‹ Éléments de géologie, ou, Seconde partie des éléments d'histoire naturelle inorganiqueChapitre 36 sur 89 · GÉ06N081E · texte numérisé non relu

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brèches osseuses , rapprochement qui s'est oonfirme, du moins pour quelqu6S-ims d'entre eux, par la présence de débris &e mammifères diluviens dans les minerais de fer en grain de la Souabe et de la Camiole.*

En considérant ces minerais sous le rapport de leur texture, on peut y distinguer trois modifications principales :

2'jg, L'une, qui parait appartenir rédlement aux terrains diluviens , est composée de fragments plus ou moins arrondis, de formes très ^ irrégulières et de volumes très-inégaux. Nous citerons, comme exemple de cette modification, les mines de fer situées au nord de Mersch près de Luxembourg, où le minerai forme deux coucbéS au milieu d'un dépôt sableux.

La limonite s'y présente aussi en nombreux fragments épars sur le sol.

280. La seconde modification , qui est le ^r 'Cn grain proprement dit ou fer pisiforme, ou Bohnerz des Allemands , est principalement composée de grains de limonite, de la grosseur d'un pois , qnielquefois plus petits , d'autres fois plus

^M. SchaUer (voir rouvra^e d« M. d'Albcrti, intitula : Dœ GMrge des Kônigreichs f^ûrlemberg^ Stfittgart^ 1 8a6, p. 5o3) dit que Ton trouva dans le minerai de Salmandingen , dans le Rauhe Alb, des dents de rhinocéros, de mastodonte, de lo* phîodonte, de cheyal, de castor et de cerf. D^un antre côté, M. NecVer-Saussnre (Ann, dessciencei nut., tome xti, page 91) annonce également qne Ton tronye des débris de mammifères dans les mines de fer en grain de la Carniole^ il a notamment rapporté une dent à'Ursus spelœus, provenant des mines de Kropp.

TERR4IN DILPVIETV. a^J

gros, mais souvent de volume assez uniforme. Ces grains sont ordinairement engagés dans une argile ferrugineuse , qui forme, avec des couches de sable, d'argile et de calcaire conglomérés, de petits systèmes superficiels sur le terrain jurassique ou des filons dans ce terrain. Ces dépots sont notamment très -- communs dans le Beriry , dans la Franche- Comté, dans l'Argoyie et dans la Souabe; mais il> parait qu'il n'y en a qu'un trèspetit nombre qui appartiennent au terrain diluvien, et que les autres doivent être rapportés aux systèmes intermédiaires entre les terrains crétacé et jurassique.

281. La troisième modification, qui est probablement toutÀ-£stit étrangère au terrain diluvien, se distingue des autres parce que les parties cobérentes qui s'y trouvent engagées dans le dépôt teireux sont plus volumineuses, et n'ont point eu général les formes de grains ou de fragments arrondis, mais présentent communément des fiagments anguleux, des rognons ou des blocs qui renferment quelquefois des géodes tapissés de cristaux de quarz ou de calcaire. Nous citerons, comme exemple de cette modification , plusieurs mines du département de la Moselle, notamment cdles de Saint>-Pancré, qui se lient avec celles du Luxembomrg, et qui se trouvent en filons, souvent placés les ims à côté des autres , et se renaissant vers le haut dans une espèce d'amas superficiel , de sorte que l'on pourrait dire que le calcaire forme quelquefois des dykes dans ^ limonite.

platia^aM»

n^u 28:2. M. Brongniart a désigné 80us le nom de terrains cljrsmiens plusiaques^ diyers dépôts formés de débris dans lesquels on trouve des minéraux précieux; tels que des diamants et autres pierres gemmes, de For, du platine, de Tétain, du fer, etc.; mais nous ne croyons pas que la connaissance de ces dépots soit assez avancée pour que l'on puisse assigner leur véritable position géognostique, et surtout pour justifier une réunion qui parait sujette à beaucoup de difficultés ; mais , à dé&ut de notions positives à ce sujet, nous allons rapporter ici quelques passage de la description de M. Brongniart.

c( Les terrains plusiaques , dit ce savant, sont généralement meubles ou faiblement agrégés. Us se présentent en dépôts souvent épais, quelquefois très -vastes; tantôt remplissant le fond de vallées larges et presque horizontales , tantôt s'étendant sur des plaines ou des plateaux considérables et même assez élevés, tantôt., enfin , couvraift des dos ou des pentes très «peu inclinées de col* lines peu élevées.

