Le terrain volcanique traverse et recouvre iui.tSoiu
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tous les terrains neptuniens, mais li en est tout- «cpiuicM à-fait indépendant et ne se lie avec aucun, sauf que ses rocIie9 conglomérées et meubles se lient avec les terrains modernes. Oa a dit cependant que ces roches se liaient aussi avec des dépôts té^ riaires, mais cette circonstance est loin d'être cons^ tat^y et il paraît que les faits sur lesquels on a voulu lappttyer, se rapportaient aux terrains por^phyrique, basaltique et trachytiqne.
601. 11 serait beaucoup trop long d'indiquer ciMtprinci ici tous ]« lieux où l'on a observé du terrain """^ volcanique; nous nous bornerons, en conséquence, a citer l'Eifel, l'Auveigne, le V&uve et fEtna.
5l8 GÉOGÉNIE.
Il ne parait pas cependant que ces masses paissent atteindre, ainsi qu'on a été porté à le croire, une épaisseur indéterminée, car les madrépores doivent cesser leurs travaux, ou plutôt doivent cesser d'exister aussitôt qu'ils ont atteint la surface de la mer; et comme ils onjt besoin de sentir les effets de la lumière pour vivre, ils ne peuvent pas s'établir à une profondeur arbitraire. MM« Quoy €t Gaimard pensent même que les espèces du genre astree, les seules susceptibles de couvrir des espaces considérables, ne peuvent cosEunencer leurs constructions à plus de dix mètres de profondeor. Elles ne peuvent pas non phas s'étendre indéfiniment dans tous les sens, car les madrépores ne peuvent exister sur les endroits exposés à iW tiom des courants ou à celle des vagues. Quant aux débris inorganiques ou organiques, qui se trouvent dans la masse principale, et qui ne proviennent pas des polypes qui ont construit cdieci , on conçoit qu'ils doivent leur (H*igine soit au mouvement des eaux, soit à l'habitude ou sont un grâud nouibre d'ânknaux marins de s'îaltacher sur d'autres eorps, et d'j terminer leur existence. Pour ce qui est des masses madréporiques que l'on a observées dans' certaines tles de l'Océanie à un pi veau supérieur à cdui de la mer, il y a tout lieu de croire que le sol de ces Ues a été soulevé par l'action des volcans. Phénomène que nous verrons tout-à^l'heure s'être déjà passé sous les yeux des hommes^ Fonoati a an 607. Nous flvous déid dit crue quand la toorbe
terrain tour- , , , , • •
uvv n était pas encore bien formée, on reccnmaissaH
PHÉNOMÈNES ACTUELS. 5ig
qu*elte n est composée que de végétaux. Mais les plantes que Yoa y disikigue le mieux ne sont pas ùelles qui Côncot&^nt le plu^ à sai fomtodon, celles-ci étant en général des ^baignes, des conferres et d antres petitei^ plante^ Vitânt au milieu des eauxi et dont la &ible organisation se détruit &cileïndnt
La tonriie ne se Eotme ^ indifféreMmcnt dan^ tontes les eâux. D y à des aidais qui en s<mt rem^ plis, et d'autres qui li'en pf*ésenteût âucâné tt^ce; de sorte qiif il est évident que ce n'e^t que ^oils des conditionspartiçulières qu'dle peM êUB prodtiite. En général ^ il nes*eti fortne paa dans^ leis étaïux courantes, ni dans leé massée^ d'eatix stagnalil» profondes. Il ne s'en Élit pas davantage dans les ùa-^ ques d'eau qui peuvent Se dessécher pendant f été» ni dans les eàRox tpâ teùSmùeat des sels en dis^ solution. -
On na paa des données ti^ès- positives sur le tempsqrfilfantpourfortnerdelataiirbe.etpw conséquent stur Tâgedes to«â^bièi«s. Les médailles que l'on a trouvées ht ^'grandes profondeurs dans la tourbe, ont fait suppCMT qice cette formation se faisait très^i^apidem^it} ffiab la nÉollesse que conservent pfesqtie toujours les déppCd tourbeux, la fâcihté- àtee laquelle ils se laisseai trayerser pat des cô^sf pesants , prouvent que ce^ corps peuvent s'y enfoncer à de gran(ks proibn-* deurs, et se trouver par conséquent dàifô des dépots beaucoup plus ancien^ que cev&i dans lesquels ils sont tombés originairement.
