniens à côté des terrains aeptuniens, an milien desquels ils se trouvent intercalés) mais

aOO 6ÉOGNO0I£.

cetu marcbe aancsi, selon moi, plnsicsn ioeonTénienU ; «»» en Tonlant donner, <le cette manière» «ne espèce de reprétcntation grapiiiqae de la position des terrains» on est dans le cas de devoir répéter un grand nombre de fois les noms des terraios plniomens, puisque ceux de ces terrains qui, poossés de bas en bant, ont atteint les terrains supérieurs , doirent aassi se tronver intercalés dans les terrains inférieurs. D%n autre o6té, uns semblable représentation n*a pas la simplicité que l'on esiged^une classification, et elle a Tairde mettre à la -simple énumératien des matières qui composent Técoroe du globe, vn« prétention d^ezaclitude que la complication de cette -écoroe et IHnanffissnoe de nos mojrens dlnstmction à ce sujet,» ne nous permettront jamais d atteindre.

Il m^a paru, d^un autre cÀté, qn^l y ayait on mojcn depoa« Toir concilier, jusqu^à un certain point, la division par mode de fotrmation, avec la disposition en lAie série unique, qui doanAt nue idée de Tordre dans lequel les terrains sont disposé» dans Fécorce solide du globe- Ce mojren consiste k placer d^aboid les terrains neptnniens daps Tordre si beureusement iotrodntt par les géologistes anglais, c^est^à-idire de haut en bas, et de les faire suivre par les terrains plutoniens, disposés dans un ordre inverse }.c^est-4i-d ire de commencer par les granités qoe nous voyons se lier avec les plua inférieurs des terrains nepta* niens, de prendre succes»ivement les autres groupes à mesure quUls sont en contact avec les terrains plus élevés dans la série neptunienne,^Ct de finir par le terrain volcanique que noas voyons venir se poser sur les terrarns les plus modernes. Or, je dis que, malgré cette dernière circonstance, Tordre de structure du globe est moins interverti dans cette classification, que dans toutes les autres^ car on estasses généralement d*a vis aa« jourd^bui que les prodoits dos volcans ne sont pas le résultat de la fusion des roches que nous voyons à la sur&ce de notre globe } mais que ce sont des matières poussées de dessons cet roches. De sorte que, si, en plaçant ces terrains dans mon ttbleau en dessous de tontes les autres roches • je n'eaprime pas la position réelle des parcelles qui sont parvenues 11 nos yeux, j*exprime au moins la position des grandes masses, dont nous sapposons que ces parcelles ont été détachées. Omufiërations Au surplus, qucls que soient, sous le rapport rationnelles

tnr la métliojc ^ i i . . . . . i • -*

acresMuc. avantages de la division en terraios neptuniens et piotonieDSi

DIVISION DES TBRRAmS. 30I

j€ se jdîitfaBBle pas» minsi qa^on ?* fu ci-cUsiët» qn'dlo a IHn* coBTeDÎMI 4^obligef de se servir à chaque insUtft à^une dénoniattion qai se proaoïiee sur tine cpiestian qui » de sa nature ^ demeorera lonjours hypothétique, satoir le mode déformation àeg grasites et des porphyres \ mais j^ai cru parer» jusqu'à on certaÎB poiat» à cet iacouTéaicot» en conservant» comme mélhode sceenoite » ainsi qu'on Va tu ci -dessus» la division en terrains ceeoadairea et tersains primordiaux ; division que j'ai adaptée à Tordre sériai naturel que je viens de proposer» en y ajoutant» par ferme d'appendice, une troisième petite classe» composée des terrains pytoTdes, lesquels ne sont en effet ni primordiaux» ni iceondaircs) car» si d'an c6té la position oik nous les Toyons les s sonventiiait ranger parmi les terrains secondaires» rorigiaa que nous leur supposons les rend , pour ainsi dire» plu$ prùnitifi que les terrains prîmicifs proprement dits-

