EU&(^. SI
Les trois premières sont formées de portions de Faneien eontinent et de quelques lies voisines. La quatrième a le nouveau continent pour portion principale , et la cinquième se compose de la Nouvelle-Hollande et d'un très-grand nombre d'Ues qui en sont plus ou moins éloignées.
Nous allons dire successivement quelques mots de chacune de ces parties.
SECTION m.
DB L'BUROPB.
52. Position astronomique.— Lsl portion continentale de l'Europe est située entre les 35* et 71* degrés de latitude boréale, et entre, le 13* degré de longitude occidentale et le 64* degré de longitude orientale du méridien de Paris^, mais en y comprenant les tics qui en dépendent, TEurope s'étend jusqu'au 81* degré de latitude boréale et au 34* degré de longitude occidentale.
53. Étendue. — Vélendne de l'Europe n'est que de 101,160myriamètres carrés.
54. Ziint^.— Cette partie de la terre est baignée au nord par l'océan Arctique; à l'ouest, par l'océan Atlantique ; au midi, par la Méditerranée; elle est bornée à l'est par une ligne sinueuse, qui traverse la mer de Candie , la mer Egée, le détroit des Dardanelles , la mer de Marmara , le canal de Constantinople et la mer Noire. Les limites suivent ensuite le faite de la chaîne du Caucase **^ ime partie des côtes de la mer Caspienne jusqu'à l'embouchure du laii y pois une partie du cours de ce fleuve , le foite de la chaîne de l'Oural, la rivière de Kara et la mer du même nom.
55. Forme.— Là portioo continentale de l'Europe forme une grande péninsule, attachée à l'Asie du côté de l'Orient et bordée par un grand nombre d'Iles. Un de ses caractères les plus remarquables , qui a sans doute exercé une grande influence sur sa civilisation, est la quantité de mers intérieures qu'dle renferme et dont nous avons déjà indiqué les noms.
* Gomme presque toutes les cartes modernes écrites en français sont étabUes d'après le méridien de Paris , je crois devoir m*en servir aussi dans cet ouvrage , quoique je trouve qu^il eût été préférable de continuer à <!bmpter d'après le méridien de l'Ile de Fer (4).
** J'indique ici le felte du Caucase pour me conformer à Tusage le plus commun actueUement ; usage qui tire peut-être son origine du désir qu'ont eu les Européens de posséder une partie des montagnes que Ton suppose avoir été le premier berceau de leurs ancêtres; car U me parait que la limite proposée par Malte-Brun , et qui suit le cours du Don, du Manitsch et de la Kuma, est préférable. D'un autre côté, il me semble que, au Uei| de foire décrire aux limites l'angle formé par le cours du IaKk , il serait plus rationnel de continuer à suivre le Cilte du prolongement de l'Oural, c'est-à-dire, des monts Mougodjar, et ensuite le cours de l'Emba jusqu'à son embouchure dans la mer Caspienne.
56. BeHéf. Plaines. — Un autre caractère important du relief de FEurope, c'est Texistence d'une immense plaine qui forme plus de la moitié de sa surftkce et qui s'étend de la mer Caspienne à la mer du Nord. Cette plaine, dont le sol s'abaisse sur les bords de la mer Caspienne à 101 mètres en dessous du ni* ▼eau de l'océan , est bornée à l'est par les monts Ourals , à l'ouest par les mon-^ tagnes de la Scandinavie , ainsi que par celles des lies Britanniques , et au sud par des régions montueuses qui embrassent le reste de l'Europe , mais dans lesquelles se trouvent des plaines ou larges vallées que l'on peut quelquefois comparer, soit à des golfes qui s'avancent des mers ou de la grande plaine dans l'intérieur des montagnes, soit à d'immenses bassins placés au milieu de ces dernières.
Montagnes. — Les régions montueuses, situées au sud de la grande plaine, peuvent être considérées comme le prolongement occidental des montagnes qui traversent r Asie, et présentent des chaînes souvent dirigées de l'est à l'ouest, d'où se détachent des rameaux ou chaînes transversales qui fléchissent plus ou moins vers le sud, quelquefois vers le nord *. Nous ferons connaître les principales de ces chaînes lorsque nous parlerons des régions où elles se trouvent; cependant nous dirons ici quelques mots sur les chaînes connues sous le nom de CarpatheSj S Alpes et de Pyrénées, parce qu'elles s'étendent sur plusieurs régions à la fois.