Les expériences les plus directes qui ont été
faites sur la production de la tourbe^ sont odlea de M. Van Marum, qui a constaté qu'en moins de cinq ans il s'est formé plus d'un mèlre de tourbe dans un bassin à Harlem. Du reste, là circonstance que l'on retrouve, au bout d'un certain temps, de la tourbe dans un endroit oti elle avait été enleyœ, ne prouve pas que oe laps de temps ait suffi pour sa formation, car l'état de moU^se dans laquelle se trouve presque toujours la tourbe, lui fait partager, jusqu'à un certain point, la faculté qu'ont les liquides de remplir les vides formés à un même niveau.
!I!^»l!lttr 608. Les phénomènes que nous considérons comme méccmiques peuvent aussi se subdiviser en deux catégories, selon qu'ils agissent sur les fluides ou sur les solides qui composent le globe terrestre. Parmi les premiers, nous ne nous occuperons pas ici de ceux relatif à l'évaporâtioa. et aux météores, dont l'étude appartient à la physique et à la météorologie; mais nous nous bornerons à dire quelques mots des mouvements des eaux, que nous envisagerons en premier lieu sur les terres, et ensuite dans les mers.
a«*"«r.2*îr. 609. LfOrsque les eaux météoriques arrivent à *^'**' la surface de la tçrre, elles se divisent ordinairement en deux portions, l'une qui s'enfonce dans le sol, l'autre qui s'écoule à la surface , en suivant le sens des pentes, et qui finit par se rendre à la mer, si l'évaporation ou d'autres obstacles ne l'arrêtent dans son cours.
rMtaia». 610. Les eaux qui s'introduisent dans le sol s'écoulent à travers les pores, les joints et les ca-
Fh£n<MI1ÈNB6 actuels. 521
yiiés qui se trouvent dans Fécorce du ^obe, reparaissent au jour par les Jbnlaines^ et se rendent également dans la mer, lorsqu'elles ne sont point arrêtées dans leur cours. Mais le phénomène des sources n'est pas toujours aussi simple qu'il le paraîtrait d'après cet exposé, car l'on voit quelquefois des foïitaines qui donnent plus d'eau que ne semble en avoir reçu le sol qui lui est supérieur , et Ton doit supposer qu'il se passe dans les canaux intérieurs, par où s écoulent les eaux, des phéno^ mènes semblables à ceux que la physique nous montre dans les tubes capillaires , dans les ^phons et dans les jets d'eau artificiels.
Cest aussi ce qu'annonce le phénomène des fontaines intermittentes, qui s'explique par la théorie des syphons d'une manière si satisfoiisanté, que les physiciens sont parvenus à l'imiter artificiellement.
Du reste, le nombre des fontaines et le volume d'eau qu'elles fournissent dépend non-seulement de la quantité de ce liquide que les phénomènes météoriques versent sur la contrée, mais aussi de releva tion, de la forme, de la structure et de la nature du soL Cest ainsi que les neiges et les glaces cpii s'accumulent l'hiver sur les hautes montagnes et qui se fondent, d'une manière plus ou moins lente, soit par l'efiet de iû chaleur intérieure, qui agit presque constamm^QLt sur la partie inférieure de ces dépôts, soit par la chaleur solaire, qui agit pendant l'été A leur surface,, entretiennent continuellement des sources ou des courants d'eau autour de
5aa GÈoGÈi^ïÉ.
