Si nous passons maintenant à la recherche sonièremmi
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des divers soulèvements qui ont eu lieu pendant la période ammonéenne, nous nous apercevrons bientôt que cette recherche présente encore plus de difficultés que pour les périodes postérieures, et cela doit être ainsi. Car , outre que la théorie nous conduit, comme nous l'avons déjà fait voir ( 7 1 8 ) , à conclure que les effets des premiers soulèvements ont dû être moins sensibles que ceux des derniers, on sent que ceux-<îi ont dû effacer en partie les effets de ceux-là. Du reste, M. Élie de Beaumont place dans notre période ammonéenne ses 4A 5.*, 6.*, 7.° et 8.' révolutions.
Jjsl dernière de ces catastrophes aurait produit des élévations que M. de Beaumont appelle système du Mont Viso^ lesquelles sont dirigées du sudsud-est, au nord-nord-ouest, et qui comprennent, outre le Mont Viso , une série de crêtes qui cour rent des environs de Nice à ceux de Lons-le-Saulnier; élévations qui paraissent avoir été soulevées entre la formation de letage supérieur et celle de l'étage moyen du terrain crélacé.
La septième aurait eu lieu entre la formation du terrain crétacé et celle du terrain jurassique, et aurait donné naissance à une série d'accidents dirigés du nord-est au sud-ouest, et notamment ^u Mont Pilas dans le Forez, à la côte d'Or en
PHÉNOMÈNES ANtÉDILUTIENS. 655
pelle^ système des Pays-Bas et du sud du pays de Galles y parce qu'elle a disloqué les couclies de terrain 4iouiller qui se dirigent de Test à rouest> depuis les environs d'Aix-la-Chapelle jusqu'aux petites tles de la baie de St-Bride dans le pays de Galles. Cette révolution n'a point agi sur les dépôts de l'étage supérieur du terrain pénéen qui se trouve dans les environs de Bristol ; mais comme les systèmes qui en ont subi les eflets, ne sont point en contact avec l'élage inférieur de ce groupe, M. de Beaumont suppose que cette révo-^ lution a eu lieu entre la formation du grès des Vosges et celle du TodiUegende.
Enfin, la troisième révolution, qui parait avoir agi entre la formation du terrain houiller et celle du terrain pénéen , a formé dans le terrain houiller du nord de F Angleterre une série d'accidents dirigés parallèlement du nord au sud , en s'écartant un peu vers le nord-nord-ouest et le sud-sud-ouest
739. Ce que nous avons dit ci-dessus (7 1 7) sur la M«ti;>rM<Tuio«t difficulté de reconnaître les dépôts plutoniens qui •>«!•«»«"*•• ont déterminé les soulèvements de la période tériaire, s'applique également aux derniers soulè^ vements de la période ammonéenne \ aussi existe-til des montagnes rapportées à' ces soulèvements où l'on ne voit aucun dépôt plutonien, tel est * le Jura. Mais, d'un autre côté, les grandes liaisons que nous avons signalées entre le terrain pénéen et le terrain porphyrique, annoncent qu'une partie des matières qui composent ces deux groupes a été déposée aux mêmes époques, et
(yj'i GÉOGÉNIE.
semblent inJirpjer tfue âe nombreux épanche ments pofpbyritjties sont vernis sVlcndre siirL couches pénéeunes dans les temps où elles se I maient.
1, 740. Nous sommes même porté à considèrerfc dépôts de Toâdiegetuïe qui avoisinent des dépôt porpbyritjues, comme étant arrivés au jour ave ces derniers; origine qui se conçoit facilement car on sent que, quand des masses liquides 01 molles sont poussc€?s de bas en haut , le froltemen de ces masses contre les parois des canaux qu'elle traversent, doit donner naissance à une grand* quantité de fragnaenls, dont les uns se détachen des roclies traversas et dont les autres résulteni delasolidificatîon partielle des parties extérieure! de la matière soulevée.' ■^l 74 1 ■ Nous sommes loin de prétendre que lot^ ';; les roches fragmenlaii'es que l'on a rapportées a Todlliegende appartiennent à la même époque et nous avons déjà fait remarcpier que l'on avaii reconnu des artoses, des pséphites et des pondingues qui se rangent dans presque tous les groupes postérîeiu-s , ce qui doit être ainsi, puisque nous avons vu cjri'il y avait eu des ré\'oltt
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lit que, J'apr£s celte manifrc cic Toir, cet Todtliegeni a porphyre dan» Us mi-'cnes rapporl» qoe les [ocbe t congtomérées des (erraint baialtiqae et Itachjtiqn s maïïÎTes et crisMlliaet île ces letraini. Noqi
neptaalen et les autres dans celle d«s terraioï plutopicas; ce qui ii*et pasratioDnel : mais, camme le rapprocliemenl indiqua d-ile«li n'eit i|u'Iijpathéiiquc , je n'ai pas touIu tn'écirter k cet cgat^ de l'usage ordinaire.
complet et aussi brus^e de la nature oi^niqw que celui que l'on remarque entre les fossiles du terrain houiller et ceux du terrain triasique, ce qui semble annoncer une destraction plus complète des êtres vivants que celles qui ont eu lien dans les autres révolutions.
D'un autre côté , les dépôts inférieurs au terrain pénéen qui sont demeurés en couches horizontales, sont beaucoup moins communs que ceux qui ont été relevés ou renversés; tandis que le contraire a lieu pour les dépôts postérieurs an terrain houiller.