57. Chaîne des Alpes.— "Lt^ Alpes sont les montagnes les plus remarquables de l'Europe , tant sous le rapport de leur élévation que sous celui de leur étendue ; elles sont comprises entre les S*" et 15** degrés de longitude orientale et forment une chaîne qui prend naissance sur les côtes du golfe de Gènes, d'où elle se dirige au nord jusqu'au Mont-Blanc en Savoie, et qui prend ensuite la direction de l'est , pour se terminer aux plaines de la Hongrie.
Il y a diverses manières de diviser les Alpes et de nommer leurs portions. On appelle, entre autres, Alpes maritimes , celles qui s'étendent de la mer au mont Yiso, près des sources du Pô; Alpes cottiennes, celles qui se prolongent de ce point jusqu'au mont Cenis; viennent ensuite les Alpes graies.
'^ La claMification des montagnes est une chose d'autant plus difficile que Ton est généralement tenté de combiner avec les considérations orographiques proprement dites , ceUea hydrographiques, géognostiques et géogéniques. Or, quoique, d'après le plan que je me suis tracé, les premières de ces considérations soient les seules qui devraient être envisagées dans ce travaU , il ne m'est pas encore démontré que cette marche donnerait les résultats les plus naturels, et, d'un autre cdté, presque toutes les classifications proposées jusqu'à présent étant plus ou moins influencées par diverses considérations étrangères, il faudrait, pour les réduire k un système unique , réunir des connaissances que je ne possède pas. Dans cet état des choses Je n'ai pas cherché à établir une classification méthodique des montagnes, et je n*ai , en quelque manière , adopté d'autre règle générale que de suivre, autant que possible, Tusage le plus ordinaire.
qui se termîne&t ayec le M<mi-Hanc ; celles-ci sont suivies par les Alpes pennines, qui yont Jusqu'au mont Rose , près des sources de la Sésia; là conH mènent ItsJlpesl^aniiénnes, qui se prolongent jusqu'au mont Bernardin, près des sources du Rhin supérieur , et qui sont suivies par les A^ rhéUques; lesquelles se terminent au Monte Croce , près des sources de la Piave , où commencent les jilpes comiques, que l'on pourrait considérer comme se prdongeant jusqu'aux plaines de la Hongrie * ; mais la chaîne des Alpes s'élar^ gissant lorsqu'elle a pris la direction de l'ouest à l'est , les portions que nous venons de nommer ne représentent , à partir des Alpes pennines , que la série des chaînons méridionaux, tandis que les chaînons septentrionaux prennent d'autres dénominations; telles sont : les Alpes bernoises, au nord de la val* lée du Rhône; les A^fes de Saint-Gall, au nord-ouest de la vallée du Rhin; les Alpes noriques, que l'on considère quelquefois comme se prolongeant du kc de Constance à la Hongrie, et les Alpes syriennes, qui forment, entre les Alpes noriques et camiques, un troisième chaînon, commençant vers les sources de la Mur.
D'autres fois on désigne simplement les portions de la chaîne des Alpes par les noms des contrées qu'elles traversent : c'est ainsi que l'on dit les Alpes pié^ tnoniaises, les Alpes dauphinoises, etc.