Les oUsses et les ordres étant établis » il s'agissait de pssser SaMmsùMi n aux divisions de troisième rang » et ce que j'ai dit ci-dessus a pu £•■&'* "^ Caire sentir qu'il convenait de reprendre, dans les limites établies par les divisions de second rang, les considérations tirées du mode de formation ; car j'ai déjk fait remarquer qu'il serait aUorile de vouloir, par exemple» dépecer chacun des dépôts de toarbe et de tuf pour réunir ensuite des parcelles de chacun de ces dépôts dans l'ordre de leurs époques de formation. Aussi» ca appliquant ce mode de subdivision aux terrains modernes» dont l'histoire mieux connue se prête facilement à un arrangeneat systématique , j'ai obtenu des coupes qui» non-seulement net naturelles» mais qui ont, en outre» l'avantage de correspondre avec celles employées dans l'usage vulgaire. C'est d'après ces principes que j'ai divûé les terrains modernes en cinq groupes coateraporains » dont le premier renferme des dépôts formés par des animaux; le second, des dépôts formés par des végétaux;. le troisième» des dépôts formés par l'action mécanique des eaux ataiosphériqnes; le quatrième» des dépôts formés par l'action mécaniqne des eaux répsndues k la surface de la terre; et le cinquième, des dépôts formés par Faction chimique des eaux qui sortent du sein de la terre.

Les terrains téria ires laissant encore entrevoir, quoique d'une manière hypothétique , les circonstances principales de leur foroaiion» j'ai pu aussi y appliquer le même principe, et je les ai ^irisés en trois groupes que je suppose avoir été respectivement

30a OÉOONOSIE.

Sotméêf ttToir : 1« premier par ractfon méetinïqat d^anx «iolemmoBt âgitte; le second par ractios , plea sonrenC ckimitfae ^«e mécanique , d^eam doncee, et le troUième parl^ciion, «asit pliia ecmTent chimiqae qee mécanique , d'eaux salées.

QtiaBtanK tenrains ammonéens» nous o'avoas plus de moyeu d^'éublir des divisions fondées snr le mode de fomadoBt ée sorte qne j-'ai dA me borner k y faire , on plutôt k choisir, parni les eoopes que l'on a déjà établies , une diirlsion en cinq groupes, qui sont uniquement supposés représenter cinq Coques snecen siver de formations*

Si noos passons maintenant aint terrains bémilysiens» nous tffonTerons que non •>- seulement les circonstances relatives an mode de formation nous échappent, mais qne celles relsthm à Pépoque deviennent fort hjrpothétiqnes ; aussi est-on loin dVtre d'accord sur Tâge relatif des diverses associations de roches qui les composent. J'ai cru toutefois pouvoir j établir quiue groupes que Ton est dans Thabitude de considérer comme correspondant à quatre époques successives, mais je n'oserais asurer que cette manière de voir soit exacte , et 11 ne serait point impossible que ces groupes se rapportassent k des rapprochements de composition plutôt qu'k une série chronologiqee*

Le mode de formation des terrains agatysiens étant, comme je Tai déjk indiqué, tout-k-fait hypothétique , et toutes les ssociations de roches rangées dans cet ordre présentant de grseds rapports de composition , et étant souvent intercalés l'une den* l'autre, il^ parait difficile d'y trouver lîn bon mode de dinslon» je me suis en conséquence borné k ranger, selon l'usage le pin» ordinaire, dans un premier groupe les roches qui ont ordinaire' ment la texture grsnitoîde, et dans un second groupe celles «jui o^^ ordinairement la texture porphyroïde; et sans prétendre qn'un* division aussi empirique soitlameilleorcj je dirai qu'elle semble correspondre avec l'ordre chronologique, Tes roches du second groupe paraissant ayoir été consolidées après celles du premier*

La subdivision des terrains pyroïdes présentait aussi àesémcultes; car si, d'un côté, les rapports minéralogiques avaient déjk porté k y établir trois groupes-, selon que les basaltes, i«* trachytes et les tcphrines paraissent dominer, il n'est pas encore démontré que l'on puisse attacher quelques considérations géologiques k ces trois groupes, du moins pour les deax premiers, qui sont probablement contemporains.

