DISTRIBUTION DES TERRES ET DES EAUX. IQ
le G5.*, à 9^0; mais ces limites présentent encore plus de variations et plus d'irrégularités que les lignes isothermes {Met. ^102), avec lesquelles çlles ont d'ailleurs beaucoup de rapports.
On a été porté à croire que ces limites sont moins élevées dans l'hémisphère austral que dans lliémisphère boréal ; car il parait qu'à la terre de Sandwich, sous le 58/ degré de latitude, les neiges perpétuelles descendent jusqu'au niveau de la mer.
\6. Les neiges perpétuelles sont quelquefois GUci«n. situées de manière qu'elles se ramtoUissent et s'im** prônent d'eau pendant les journées chaudes de Tété, et reprennent de la solidité pendant la nuit; ce qai les transforme en glace et donne naissance à d'énormes amas de cette matière, que l'on appelle glaciers. Lorsque ces amas sont placés audessus d une vallée, leur propre poids leur donne vn mouvement lent vers le bas de la vallée, et ils se prolongent souvent bien au-dessous des limites des neiges perpétuelles, sans que, vu leur grande masse, la chaleur de l'été puisse les faire rentrer dans ces limites ; de sorte que l'on y voit (
des murs de glace qui sont, pour ainsi dire, ombragés par une brillante végétation; on sent que ce phénomène ne peut avoir lieu que dans les hautes montagnes.
17. Les terres, considérées relativement à Vp^ Tti^i. pace qu'elles occupent par rapport aux eaux , se divisent en continents et en fies. Les premièi'es sont celles qui forment de grandes étendues non interrompues par les eaux; les secondes se com*^
posent de surfaces moins considérables, entière^ ment entourées d'eaux. La réunion de plusieurs iles, groupées à peu de distance les unes des au^ très , forme un archipeL
Lorsque des parties de terre qui s'élèvent au milieu des mers sont trop petites pour être appelées îles,, ou lorsque, sans être tout-à-fait à dé- .couvert, elles s'approchent assez de la surface pour gêner la navigation, les marins leur donnent le nom de bancs j si elles sont formées de matières meubles, sur lesquelles les vaisseaux pourraient s'écbouer*, et ceux d'écueils ou de récifs; si elles sont formées de matières cohérentes , sur lesquelles les vaisseaux pourraient se briser, avec cette différence que les écueils sont plus particulièrement des rochers isolés au milieu de la mer, et les récifs, des espèces de bandes ou de ceintures, qui se trouvent le long des terres , et n'en sont séparées que par de petits bras de mer.
18. D'autres dénominations sont aussi employées pour désigner d'autres rapports de posi-
** Diaprés cette définition les bancs seraient à peu près la même chose que les lagunes (io). Cependant l'usage établit' entre ces deux choses des différences quUl est difficile d'exprimer. En général, le root hanc s'applique plus particulièrement aux éléyations qui se trouvent au milieu des eaux, tandis que les lagunes touchent toujours aux terres et y forment souvent des espèces de golfes. De sorte que les bancs sont en quelque manière des lagunes de pleine mer et les lagunes des bancs sur les côtes; mais il est à remarquer ct^^ ^'^^ donne aussi le nom de banc, et pas celui de lagune & ^ él^^^^<>^s isolées qui se forment sous Teau à Tentrée d'i^n ^ ou d'un golfe , et qui gênent Je passage des navires. ^^^