Le versant oriental des Alpes maritimes est intimement lié avec la chaîne des Apennins , dont il est en partie séparé par le cours de la Roia ; il présente ensuite • le long des plaines du Piémont et de la Lombardie , des pentes abruptes, nettement détachées de toutes autres montagnes; mais, arrivé au lac de Garde,
.* Beaucoup de géographes font terminer les Alpes camiques au mont Teri^ou , prfes des sources de Flsonzo , et considèrent ensuite la chaîne des Alpes comme se courbant au sudest pour se réunir au mont Balkan; ils donnent alors le nom à" Mpes Juliennes aux montagnes qui vont du mont Terglou au mont Kleck , près d'Ogulin , et celui d'Mpes iUnarienneê à edies qui te prolongent de ce point aux environs de Sophie en Bulgarie ; mais il est à remarquer que le chaînon de hautes montagnes qui s*étend entre la vallée de la Gail , les sources du Tagliamento, de la FeUa et de risonzo, se prolongent dans la même direction de Touest à Test, entre les vallées de la Drave et de la Save , tandis que le massif de montagnes qui s*étend au sud de ce chaînon , est considérablement moins élevé. II me semble donc qu*il est plus naturel de considérer la chaîne des Alpes comme continuant sa direction de Touest à Test et de ne voir dans les montagnes au sud de celte chaîne que des contre-forts ou des mamh particuliers. D*un autre côté , comme dans la division en Alpes rhétiques , camiques, styrienneset noriques, on a eu égard aux vallées longitudinales qui se trouvent dans cette partie de la chaîne , U me paraît qu'il serait plus conforme à cette marche de considérer les Alpes camiques comme se prolongeant entre les vallées de la Drave et de la Save jusqu'aux plaines de Hongrie, plutôt que de les faire finir au Terglou; car, d*après cette dernière marche, le prolongement des Alpes camiques, entre la Save et la Drave, n'appartient à aucune des grandes divisions des Alpes, puisque Ton est dans Thabitude de considérer les Alpes styriennes comme limitées au sud par la vallée de la Drave.
les contre-forts s'élargissent, se rattachent à deux petits groupes'de montagnes ooniqaes , nommés monté Berici et monts Eugcméens, et s'étendent de ma* mère à occuper la Camiole, l'Istrie., la Croatie, et à se réunir avec le mont Balkanet les antres montagnes de la péninsule slavogrecque. Les contre-forts occidentaux des Alpes maritimes et des Alpes cottiennes se prolongent plus on moins dans la Proyence et dans le Dauphiné, et sont considérés comme sépa* rés des Cévennes par la vallée du Rhône et par les plaines plus ou moins étendues qui accompagnent cette vallée. Le cours du Rhône, en remontant de la plaine du Dauphiné jusqu'au lac de Genève, est aussi considéré comme formant la limite des contre-forts des Alpes graies ; mais là , les Alpes ne sont séparées de la chaîne du Jura que par une fente étroite. Au lac de Genève s'ouvre une vaste plaine ou pays de collines , qui longe les Alpes bernoises, saint-galloises et noriques , en se dirigeant d'abord au nord-est à travers la Suisse, et tournant ensuite à l'est à travers la Souabe et la Bavière. Cette plaine se resserre vers le confluent de l'Eus avec le Danube, et alors c'est le cours de ce fleuve qui sépare les Alpes du Bœhmerwald , des monts Moraves et des Carpathes.
Le Mont-Blanc, dont la hauteur est de 4,810 mètres, est la cime la plus élevée des Alpes et de l'Europe entière , lorsque l'on considère le Caucase comme appartenant entièrement à l'Asie.
Parmi les autres cimes nous citerons le mont Rose, 4,736 mètres; le Finsteraarhorn, dans les Alpes bernoises , 4,362 ; le mont Viso , 4,214 ; l'Ortler , dans les Alpes rhéUques , 3,905; le Gross-Glockner , dans les Alpes noriques , près des sources de la Salzach, 3,791 ; le Terglou, dans les Alpes carniques , près des sources de la Save, 3,019 ; l'Eisenhut, dans les Alpes styriennes, 2,495. Dans le nombre des passages les plus fréquentés des Alpes nous citerons le col de Tende dans les Alpes maritimes, élevé de 1,795 mètres; le mont Genèvre , dans les Alpes cottiennes ; le mont Cenis, 2066 ; le grand Saint-Bernard , dans les Alpes pennines, 2,491 ; le Simplon, dans les mêmes Alpes, 2,005; le Saint-Gothard, dans les Alpes lépontiennes, 2,075; le Splûgen, dans les Alpes rhétiques, 1,925; le Brenner , dans les mêmes Alpes, 1,407; le Loiblberg, dans les Alpes carniques, 1,309; le Semmering, dans les Alpes noriques, 1,413.