ces montagnes. Un effet analogue est ansn pro^ duit par la présence de la rëgétaticm, qni parait exercer une action attractive sur les Tapeurs et ^i d'ailleiirs £icilite FiiAbibitiofn des esax pluviales. On remarque également que les montagnes granitiques sont presque toujours arrogées par une infinité de petites sources, oe qui provient de ce que l'intérieur des dépôts granitiques, conmtant ordinairement en une grande masse cohérente, dont Textérieur est très-fendillé et entouré de parties désagrégées qui passent à rétatarénacé, les eaux météoriques s'imlt^bent aisément à la surface du sol et sont bientôt arrêtées par la masse intérieure. Dans les montagnes formées de calcaire très- cohérent, ks fentaines sont rares, mais souvent très-considérables, pairce que l'eau ne peut s y imbiber et qu'elle s'écoule à travers les joints et les fentes, qui se prolongent à de grandes distances et qui aboutissent souvent à de vastes cavernes, qui forment de grands réseryoirs souterrains. Dans les pays formés de couches horizontales, dont les unes sont facilement traversées par les eaux et dont les autres sont à peu près imperméables, on est presque toujours certain de vwr des sources jaillir des flancs des collines au niveau des couches- imperméables, et de trouver de Feau lorsque, sur les plateaux ou dans les plaines, on enfonce des puits jusqu'à ce niveau. Dans les pays en couches inclinées la présence des sources est aussi irrégulière que la stratification; et, tandis que certaine pente d'une colline offrira deç^ sources, la pente opposée
PHÉNOVÈKES ACTHELS. SsS
n'en présentera aucune, aussi en creusant dans un lieu on trouvera de Teau , tandis qu'à quelques pas plus loin ou n'en trouvera pas.
611. Un autre phénomène temarquable est r««tai«« celui des fonUùnes dites artésiennes, parce que l'Artois parait être la première contrée de l'Europe où ïoa en ait fait usage. Ce phénomène consiste en ce qu'en perçant un trou de sonde dans cotaânes localités qui qudquefois ne paraissent dominées par aucun autre lien, on voit, lorsqu on est parvenu à une profondeur qui varie selon les circonstances , jaillir un filet d'eau qui s élève au-dessus du sol.
Parmi les explications de ce phénomène. Tune des plus ingénieuses est celle donnée par M. Héricart de Thury^ : elle consiste dans la supposition que, dans des couches qui se prolongent avec une certaine inclinaison d'un lieu vers un autre , il y a une cavité ou un banc perméable intercalé entre des bancs imperméables. On conçoit alors que le banc perméable ou la cavité produira le même effet que les tuyaux des jeis d'eau artificiels, de sorte que, si Fon y adapte un tuyau vertical, Feau tendra à s'élevier dans ce tuyau à une hauteur égale à celle du point où la couche perméable se trouvera en communication directe avec un dépôt d'eau. Appliquant cette théorie au bassin de Paris, dont nous dvons fait connaitre la constitution géognoslique , on
^ Considcraiions g<^olo{;tqu€S et pliysf^acs sur la cause du jaillis^çment des eaux des puits fores ou fonuîn^s trtifieicUcs, etc.
5a4 GioGisvL
concevra aîsëment que le proiongement des marnes ai^leuses jnrassiqpes de la Boai^ogae sous le terrain crétacé, pourrait faire jaillir de l'eau au sommet des plus hautes collines des environs de Paris, c'est-à-dire à une hauteur moindre que celle où les marnes se montrent au )Our dans la Bourgogne. Jusqu'à présoit cette théorie parait suffisante pour expliquer les puits artésiens qui ont réussi, mais on ne peut disconvenir que non-seulement on n'a pu la prouver par aucune observation directe, mais qu'il répugne d'admettre cette communication des eaux à une distance quelquefois très^onsidérable à travers des matières dont la contiguïté est toujours plus ou moins interrompue par des fidllesei des crevasses.
M. Passy* a présenté de son c6té une autre hjrpothèse qui n'est pas plus démontrée, ni moins sujette à des difficultés; mais qui ferait mitrcr le phénomène des fontaines artésiennes dans un ordre de Sàita plus général. Cet auteur suppose que toutes les couches minérales sont généralement, mais inégalement, saturées d'eau, et que la pression des couches supérieures sur les couches inférieures, jointe au phénomène connu en physique sous le nom de capillarité, détermine, dans le cas de la perforation par un tuyau étroit Tascension de Teau dans ce tuyau.