Le chois desJinonlaatioiis à donnflir à ces vingt-detdi groupe me pmUsait plus difficile que lear ëtabliseement; car crtt tt ptt Toir, per les irrégulerités qne présente le sjstérae de divtsioii npœl d^essus, quHl était h peu prés iâdifférent que je choi^ sis8e d*aatres coupes permi les dif erses méthodes eik usege» psisqee tovtes ces méthodes arrirent an même résvltat* la codh» misttiiee de xe qui existe dans la natare » et qo^il est assex iii« différent qne telle association de roche soit présentée oomm* medWision de troisième on de quatrième rang. L'objet important est d^en faire oonnattra les caractères. Mais il n^en est pas dé Blême df la aomendatare » attendu qne la plupart des anciennes nemenclatBree présentent beaucoup de défauts, et ont donné ma-* tiére à beaneoop dVrreurs. On sent» en effet, que la nomenclature Défanu de* •n- §éologiqnc devrait être uniquement fondée sur le mode ou Tép»* ci«t«m. que de formation des roches; mais le peu de connaissances poiitÎTes que nous ayons sur ces phénomènes, et la circonstance qne des roches , formées à la même époque et sous des condi-* lions générales absolument semblables, présentent de grandes êifféreaces dans leur nature et dans leurs caractères, rendent rappUoallon de ce principe bien difficile, lorsqn^l s^agit de Faêapter aux drrisions inférieures, qui sont toujours moins ar-' bitrûres; aussi la plupart des auteurs, tout en appliquant des dénoarinations purement géologiques aux grandes coupes, se •oalF-Os souTOnt bornés 2i designer les groupes de rang inférieur par les noms d'une roche dominante, et cette espèce d^incon*' iéqueace a donné lieu k beaucoup de confusion , parce que Ton m à chaque instant dans le cas de ne pas savoir si Ton parle è^uji terrain on d^une roche. Paurais donc désiré de pouvoir rriBripr«(i« êenner une classification et une nomenclature des terrains qui ^^«""drat fassent exclusivement géologiques; mais, outre que je ne me *^'^ °*'^^*S'^ crois pas le talent nécessaire pour opérer une semblable réforme, l^ncertitnde où Ton est encore sur le mode de formation et sur Pige relatif d^un grand nombre de terrains, ainsi que les différences de nature qui existent souvent entre des 1erruoe formés à la même époque et de la même manière, ne permettraient pas d'établir une nomenclature en harmonie avec le principe énoncé d-dessus , sans obliger de créer une foule de dénominations qui occasionneraient de nouveaux embarras en compliquant les sjrnonymies. Je ne pouvais cependant pas admettre dans mon système de nomenclature des dénominations

d04 GÉOGNOSIE.

qui m^AUisent mit d«nt le ca» de dire qoe le calcaire des Alfn n'est composé qne de grès dans les Vosges,

TsX dierchë k éviter cedooble inconTénleni en adopuetane espèce de terme moyen , qui consiste à donner seulement aj» divisions de troisième rang» c^est-à-dire anx groupes que je viens dUndiqner, une dénomination adjective purement géologigee, on du moins susceptible dVtre prise dans un sens ezdusivemtnt géologique» et de laisser aux subdivisions de rang inférieur» Vea. ou Pautre des noms sous lesquels on les désigne le plus commonément^ Finconvénient des noms minéralogiques me paraissiot un peu diminué par la faculté de leur adjoindre» loi»quHl était nécessaire, la dénomination adjeotive de la division de iroisiéBe rang) mais quelque réservé quej^eusse été, ainsi qo^on vient de le voir, dans rétablissement de ces groupes, il y en avait poar lesquels je ne trouvais pas de dénominations géologiques en uM{e qui pussent s^appliquer, et quelquefois, au lieud^en créer, fii continuée faire dériver le nom du terrain de celui delarochepriocipale, en prenant pour guide Posage déjk introduit pour quelques groupes, c>st-à-dire de ne se servir des noms de roches, poor désigner un groupe de terrain , qu^en leur donnant une tenninaisonadjective, ce qui rend le conire^sens moins fort. En effet, quand nous disons que le terrain houUler de telle localité ne coe^ tient pas de houille y notre oreille n^est point cboquée» et nooi concevons à rinstanlquePon trouve dans celte localité les roches qui accompagnent ordinairement la houille, mais que cellc-cî n^ a pas encore été observée.