Les parties les plus élevées des Alpes sont couvertes de neiges perpétuelles, qui ne commencent que vers la hauteur de 3,000 à 3,200 mètres. On y voit aussi, surtout dans les environs du Mont-Blanc, des glaciers très- étendus. En général , les Alpes , par leur élévation , leurs escarpements, les pics décharnés qui forment plusieurs de leurs cimes, les neiges et les glaces qui en décorent d'autres , les eaux qui se précipitent en cascade de leurs sommets , les forêts et les pâturages qui recouvrent leurs flancs, présentent les effets les plus imposants et les vues les plus pittoresques de l'Europe. On y remarque
beaucoup de Tallées longitudinales plus ou moins étendues, mais généralement barrées a leurs extrémités et communiquant par des défilés transversaux, communément fort étroits , et dont les flancs sont ordinairement plus escarpés que ceux des vallées longitudinales.
58. Chaîne des Pjfrénées.—hes Pjfrénéestormentvoke chaîne de montagnes qui prend naissance à la partie méridionale du golfe de Lyon et s'étend dans la direction de l'est à l'ouest ?ers le golfe de Gascogne. On la considère comme n'étant pas plus étendue que l'isthme qui sépare ces deux golfes , parce que l'on donne le nom de monts Ca/ntabres au prolongement de cette chaîne le long de la c6te méridionale du golfe de Gascogne. Le versant septentrional des Pyrénées se détache nettement des contrées environnantes , du moins dans la partie occidentale, qui est bordée par la plaine de Gascogne ; car dans la partie orientale , les contre-forts des Pyrénées , dont une portion prend le nom de Corbières, s'éloignent davantage du faite et se terminent par des collines qui se lient avec les contre-forts des Cévennes, dont elles sont séparées par la dépression dans laquelle on a construit le canal de Languedoc.
Les Pyrénées sont sillonnées par un grand nombre de vallées transversales, qui , en général, prennent naissance au faite de la chaîne; les vallées longitudinales y sont peu étendues. On y voit beaucoup de cirques ; l'un des plus remarquables par l'élévation et l'escarpement de ses bords, ainsi que par la beauté de la cascade qu'y forme le Gave de Pau, est YOuie de Gtwamie, ainsi nommé parce qu'il ressemble à une immense chaudière. Ces montagnes ne présentent en général que des crêtes étroites et des pics qui atteignent dans le milieu de la chaîne une hauteur considérable; tels sont : le pic de Néthou, hautde ,5,404 mètres, et le mont Perdu, de 3,351. Les cols ou, comme disent les habitants des Pyrénées , les ports ^ par où l'on peut franchir cette partie de la chaîne, sont aussi très-élevés ; tels sont : le port de la Paz, haut de 3,298 mètres ; celai d'Oo, 3,002 ; celui de Ga/DO/miBy 2,539, etc. ; mais la chaîne s'abaisse vers ses deux extrémités, et le col de Gorrity, que l'on considère comme formant la limite entre les Pyrénées et les monts Cantabres , ne parait pas avoir plus de mille mètres de hauteur : néanmoins on trouve dans la partie orientale le Ganigou , qui atteint déjà une élévation de 2,785 mètres, et qui n'est qu'à sept myriamètres de la naissance de la chaîne.
Les hautes cimes des Pyrénées présentent des neiges perpétuelles , dont la limite inférieure est, d'après Ramond, à environ 2,700 mètres , du moins sur les pentes septentrionales, car il est rare que les neiges des pentes méridionales ne fondent pas entièrement pendant l'été. Il existe aussi quelques glaciers dans le milieu de la chaîne , mais ils sont restreints aux grandes hauteurs et ne descendent pas dans les vallées profondes.