Enfin, la couleur rouge, qui est bien plus fréquente dans les terrains pénéen et triasique que dans les autres dépôts neptuntens, ainsi que la circonstance qu'une très-grande quanti té de fibns métallifîères paraissent être contemporains de ca groupes, annoncent qu'à cette époque il a para à la surface de la terre beaucoup plus de fer et d'autres métaux proprement dits que dans les autres temps; ce qui nous conduit à parler ici de l'origine des filons proprement dits, afin de faire voir que la présence des métaux est un indice d'émanations de l'intérieur de la terre plus fi-équentes et plus abondantes que celles des temps ordinaires.
jWffMjiae- 742. Nous ne pouvons disconvenir cependant, *•*■ que l'origine des filons proprement dits est en-
core un de ces mystères que l'on est loin d'avoir deviné d'une manière satisfaisante- U n'y a psf long-temps que la plnpart des géologistes pensaient, avec le célèbre Wemer, que ces fflou
étaient des fentes remplies de haut en bas , par l'effet des eaux qui baignaient la surface de la terre; mais, dans ce cas, on doit se demander comment, à ces époques, il ne se faisait pas» bors de ces fentes, des dépôts analogues à ceux qui se formaient dans leur intérieur. On peut aussi se demander, comment les eaux pouyaient dissoudre une si ^nde quantité de métaux, et, en admettant la possibilité de la dissolution , où ces eaux superficielles trouvaient-elles les matiàres métalliques à dissoudre?
D'un autre coté , on a remarqué qu'un grand nombre de ces filons n'avaient point d'ouverture à l'extérieur, et qu'il en existe dans les rocbes plutoniennes, aussi bien que dans les rocbes neptuniennes. Or, ces diverses circonstances nous portent à croire qu'il est plus probable que les filons proprement dits ont été remplis, comme les dykes, de bas en haut, mais qu'au lieu de consister dans une masse molle, la matière des injections se composait de gaz, de ^vapeurs et d'autres matières analogues à celles qui s'échappent de nos volcans et de nos fourneaux de fusion; matières qui forment quelquefois, par voie de sublimation, des dépots cristallins qui ont de l'analogie avec ceux des filons. En concevant de cette manière l'origine de ces filons, on fait rentrer ces gisements de minéraux dans le même ordre de phénomènes que ceux auxquels SQnt dus les principaux événements qui se passent encore à la suiîace de notre planète , et on évite la plupart des difficultés qui s'opposent à l'adop-
6ei filoBt ir«g« mcBUin»
6S8 ^ GÉOGÉNlfi.
lion des autref hypothèses. Ou conçoit, en eflfet, pourquoi les matières métalliques sont concentrées dans des fentes au lieu de former de vastes nappes à la sur&ce de la terre, et la source de ces matières est toute trouvée ; car la circonstance, que la pesanteur spécifique de la terre est à peu près le double ( J[sL 56 ) de celle die la plupart des roches qui composent sa surface, prouve qu'il y a dans son intérieur beaucoup de matières plus pesantes que ces roches ; matières qui , d'après ce que nous connaissons de la nature, doivent être des métaux proprement dits.
ori^«!^ 743* Quant aux filons fragmentaires, les corps oi^anîsés qulls renferment , leur largeur plus considérable en haut qu'en bas, et la nature des roches dont ils sont composés, annoncent qu'ils ont été remplis de bas en haut par l'eflfet du mouvement des eaux; Cette cmgine parait hors de doute pour ceux de ces filons qui , comme les brèches osseuses, dont il a déjà été parlé d-des^ sus (733), ne présentent que des débris de roches ou d animaux dont l'existence préalable à la surface du globe se trouve constatée par d'autres monuments; mais elle présente œrtaines difficullés pour ceux qui renferment beaucoup de masses cristallines de pyrite, de galène, de calamine, de quarz , etc. ; car la plupart de ces masses annoncent évidemment qu'elles n'ont pas été transportées , mais qu'elles ont cristallisé dans le Sloa même; or, on se demande alws, si le liquide qui baignait le filon, avait la propriété de donner naissance a ces cristaux, pourquoi ce liquide n'en
PHÉNOMÈPŒS ANTÉOILUYIENS. ôSg
a^t-U pas déposé hors des fentes oè 1q filoa s'est formé? Peut-être, que, dans ces filons, le remplis^ 9age de haut en has par le transport des eaux , se combinait avec les phénomènes <jue nous sup* posons ayoir donné naissance aux filons proprement dits.
744* Ij^ veines doivent peut-être quelquefois <>»<<>"« leur ongme a des phénomènes analogues a ceux qui ont produit les filons; mais nous croyons qu'ordinairement elles proviennent de la force de cristallisation qui porte les molécules de même nature à se rapprocher en se dégageant, pour ainsi dire , des molécules d- autre nature qui la enveloppaient Indepeudamment.de ce qui se passe dans un liquide qui tient plusieurs sels en dissolution , on peut prendre une idée plus Gcactar de ce ^énomène, lorsque de la boue se gèle avec lenteur; car on y remarque que les molécules d'eau, au lieu de demem^er dans l'état d'union où elles étaient avec les molécules de terre , se réunissent et forment souvent de petites veines au milieu de la masse. Cet efSet se remarque smv tout au moment où la boue commence à geler on y voit alors des veines superficielIeB de glace qui forment, au milieu de la masse non gelée, le même effet que les filets de glace qui com-» mencent souvent la congélation de l'eau. D'un autre côté , les fissures de retraits qui se forment dans les masses minérales par le refi^dissement et par la dessiccation, doivent aussi faciliter cette tendance des molécules similaires à se réunir.