Cest diaprés ces principes généraux et quelques considéralions spéciales, que je ferai connaître en traitant des groupes en particulier, que j^ai adopté les vingt -deux dénominations portées dans le tableau meulionné ci -dessus. On remarqoer^ que parmi ces noms il y en a plusieurs qui sont tirés de rnnc des roches qui se font particulièrement remarquer dans celles qui constituent le groupe. Mais on ne doit pas perdre de vue que cette roche peut manquer tout-à-fait dans c^ertains lient» et qu^elle peut se reproduire dans des associations placées sons d\iutres noms : ainsi, de même que j^aî dit tont-à-rhenre qu'il y avait du terrain houilUr sans houille-, on trouve aussi de la houille dans d'autres groupes que celui que j'appelle terrain houiller. Afin d'éviter loule confusion à ce sujet, ou doit avoir &oi» de ne passe servir, h la suite du mot terrain, d'une dénomination

blYISlON DES TERRAINS. 2o5

adJectÎTe dans un sens différent de cenx indiqua au tableau. Ainaty pour suivre Pexemple cité çinlessus, je dirai, lorsque je Toodrai exprimer que la houille se trouve dans dÎTerses associations de roches, qu^il y a plusieurs terruim khouiUe^ mais je n^appliquerai jamais le nom de Urrain houUter qu^à celui destiné sous cette dénomination au tableau, et qui comprend le dépôt de houille le plus important qui a été obserré jusqu^k présent.

La ressemblance que Ton trouvera entre* mes principes de

nomendUtore et cens que M« Brongniart a suivis dans son

UtbUuu.de* trrra//i«, publié en iSag, fera dire, peut-être, que^

pour éviter de nouvelles synonymies, j^aurais dû m^en écarter

moins; et probablement quMl en aurait été ainsi , si la rédaction

de mon travail n^avait pas précédé la publication de celui de

M. Bronguiart^ mais ayant été forcé de créer une méthode par-

tîcoliére, il mVst arrivé ce qui arrive k presque tous les auteurs,

c^est-à*dire que je.n^ai pu me décider à sacrifier ce que j^avais

imaginé. Du reste, la différence principale consistant dans un

moins grand nombre de divisions, il m*a paru qu'il n'y avait pas

(PineonTénient a présenter une méthode dressée d'après des

règles analogues; mais qui, exigeant moins de précision, pût

av(ûr, dans certains cas , l'avantage d'être d'une application plus

facile.

Qnant aux subdivisions d'un rang inférieur aux groupes spé- SnM cianxy je n'ai pas cru devoir essayer d'y introduire une méthode ^^^tS^*^ régulière de classification et de nomenclature. Je me suis donc asses généralement servi du mot iynème pour désigner ces subdivisions, sans y attacher aucune idée autre que celle de présenter une division marquée par quelque caractère particulier, et qui, pour être d'un rang inférieur aux groupes spéciaux, pouvait être qnelqaefois plus importante et mieux caractérisée que d'autres divisions admises k figurer dans le tableau comme groupes spéciaux, jynn autre côté , l'étendue de quelqnes*nns de ces groupes ne permettant pas de se borner à une seule subdivision , je me sois aussi servi des mots étage et membre^ mais ces deux mots ae pouvaient pas se prendre dans un sens aussi arbitraire que eelui de tjrtième^ surtout celui d^étagCy qui présente une idée détermhiée de position. Mais comme un même étage se compose qudquefois de parties présentant des caractères très-différents, c*cit-2i-dire formant des systèmes particuliers, j'ai cru devoir

ivÎMoa

306 6ÉOGN06IE.

