MERS
dontondistingueles mers. Nous les diviserons, avec M. Bory de Saint-Vincent, en cinq parties principales , sous les noms d'océan ArctigtiBy û! océan Atlantique, Socéanfi PacifiqWy ^océan Indien et d'océan Antarctiqîse. 44. Océan Arctique.-'Vocean Arctique onmer Giaciaie du nord occupe les environs du pôle boréal et ne s'étend au sud du cercle polaire que dans quelques petites dépendances. Il est peu connu , parce que la plus grande portion de l'étendue qu'on lui suppose est couverte de glaces , et que les hommes n'y ont pas encore pénétré. Parmi ses dépendances nous citerons la mer Blanche, entre la Russie et la Laponie *; la mer de Ka/ra, entre la
répéter les mêmes généralités géographiques. Il s'est seulement établi un usage, d*après lequel on ne parle des détails de localités que dans les derniers de ces ouvrages; mais c^est précisément cet usage que je cherche à combattre, parce qu'il me semble peu convenable que rindication des diverses parties de la terre ne se trouve pas dans le même ouvrage que les généralités sur les caractères qui distinguent ces diverses parties.
Je dirai en second lieu que TétabUssement de divisions basées sur des Umites natureUes est une chose si nécessaire à Tétude de la surface de la terre, que tous les géographes, saut exception, ont admis la grande division des terres en 4 ou 5 parties, et que pour les pays peu connus, ainsi que pour ceux où les associations politiques ont peu de fixité et pour certaines contrées qui se distinguent nettement par quelque circonstance natureUe des autres portions de la terre, on est aussi dans Thabitude d'admettre Texistence de régions physiques, indépendantes des circonscriptions politiques. G*est ainsi que la Guinée, raindoustan , Tltalie , conservent des noms particuUers et des Umites fixes, quels que soient les changements poUtlquet qui surviennent dans ces contrées. Or, ce que Je propose se réduit à appUquer la même marche au reste de la surface de la terre et à rendre les descriptions de cette surface indépendantes des variations qui changent à chaque instant les divisions potitiques. D'un autre côté, si Ton adoptait cette marche, les éléments de statistique, c'est-à-dire, les ouvrages qui remplaceraient en quelque manière les éléments de géographie ordinaire, n'auraient plus à s'occuper des généralités ni des détails de géographie natureUe, et se borneraient à indiquer en peu de mots les divisions naturelles sur lesqueUes s'étendent les divers États. Ainsi, de même, par exemple , que Ton dit que l'empire Britannique se compose de teUes portions de l'Europe, de l'Asie, de l'Aft-ique, de l'Amérique et de l'Océanie, on dirait que l'empire d'Autriche se compose de telles portions de l'Allemagne, de l'Italie, de la Sclavogrèce, de la Hongrie et de la Pologne.
nu reste, j'ai cru pouvoir faire cette description d'une manière extrêmement abrégée, d'abord parce que je ne l'âgoute à cette éditi<m que comme un essai , et ensuite parce qu'U y a beaucoup de détails qui me semblent pouvoir être passés sous sUence , attendu que l'inspection d'une carte géographique les fait beaucoup mieux connaître que tous les textes possibles.
* n eût été plus rationnel de n'employer dans cette description des mers que des déHmltations astronomiques , puisque le lecteur n'est pas encore censé connaître les divisions orhydrographiques; mais, comme on ne peut concevoir ces descriptions qu'en les suivant sur me carte , et qu'en général on trouve toi^ours sur ceUes-ci toutes les dénominatiims orfaydrographiques , il sera assez facile , même pour les personnes qui n'ont aucune connaissanoe préUminaire de géographie , de trouver les choses que l'on veut désigner. D'un autre côté , renonciation des limites des mers en termes purement astronomiques, serait bien plus dittM^e
M GÉOGRAraiE.
Sibérie et la Nouvelle-Zemble; la mer Polaire, au nord-ouest de rAmérique.
45. Océan AtiaâfiMque.—l!océcmAtia/n^iqueié\^^ l'ancien continent, qui le borne à Test, et le nouveau continent, qui le borne à l'ouest, depuis une ligne tirée de llslande à la Norvège au nord, jusqu'à une autre ligne tirée du cap de Bonne-Espérance au cap Horn au sud. On peut le diviser en trois portions, qui se rapportent aux zones astronomiques, c'est-à-dire, qui sont respectivement séparées par les tropiques , d'où on les distingue par les épithètes de septentrionale, d'équinoxiale et de méridionale. Parmi bs dépendances de cet océan on peut citer la msrdu Nord, entre la Norvège et les des Britanniques ; la mer Baltique, qui se prolonge à la suite de la mer du Nord , entre la Suéde, l'Allemagne et la Russie ; la Manche, entre l'Angleterre et la France ; le golfe de Gascogne, entre la France et l'Espagne ; la Méditerranée, qui s'avance entre l'Europe et Ji' Afrique; la mer Noire, qui se prolonge à la suite de la Méditerranée, entre l'Europe et l'Asie ; le golfe de Guinée, vers la contrée de ce nom; la m^r des Antilles, entre les lies de ce nom et le continent américain ; le golfe du Meœiqus, entre la contrée de ce nom et la presqu'île de Floride; la baie d'Hudson, à l'ouest du Labrador, et la mer de Baffin, plus connue sous le nom impropre de baie de Baffin, à l'est du Groenland.
46. Quelques-unes de ces mers ont elles-mêmes des dépendances qu'il convient de mentionner ici. Telle est surtout la Méditerranée, qui ne communique avec l'océan que par le détroit de Gibraltar, et où l'on distingue, entre autres, le golfe de Lyon, entre la Catalogne et la Provence ; le golfe de Gênes, qui s'avance dans l'Italie; la m£r Tyrrhénienne , entre la presqu'île d'Italie , la Corse, la Sardaigne et la Sicile ; la msr Adriatique ou golfe de Denise, entre l'Italie et la Dalmatie; la mer Ionienne, entre l'Italie et la Grèce; la mer de Ca/ndie, entre l'Ile de ce nom et l'archipel grec; la m^r Egée % située entre l'Anatolie et la péninsule slavogrecque,et qui communique par YHellespont ou détroit des Dardanelles avec la m^r de Marmara ou ProponUde, laquelle est située entre la Thrace et l'Anatolie, et qui communique par le détroit de Constantinople onBosphore de Thrace avec la mer Noire.
Parmi les dépendances de cette dernière nous citerons la mer d'Azoffaa Pahés meotis au nord-est de la Crimée, ainsi que les golfes de Perekop et û'Odessa, à l'ouest de la Crimée.
à retenir ; de torte qu*U in*a paru qu*ici , comme en beaucoup d^autres circonstances , il feUalt sacrifler la régularité théorique à la fecilité des moyens de parvenir au but que Ton se propote.
* Les eaux que je désigne ici, avec les anciens, par le nom de mer]Égée, sont plus généralenenl appelées archipetpBiT les marins modernes; mais, comme les géographes entendent parle mot d'archipel une réunion d'Ues et non une mer, il ne me parait pas convenable d*employer ce mot pour désigner la mer qui baigne les îles composant Varchipel grec.