59. Chaine desCarpathes.—Les Carpathes ou monts Krapacks s'étendent entre les 14'' et 24'' degrés de longitude orientale, en formant un arc de cercle
dirigé de l'est à l'ouest^ et dontlaeonvodté est tournée vers le nord* Cette dialne est séparée des Alpes au sud-ouest par la vallée du Danube ; à l'ouest elle est séparée du Bcehmerwald par la plaine ou grande vallée de Moravie; elle se lie ensuite aux monts Sudètes , dont la plus grande partie des Carpathes pourrait être considérée comme le prolongement oriental ; elle est bornée au nord et à l'ouest par la grande plaine de l'Europe , et au sud par les plaines de la Hongrie et de la Yalachie, ainsi que par le cours du Danube. Depuis les Sudètes jusqu'à son extrémité sud-ouest, le versant septentrional ou extérieur des Carpathes se distingue nettement de la grande plaine , en présentant néanmoins des pentes douces et peu élevées; mais le versant méridional ou intérieur est plus compliqué , et il s'en détache de puissants rameaux , ou plutôt la chaîne forme des renflements considérables qui s'avancent dans la plaine. Le plus oriental de ces massife \ compris entre la Waag et Ut Theiss, présente des cimes très-élevées; telle est la pointe de Lomnitz , haute de 2 JOl mètres et située dans le groupe nommé les monté Tatra. Le massif oriental, qui oc* cupe toute la Transylvanie, est plus étendu et se prolonge jusqu'au sud du Danube *. On y distingue notamment la cime nommée Budosch, haute deS,924 mètres ; mais il parait que ces hautes sommités sont, en quelque manière, des centres de groupes particuliers ; car la chaîne proprement dite des Carpathes est généralement moins élevée.
60. Leics et cours d'eau.— VEurope renferme un grand nombre de lacs, et eOe est arrosée par une multitude de cours d'eau, dont l'existence a puissamment contribué au développement de sa population. Le plusgrand de ces cours d'eau est le Volga, qui prend sa source dans la grande plaine et qui se jette dans la mer Caspienne. Parmi les autres fleuves importants qui prennent également leur source dans la grande plaine, nous citerons encore le Dnieper et le Dniester, qui se jettent dans la mer Noire; le Don, qui se jette dans la mer d'Azoff, et la Duna, qui se jette dans la mer Baltique. Parmi ceux qui prennent leur source dans la partie montueuse et qui traversent la grande plaine, les principaux sont : le Rhin et Y Elbe, qui se jettent dans la mer du Nord ; la Fistule etVOder, qui se jettent dans la Baltique. Les fleuves renfermés dans la partie montueuse sont généralement moins étendus, à l'exception du Danube, qui est le second fleuve de l'Europe sous ce rapport, et qui se jette dans
* Od considère ordinairement les montagnes de Transylvanie, que Ton appeUe aussi Mpeê basiamiqueê, comme se rattachant au mont BaUcan , et effectivement ces montagnes traversent le Danube près de Belgrade , c*est-à-dire que ce fleuve y coule à travers une fente étroite. Mais U parait , d*après les nouvelles observations de HM . Hauslab et Otto de Pirch (BuileHn de la Société géologique de France, t. UI , p. 97), que ces montagnes s'aflbissent entre le Danube et la Morawa , et qu'elles $ont tout à fait séparées du mont Balkan par une dépression du sol assex prononcée.
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la mer Noire , en présentant la particularité de couler de Fouest à l'est, tandis que tous les autres cours d'eau nommés ci-dessus, coulent du nord au sud ou du sud au nord.
61. Divigion en régions.— L'Europe peut être partagée en deux grandes dirisions : l'une occidentale, l'autre orientale*^ qui de leur côté peuvent se subdiviser en 14 régions; savoir : dans l'Europe occidentale, le Spitzberg, les lies Fceroé, Itsiles Britanniques, les Hes Açores, \ Espagne, la France, V Italie, \ Allemagne, le Da/nemark, la Scandinavie; et dans l'Europe orientale, la Russie, la Pologne, la Hongrie et les contrées situées au sudest du Danube, que l'on pourrait nommer Slavogrèce**.
62. Spitzberg.— Le Spitzberg est un archipel situé dans l'océan Arctique , entre les T?"" et 81* degrés de latitude et les 5' et 29* degrés de longitude orientale. Il se compose de trois grandes Ues et de plusieurs petites. Le sol en est généralement montueux, et la cime, nommée la Pointe noire, atteint la hauteur de 1,372 métrés. Il est inutile d'sjouter que, sous cette latitude, tous les points un peu élevés sont couverts de neiges et de glaces perpétuelles.
* On divise plut souvent l*Europe en septentrionale , centrale et méridionale ; mais b division en occidentale et orientale , employée par M. Balbi , me parait préférable ; car eUe est en partie tracée par la mer BalUque et la mer Adriatique , et elle évite de partager la grande région comprise entre la mer Blanche et la mer Noire , que l'usage réunit ordinairement sous le nom de Russie.