Nous aurons au surplus l'occasion de faire
* Description géologi^oe du dépariemeat de la Seine infcricure, page 291.
PHÉNOMÈNES ACTUELS. 5a 5
remarquer dans le reste de ce chapitre cpie les eaux qui circulent dans Fintérieur de récoroe de la terre, y éprouvent d autres actions que celles des forces mécaniques.
61 3. On voit quelquefois les eaux des lacs s'élever srieWi. et sabaisser subitement et alternativement pen* dant quelques heures. Ces phénomènes, qui sont ordinairement peu sensibles,se remarquentd'une manière très-prononcée à l'extrémité occidentale du lac de Genève, où on les désigne par le nom de seiches. Us ont lieu dans toutes les saisons et à toutes les heures du jour; mais ils sont en général plus fréquents au printemps et en automne, et cest dans les mois de Juillet et d'Août, ainsi que dans le commencement de Septembre, que les eaux s'élèvent à la plus grande hauteur , sans néanmoins atteindre une élévation de deux mètres au-dessus de leur niveau ordinaire. I^es seiches sont ordinairement en rapport avec l'état plus ou moins pluvieux de l'atmosphère car elles sont plus considérables lorsque le temps est à l'orage et le baromètre bas, que par un temps calme.
U paraît que l'on peut attribuer l'origine de ce phénomène à la pression inégale que les différentes colonnes de l'atmosphère exercent sur l'eau. On conçoit, en effet, que, si ime colonne d'air devient plus pesante que celles qui l'avoisinent, la pression déterminera à l'instant l'élévation du niveau des eaux qui se trouvent sous les colonnes moins pesantes, et si, comme à Genève, ces eaux sont resserrées dans un canal beaucoup plus étroit que la surface de celles qui supportent
5a6 GÊoGÉNifi.
une pression plus forte, Félévatlon pourra derenir. assez considérable. Une autre cause se joint à odle cjui vient d être indiquée pour augmenter cet eOèi à Genève, c'est récouiement des eaux par le canal qui forme Textrémité occidentale du )ac; car, la pression pouvant donner aux eayx une impulsion tendante à leur £iire prendre une direction di0erente de celle de leur écoulement» cdui^i sera retardé et il y aura accumulation* Mo«Temnta 6i3. Les mouvements qui se passent dans ks
des uco. ^ ^ •■■ «■
mers, peuvent se diviser ea mouvements consianis et en mouvements accidentels, selon qu'ils doivent leur origine à des causes permanentes qui agissent dime manière constante sur le globe, on à des causes passagères qui ne ae renowellent que dans certaines circonstances particulières. Parmi les premiers, on doit principalement distinguer ceux connus sous les noms de marées et de courants^ ^»i^ 61 4* La mxurée çst un mouvement qui. porte les eaux de FOcéan à s'élever vers les côtes pendant environ six heures, et à redescendre pendant six autres heures. Le mouvement dascension s'appelle le^i4^j celui de descente le re/ktxi le moment où l'eau est la plus élevée s'appelle mer pleine, et celui où elle est la plus basse se nomme basse-mèn La durée, 1 époque et la puissance des marées sont sujettes à beaucoup de variations. En. général-. On compte que. deux marées complètes embrassent un intervalle de vingtquatre heures cinquante minutes vingt- huit secondes, c'est-à-dire que ce temps est égfi à
PHÊB^OMËNm AOTCELS. Ssy
cdui qui s'écoule entre deax passages dé la lune à. un même méridien; aussi le moment de la mer pleine correspond -il à peu près à ceux du passage de la lune au méridien du lieu et au méridien opposé. Enfin, dans un même lieu^ la marée est généralement plus forte à mesure que la lune approche de la terre, c'est-à-dire lorsqu'elle est à son périgée, et plus faible lors* quelle s'en ékngne, c'est-à-dire lorsqu'elle est à son apogée ; d'où il résulte que l'on peut calculer, d'après les mouTements de la lune, les principales circonstances de la marée dans un même lieu; et, comme ces circonstances sont très-imporlantes pour la navigation, on a soin de faire ces calcfds et de les publier pour chaque port , de même que l'on calcule le moment du lever et du coucher du soleil et de la lune.
