DES ME&S
42. Étendue dÈsmer8.--Les mers entourent toutes les terres et recouvrent près des trois quarts de la surface du globe : elles sont beaucoup plus abondantes dans lliémisphère austral que dans rhémisphère boréal; car eUes occupent près des sept huitièmes du premier, tandis qu'elles ne s'étendent que sur environ cinq huitièmes du second.
43. Divmon des mers. —Il y a beaucoup de variations dans la manière
déftignaUon des divisions de quatrième rang , ou plutôt de cliercher, autant que possible , à pouToir considérer comme teUes ces petits Ëtats ou ces provinces ; mais U est souvent difficile de rattaclier ces divisions poUtiques à des considérations naturelles, du moins lorsqu^eHes sont encore en vigueur; car, lorsqu'elles n'ont plus de délimitations officielles et que cependant leur nom est encore conservé par Tusage, comme pour la plupart des anciennes provinces de France, U est plus fecUe d'approprier ces dénominations à une division naturelle; mais ce qui est surtout favorable pour ce genre de division, ce sont les régions caractérisées par quelques circonstances orographigues ou géognostiques , que le peuple sait généralement saisir avec beaucoup de discernement, et qu'il désigne presque toujours par des noms particuliers, que les géographes ont trop souvent négligés , pour s'attacher à des dénominations administratives, qui s'oublient aussitôt que la circonstance qui les a fait naître a cessé d'exister. >
. On voit, par ce qui précède, que l'on doit éviter de confondre les noms de régùms ou de comMeê naiut^eUeê avec les dénominaiionê poUtiques, Or, l'usage s'étant assez généralement établi de désigner les premières par un nom simple ou par un nom commençant par une dénomination orhydrographique : telles sont V Italie, \di pénineule Scandinaves il est bon, lorsque l'on veut désigner des divisions politiques dans un sens où l'incertitude pourrait présenter quelque inconvénient, que l'on s'habitue aussi à faire précéder le nom propre par le titre de la division, et que, dans ce cas, on dise, par exemple : le royaunte de France y les ÉtaUpruêaieHSy la province de ^estphaiie, le département de la Lozère, etc.
L'habitude où l'on est de traiter des divisions superficielles du globe dans des ouvrages qui appartiennent principalement à la statistique, et de ne point en parler dans les ouvrages de géologie, sera, sans doute, cause que beaucoup de personnes désapprouveront l'innovation que je fais en ce moment, et que d'autres trouveront qu'il est au moins inutile d'établir des régions différentes de celles reconnues par la statistique. Je crois, en conséquence, devoir dire quelques mots pour justifier la marche que j'ai suivie.
Je répéterai, en premier Jieu, qu'il me parait important que les livres élémentaires soient rédigés de manière à présenter les sciences dont ils traitent, conformément aux limites que ces sciences doivent avoir dans le tableau des connaissances humaines, tant pour donner une Idée plus exacte de chaque science, que pour éviter les lacunes ou les répétitions. Or, une des premières conditions de presque toutes les classifications des connaissances humaines étant la séparation des sciences naturelles et des sciences morales et politiques, j'en conclus qu'il ne convient pas de réunir dans les géographies ordinaires, ainsi qu'on le fait communément, la description astronomique, orographique et hydrographique de la terre, avec les notions sur les États et les nations qui se partagent la surface du globe. Aussi voit-on presque tetyourt les ouvrages de géologie et ceux de géographie, telle qu'on l'entend ordinairement,