f«ire pclmcr les «Uges sur les gyuèmeSf «t considérer « par contiquent, ceas-là ooaiai« dirisioii da quatrième rang , et ceux-ci comme division du cinquième nog; mais, attendu que doqs sommes loin d^avoir des connaissances sniBsantea pour pouroir assigner la position géognostique de tontes les subdivisions que Ton peut établir dans les groupes de. tertvins, j'ai pris poar régie de n^emplojcr le mot étage, non-seolemeut que quand nos connaissances sur la position relatire de ces dÎTÎsions le permettait , mais' encore lorsqu'une subdiriston de «dnquième rang éuit nécessaire* Ainsi, lorqu^n ponrait se paeser d^one semblable subdiTision, j^ai ordinairement emplojré le nom de sjstémc, qui, par conséquent, représente souvent, pour moi, des divisions de quatrième aussi bien que de cinquiénse rang. Quant au nom de membre, il exprime moins une asBociation qu^une seule espèce de roche qui entre dans la composition d^oa terrain quelconque. Cependant, comme on lui donne quelque* fois, surtout dans la géognosie allemande, le même sens qae celui que la géognosie française attribue au moti^xtème, jem^en servirai aussi dans ce sens lorsque , ajant besoin de subdiviser des systèmes « il convenait d^avoir une dénominalioâ motos indéterminée que les mots modifications et punie* ^ qui non-seulement doivent conserver une acception tout-à-fait arbitraire, mais qui, d''un autre côté, n^emportent pas en général Pidée d^une distinction qui ait quelque chose de déterminé. On voit, par ce qui pr<;cède, que je n^attache aucune détermination méthodique aux subdivisions des groupes spéciaux; je les prends, an contraire , dans des sens purement relatif et souvent purement locaux, la géognosie n^étant pas encore asses ayancée, et ne devant peut-être jamais être asseï avancée, pour que Fon puisse se flatter de pouvoir véritablement comparer les relations géognostiques de toutes les roches qui existent dans les diverses parties du globe.

. Pour ce qui concerne les dénominations de ces subdivisions , il m^a paru que les étages emportant toujours avec eux des relations de superposition, pouvaient, ainsi qu^on le-fisit habituellement, être distingués par les épithètes de supérieur ^ de mojren et ôî^ inférieur ; mais ces dénominations de position uc pouvaient égre appliquées aux systèmes, soit parce que ceuxci sont souvent parallèles, an lien d^étre superposés, soit parce que la position relative de plusieurs d^entre eux n*est pas encore

DIVISION 0£8 TERRAmS. !l07

coBove, soit enfin parce que les dénomlaationt nom^riqnes que Poo donnerait ^ cenx dont la position est convie , seraient dans le cas de devenir inexactes dès que Ton découTrirait dans vu aoire lien nn nouTean système appartenant an même ^tage; chose dont on a nn grand nombre d^exemples. DHra antre c6(éy j^iî déjà fait connaître les motifii pour lesquels je ne Tonlais employer pour ces petites difisions que des noms déjà usités, à moins qu'ils ne consacrassent des idées qne des obsenrations postérieures araient fait reconnaître fausses ; mais, comme il j a souvent plusieurs dénominations «en usage pour désigner un mémt système, il convient que je fasse connaître \tM motifs qui tn^ont dirigé dans la préférence à leur accorder. Ces dénominations sont, en général, ou triviales, ou géographiques, ou purement minéralogiqnes. Les premières, lorsquVlles ne sont pas trop ridicules, sont, selon moi, les meilleures; aussi voyonsnous, quoiqu'on ait souvent cherché à les proscrire du langage de la sdeoce, qu'elles s'y établissent tous les jours davantage» et les noms de lias^ de keuper, de techâtein, donnés à certaines couches par les carriers et les mineurs de quelques parties de ^Angleterre et de l'Allemagne, sont connus de tons les géologistes et se trouvent maintenant dans tons les livres. Les noms géographiques sont loin d'être ^ns inconvénient, et nous éprouvons toujours nn sentiment de peine lorsque nous devons dire qne le çrès de* F'osges est commun dam le Sehwarzwald; mats au moins ces dénominations ne donnent point d'idées iausscs, tandis que les dénominations purement minéralogiqnes sont à chaque instant dans le cas de nous égarer, dès que nous Toalons nons en servir dans nn sens géognostique , puisque le même étage ou la même couche sont souvent dans le cas do cbanger de nature ou de caractères, non-seulement d*une contrée à une autre, mais aussi dans le même lieu. Cest ainsi, par exemple , que , quand nous voyons le grès de Kœnigstein rangé sous la rubrique de grès ve/t, nous avons beau avoir appris que ce grès est blanc , et qne grès vert n'est là qu'une dcnoninatlon géognostique , il . est presque impossible qne ridée d'une nuance verte ne se repr&ente pas à notre imagination ; j'ai donc pensé qu'il convenait de préférer les dénominations géographiques à celles purement minéralogiqnes. D*ni\ autre côté, les géologistes anglais ayant employé beau-> coup de noms géographiques^ qui souvent ont été reproduits

trsoiporu*

ao8 GÉoonosiE.'