Cette coïncidence des mouvements de la marée avec ceux de la lune est une preuve incontestable que ce phénomène est dû à l'action attractive de la lune sur les eaux. Le soleil exerce aussi une influence à cet égard, car les marées augm^lent davantage lors des équinoxes, et sont atissi plus fortes aux époques des nouvelles et des pleines lunes, c'estnà-dire quand le soleil et la imie sont en conjonction et en opposition, quau premier et au dernier quartier.
Du reste , les r^es générales que nous venons d'indiquer sont sujettes à beaucoup de variations, qui s'expliquent par les circonstances locales. Cest ainsi que le moment de la mer pleine arrivera après le passage de la lune au méridien,
538 GiociHîE.
lorsque le mouvemeiit géaéral des eaux se tvoii^ vera arrélé par des obstacles placés sur le passage. Cest ainsi que dans un immense océan, comme celui qui baigne File d'Olahity, la puissance de la marée ne sera quedeSdécimètres^tandisqu'dle sera de i5 et même de a2 mètres dans des lieux comme Saint-Malo et la baie de Fundy, où les eaux se trouTent refoulées entre des côtes qui forment comme une espèce d'entonnoir. Cest ainsi que la marée sera à peu près insensible dans des mers intérieures, comme la Baltique et la Méditerranée, qui , ne communiquant arec rOcéan que par des détroits très • resserrés, ne peuvent ressentir l'influence de ses mouvements. 61 5. L'embouchure de plusieurs fleuves présente souvent un phénomène particulier, qui consiste en ce qu'au moment du flux, une ou plusieurs vagues, quelquefois très-élevées, s avancent avec impétuosité contre les eaux du fleuve, et les font refluer à des distances souvent trèsgrandes. Ce phénomène, que l'on désigne dans plusieurs lieux sous le nom de barre, parait être le résultat de l'engorgement qui a lieu dans un canal resserré, et de la résistance qu'opposent, au courant du fleuve, des sables amoncelés a son entrée et retenant le flux pendant quelque temp& c»«fiiii>. 616. Outre les mouvements en sens opposé du flux et du reflux, on remarque que certaines parties de la mer se meuvent d'une manière presque constante dans un sens déterminé, tandis que d'autres contiguës sont en repos ou sont mues dans un sens quelquefois opposé. Ces mouve-
PHÉNOltÈ^ES ACTUELS. 52^
ments, qui s'appellent des courants , iressemblent à des fleiiTes qui coulent avec plus ou moins de vitesse au sein des mers.
Le pbis étendu et en même temps le plus cdns^ tant des courants est celui que Ton appelle cou^ rant équatorial, et qui imptime à presque toutes les mers de la zone torride un mouyement gë^ néral dans là direction de Test à l'ouest.
D'autres courants généraux, que Ton appelle souvent courants polaires i ont lieu des pôles vers les mers équatoriales.
Ces derniers courants paraissent dus à ce que^ révaporation étant plus forte sous la zone tor-^ ride que sous les zones glaciales et tempérées, il doit j avoir Un mouvement constant des eauiL (les pôles vers l'équateur pour réparer les effets de cette perte.
D'un autre côté^ comme plus les molécules pla-cées vers la surface de la terre approchent des pôles , moins le cercle qu'elles décrivent dans le mouTcment diurne est considérable, il en résulte que ces molécules, en avançant vers l'équateur « sont toujours, pendant un certain temps, animées d'uue vitesse de rotation moindre que celle que comporte la position où elles se trouvent^ de sorte que ces molécules semblent animées d'un mouvement contraire à cdui de la marche de la terre, c'est-à^ire de l'est à l'ouest. D'où il résulterait que le grand courant équatorial aurait une cause analogue à celle des vents alizés ou vents d*est, qui régnent généralement dans les mers de la zone torride ( Met. n 2 ). Peut^tre aussi que ces
53o G£06&QI£.
vents, qut $oufl)^nt dans la même dîrectîoii que le courant ëquatorial, donnent pins ou moins lieu à ce pliénomène.