« Ils sont composés de matières terreuses, de sables fins, de graviers et de cailloux de quara laiteux, d'améthiste, de jaspe, de phtanite, de trapp, d'oxides de fer, de titanate de fer, etc. Les cailloux dépassent rarement la grosseur d'un œuf, quelquefois cependant il y en a qui attelagnent la grosseur de la tête; mais ceux-ci paraissent étrangers à la masse du terrain, et sont souvent formés de syénite, de diorite et de trapp.

c( Us renferment des grains ou cristaux à aréies

TERRAIN DILirVIEN. 2^g

émoiusées de corindon télésie de toutes couleurs, quelques corindons adamantins, des spinelles, des cymophanes, des topazes, des zircons hyacinthes et des zircons jai^ons, enfin des diamants, mais jusqu'à présent dans trois seuls points, dans rinde, à Bornéo et dans le Brésil.^

« Ils contiennent , mais toujours en grains ou paillettes , de For quelquefois assez abondamment ; ils contiennent aussi du platine et les métaux qui raccompagnent, mais seulement dans l'Amérique màridionale et au pied des monts Ourals, du ruthile et de l'anatase (au Brésil), de Taimant, de loligîste, de la cassitérite, etc. ^

285. On a TU ci-dessus (266) que, dans l'état Éug» »oj« actuel de nos connaissances , il y a fort peu de dépots que nous pouvons rapporter avec certitude aux étages moyen et inférieur du terrain diluvien; c'est donc avec doute que nous citerons comme exemple de l'étage nioyen le dépôt que l'on désigne en Suisse par le nom de Nageljiuh, et que l'on considère ordinairement N«g.iflahd«u comme formant la partie supérieure d'un système tritonien , dont nous parlerons sous le nom de molasse. Ce dépôt, qui est principalement composé de gompholite , présente , au mont Rigi, un gtte qui a souvent attiré l'attention des observateurs par l'immense quantité de fragments arrondis que l'on y voit s'élever jusqu'à la hau-

*Depnift c|ue M. Brongniart a ccril cet lignes, on a aussi (Iccouvert des diamants dans des terrains meubles, au pied des monts Ouralf.

^So CÉOGNOSie.

teur de igoo mètres, et par la circonstance que les couches de gompholites semblent senfoncer sons le calcaire jurassique; apparence qui est probablement due à l'esd^tence d'une grande fsiille. lies fragments qui entrent dans la composition de cette roche, sont principalement de calcaire; mais il j a aussi des grès, des psanunites, des quarz et beaucoup d'autres roches, notamment du granité et du porphyre, semblables à ceux que l'on Voit en masse dans le Sch^rarz^ald. Ces fragments sont quelquefois d'un yolume si considérable qu'ils forment des blocs de plusieurs mètres cubes; ils sont, en général, liés par «une pâte, composée de sable, d'argile et de calcaire, laquelle est souvent assez friable, mais qui d'autres fois forme un ensemble tellement cohérent, que les noyaux se fendent avec la masse principale plutôt que de se détacher de leur ci-, ment.

Po^ingBCf 384* Enfin, nous citerons comme exemple de l'étage infériem* des dépots de silex roulés, libres ou réunis en poudingues, qui se trouvent dans les environs de Nemours (département de Seine^t- Mame). La position de ces dépôts a donné lieu à des discussions, des observateurs croyant qu'ils se trouvent tout4i-fait à la fin de la série des terrains tériaires, et d'autres pensant qu'ils sont placés entre un système nymphéen et un système tritonien; opinions qui , quoique contradictoîi'cs, paraissent également fondées; car il y a lieu de croire, d'après de nouvelles observations de M- Elie de Beaumont, que les matières dont il s'agit

de Ncmoiira*

TERRAIN NTMPHÉEN. a5l

se trouyent dans les deux positions qui viennent dëtre indiquées.

28S. Nou» ne parlerons pas ici des fossiles propres à ces deux étages, parce que ce sont les mêmes que ceux des étages correspondants des terrains njmphéen et tritonien, dont il sera question dans les articles suivants.

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