danft les ouvrages français avec leur constructioii anglaiie , 3 m^a semblé que cette marche devait être adoptée autant que possible» parce qu'acné donne à ces dénominations géographiques Favantage des dénominations triviales. Du reste, comme les rapprochements de systèmes sont souvent plus on moins hjpothétiquesy j^ai pensé qu^au lien de faire un usage trop fréquent de ces dénominations, prises d^une localité classique, il valait mieux, après avoir fait sentir le rapprochement, seserrtr habituellement dNine dénomination purement particulière ï U localité dont on parle. Cest ainsi quVn décrivant la Basse- If ormandie , je me servirai habituellement de la dénomination de marne argileuse de Dives^ mais, dans mon tableau de classification, je ne ferai figurer, pour désigner ce terrain, que le nom plus classique ^Oxford clajr,

Cest diaprés ces diverses considérations que j^ai rédige le tableau placé à la fin de ce volume.

OWratioat j^ ferai aussi remarquer que les dénominations de terrains oade

•or les trrnint ,.'11.

en place et de rochcs en place , et de terrains on de roches de transport^ rapportées ci-dessus, et qui ont joué de grands rèles dans la géologie, sont extrêmement vicieuses. La première Test sous le rapport grammatical aussi bien que sous le rapport géologique ; car les corps tramportés d*un lieu dans un autre , se trouvent dans la place qui lear a été donnée par des phénomènes naturels , aussi bien que ceax qui sont demeurés dans la place où ils ont été formés. D'oa autre côté, les roches que Ton appelle en place, sont rarement dans leur place originaire ,* car, ainsi qu^on le verra dans le livre suivant, la plupart de ces roches, notamment toutes celles en couches inclinées , ne sont pas demeurées dans la place ou elles ont été consolidées. Sans compter que les éléments qa> composent toutes les roches dites en place n^ont pas été formes sur la place où se trouvent ces roches, mais qu^ils y ontete transportés de distances plus ou moins éloignées; de sorte qa< la rigueur toute la différence qu'ail j a entre les roches dîtes en place et les dépots dits de transport ^ c'est que les matières qni composent les premières ont été transportées en fragments asse» volumineux, pour que Ton reconnaisse leurs formes antérieures» tandis que les autres ont été transportées dans un^état de division qui ne permet plus de reconnaître ces formes antérieures. Or , comme entre Téiat de molécules en dissolution compl^'^ et celui de gros blocs de roches cohérentes, il y a une ionti^i*:

DIVIftOlf DES TERRAINS. aOQ

de aodifiotlom iaterm^iaim , U dûtinction entre les ternias en place et les terrains de transport, est songent d*ane application impossible.

Du reste» qnels qne soient les défiants des expressions dé rac&ef en place on de iraïuport, il est qttel^efois impossible de le dispenser d^jT- recourir; car, si Pespression de rocAet eit ■Affcs, éqniTant souTent à celle de roches en place ponr cdlea «pu forment des masses (9o3), il nVn est pas de même ponr les roches en fri^ments (il!fm.f eaS); car nous* n^avons pas d^aotrcs dénominations ponr faire sentir la différence qn*il j a entre le rognon qui se troure dans la place ou du moins dans U wuuse o& il a été formé, et celai qui , enleré de cette masse» a été transporté dans un dép6t postérieur; mais il est k remarquer qn^il ne s^agit dans ces rapports qne de co&sidérations purement géogéniques, qui, diaprés ce que nous ayons déjk dit, dottent demeurer étrangères à la géognoeie.

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