**nest très-difficile de désigner d'une manière convenable la grande région qui s'étend au sud du Danube entre la mer Adriatique et la mer Egée. On Ta souvent nommée T^quie d'Europe; mR\9 cette dénomination a toujours été défectueuse , car, lorsque les Turcs possédaient la Bessarabie et la Tauride , eUe s'appliquait à des contrées que la géographie natureUe ne doit pas confondre avec la péninsule au sud du Danube , et cependant les Turcs n'étant, selon l'expression d'un profond politique, que campés en Europe, il n'était pas possible de rattacher le nom de Turquie à la partie de leur empire située au sud du Danube, plutôt qu'à celle située au nord ; mais ce nom est devenu encore plus défectuaix depuis qu'une partie de cette région compose le nouveau rqjraume de Grèce, En général , les noms des États qui embrassent, comme parties principales, des contrées que la géographie natureUe divise , ne doivent pas entrer dans les dénominations adoptées par cette dernière , surtout lorsqu'il s'agit d'un nom qui , comme celui des Turcs , rappelle un pays étranger à leur domination actuelle. Le nom de pétUnâule grecque ou hellénique, qui a auési été employé , a le défaut de donner Fidée de la Morée ou Péloponèse plutôt que celle de la grande région indiquée ci-dessus. Celui de péninsule orientale, proposé dans ces derniers temps , a l'inconvénient d'exiger que l'on y ajoute l'indication de l'Europe pour savoir de quoi U est question, et de ne pouvoir être employé sans le mot péninsule ; ce qui le rend très-défectueux lorsque Ton veut désigner l'ensemble formé par la péninsule continentale et les lies qui l'entourent. n m'a paru queles noms de Slavogrèce et de péninsule slavogrecque, déjà indiqués, quoique non adoptés, par M. Balbi , éviteraient ce double inconvénient ; ce nom , fecile à prononcer, ayant l'avantage de rappeler deux royaumes qui forment les deux extrémités de la région, TEsclavonie et la Grèce.
63. Iles FfBroé.—Les He^ Fœroé ou Fitroer sont un groupe de 35 petites lies , situées dans l'océan Atlantique , vers le 62° degré de latitude boréale et le 9* degré de longitude occidentale. Leur sol est généralement montueux et présente des cimes qui s'élèvent de 6 à 700 mètres. La principale de ces lies est celle de Stromoe , dont la surfoce est d'un peu plus de trois myriamètres carrés.
64. Iles Britatmiques. — Les tles Britcmniques forment un groupe qui s'étend entre les ï^ et 61" degrés de latitude boréale et entre les 1"^ et 13'' degrés de longitude occidentale; elles sont baignées à l'ouest par l'océan Atlantique et à l'est par la mer du Nord. Au sud elles sont séparées de la France par le Pas-de-Calais et la Manche.
La plus importante de ces lies, et en même temps la plus grande lie de l'Europe, est la Grande-Bretagne, qîii a une surface d'environ 2,250 myriamèb*es carrés et occupe la partie sud-est du groupe. Sa portion méridionale s'appelle Angleterre*^ et sa portion septentrionale, Ecosse.
A l'ouest de la Grande-Bretagne se trouve Ylrla/nde, dont la surface est de plus de 700 myriamètres carrés. Toutes les autres lies sont beaucoup moins considérables : les unes, comme celles de fTight, à'Anglesey, de Ma/n, d'^rroM, m Ut, de Muil, de Skye, etc., sont placées d'une manière plus ou moins isolée le long des c6tes de la Grande-Bretagne; les autres sont réunies en groupes , qui ont des noms généraux; telles sont : les Hébrides, placées au nord-est de l'Ecosse; les Orcades, au nord de cette dernière contrée; les Shetland, au nord des Orcades , et les Sorlingues ou tles Scylly, groupe de très-petites lies , placées à l'extrémité sud-ouest de l'Angleterre.