D|i ve$^f on sent qiie la direction de ces courants générauif: subit des déviations plus CMi moins fortes, occasionées p^r les obstacles contre lesquels ils viennent frapper. En effet, lorsque le» eaux rencontrent deas terres découvertes et des £bnds élevés; au lieu d obéir à l'impubion dont dles étaient animées, elles prennent d autres directions, selon la nature des obstacles, et'peuTeal même être repoussées dans un sens contraire à leur direction primitive. De sorte que Ion peut rencontrer un courant dirigé de fouest à Test, qui ne serait quune modification du courant équatorial , dont le caractère primitif est d aller de Test à louest. Ces directions déviées scmt, de leur coté, dans le cas d être modifiées par d antres obstacles, ce qui fait que les mouvement» généraux, de Test à Fouest et du pôle a lequateur peuvent donner naissance à des courants partiels qui Tarieut à Vinfini.
On donne le nom de contre - courants ou de remous aux courants qui marchent dans un sens opposé à uu autre courant qui se trouve à côté, spit que le contre-courant résulte de la rencontre de deux courants qui avaient des directions différentes , soit qu'il provienne d'un même courant repoussé en tout ou en partie, dans un sens contraire à sa direction primitive. Quelquefois les courants reviennent sur eux-mêmes en tournoyant ; c^est ce qu'on appelle des tournants d'eau;
MÉNOMÈNES ACÏITELS. 55 l
phénomène qui est très-dûngereux pour les vais^ seaux qui se laisseraient attii^r dans cette espèce (le tourbillon.
On a remarqué également que, dans un même lieu, les eaux de la mer n'étaient point animées des mêmes mouvements à diverses profondeurs, mais que la partie supérieure pouvait couler dans un sens, tandis que la partie inférieure coulait dans un sens différent, ou était stationnaire.
Il y a aussi des courants dont l'origine parait être* tout-a-fait indépendante du coui*ant équa-^ torial et du courant polaire, tel est celui qui tra- Tei*se le détroit de Constantinople, et qui paraît avoir pom* cause la circonstance que, les fleuves qui se jettent dans la mer Noire y amenant plus (Feau que l'éraporation n'en enlève, cette mer doit Terser son trop plein dans la Méditerranée* Aussi M. Ândréossy considère -t-il ce courant comme une continuation du cours des fleuves qui traversent la mer Noire pour se rendre dans la Méditerranée.
Une grande partie de l'art de la navigation étant fondée sur la connaissance de ces courants, les marins étudient avec soin leur direction ainsi que leur vitesse, et indiquent ces circonstances sur leurs cartes. L'un des plus remarquables de ces courants partiels, est celui qui sert à la traversée entre l'Europe et l'Amérique, et qui est connu, dans le golfe du Mexique, sous le nom de Gulfstream. M. de Humboldt estime la longueur du trajet parcouru par ce courant à î8oo myriamètrcs , «t il compte que l'eau emploie deux ans et dix mois à le faire.
Mmiraïaiti 6 1 7 . Lcs mouvements accidentels doivent principalement leur origine à des phénomènes météoriques ou à des mouvements du sol ^ mais nous ne parlerons pas ici de ces phénomènes, I étude des premiers appartenant à la météorologie, et les causes des seconds devant être indiquées à la fin de ce chapitre : nous nous bornerons à dire que ces mouvements accidentels sont souvent dans le cas de modifier plus ou moins les mouvement permanents, et que, quand, par exemple,la direction de vents impétueux coïncide avec une époque de haute marée , il en résulte quelquefois des inondations et des invasions de la mer dans les terres.
6i8. Si nous passons maintenant aux phénomènes qui agissent sur 1 ecorce solide, du globe, nous verrons que les eaux, les météoi*es et les travaux de rhomme exercent sur cette écorce une action destructive, qui ordinairement ne change pas la nature des masses attaquées, mais qui les réduit en fragments de divers volumes et qui transporte quelquefois ces débris dans d'autres lieux.