La partie orientale de l'Angleterre est une contrée basse et assez unie, que l'on peut considérer comme l'extrémité occidentale de la grande plaine de l'Europe; mais la partie occidentale de l'Angleterre, ainsi que l'Ecosse, l'Irlande et les lies septentrionales, présentent un sol montueux, et pourraient être considérées , en faisant abstraction d'interruptions plus ou moins étendues , comme une chaîne de montagnes dirigée du nord au sud, en fléchissant un peu vers l'ouest. Le versant oriental de cette chaîne présente, surtout en Ecosse, des c6tes escarpées, découpées par une multitude de golfes, de canaux et de bras de mer, qui y déterminent un grand nombre d'Iles et de presqu'îles.
Les diverses portions de ce système montueux sont désignées par un grand nombre de dénominations particulières. On y distingue notamment les monllf Grampians, qui occupent la partie septentrionale de l'Ecosse, et les monts
* Dam la division staUsUque de Vempire Britannique, la contrée désignée ci-dessus sout le DOW d^Angleterre, forme le royaume d'Angleterre et lai prindpanié de Galies; mais la géographie naturelle ne peut voir dans le pays de GaUes qu^une subdivision de TAngleterre.
ChevioU, qui forment en partie la séparation de cette contrée et de l'Angleterre. Da reste , ce système n'atteint pa.8 une grande élévation , et le sommet que l'on considère CQmme:le plus haut de toutes les lies Britanniques, est le Ben-Neyis dans les Grampians, haut.de 1,325 mètres.
Les cours d'eau sont ncHnbreuxdans les lies Britanniques; mais ib y sont généralement peu étendus. Le principal est la Tcmiise.
65. Ilesjiçoreg.—LesJçores sont un groupe de petites lies, situées dans l'océan Atlantique, entre les 36*" et 40* degrés de latitude boréale et entre les 27* et 34*" degrés de longitude occidentale; elles sont en général assez élevées audessus du niveau de la mer et atteignent dans l'Ile de Pico la hauteur de 2,412 mètres.
66. Espagne.— V Espagne * est située entre les 44* et 36* degrés de latitude boréale, et entre le 12* degré de longitude occidentale et le 2* degré de longitude orientale : eOe est bornée au nord par le felte des Pyrénées et le golfe de Gascogne ; à l'ouest, par l'océan Atlantique ; au midi, par le même océan, le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée; à l'est par cette dernière mer.
67. Elle se compose d'une vaste péninsule , de forme à peu près carrée , et de quelques iles^ parmi lesquelles il n'y a de remarquables que celles nommées iles Baléares y dont les principales sont : Matorque^ Minorque et Iviça.
68. C'est une région généralement montueuse, caractérisée par l'existence d'un vaste plateau qui occupe sa partie centrale et dont la hauteur moyenne est de 7 à 900 mètres. On peut y reconnaître cinq systèmes principaux de montagnes , dirigés de l'est à l'ouest, et qui se distinguent assez nettement dans la partie occidentale , o'ù ils sont , à quelques exceptions près, séparés par quatre grands cours d'eau; mais qui, du c6té de l'est, présentent une conftislon telle que l'on y admet aussi l'existence d'un sixième système, dont la direction formerait presque un angle droit avec celle des cinq autres. Toutefois ce système pourrait bien n'être que la chute du grand plateau vers un sol moins élevé"*"".
* La région natureUe désignée ici sous le nom d'Espagne, di£Fère de la monarchie espagnole, parce qu^elIe comprend le rqyaume de Portugal, ainsi que la ville de Gibraltar, et ne comprend pas les possessions espagnoles situées hors de TEurope.
** Je yeux parler ici du ^stème que M. Bory de Saint-Vincent désigne par Tépithèle d'Ibérique, et qui se dirigerait, comme le cours de TËbre, du N.-N.-O. au S.-S.-E. Ne connaissant pas les Ueux , je suis bien loiQ de vouloir nier Texistence de ce système ; mais ayant d*adopter une division qui se trouve en opposition complète avec Tuniformilé de direcUon qui caractérise les autres systèmes de montagnes de la péninsule, j'aimerais de savoir si le savant auteur que je viens de citer n*a pas été influencé par Timportance que beaucoup de géographes attribuent aux bassins hydrographiques, et si de nouvelles observations ne
69. Le premier de ces systèmes au nord se oompose des Pyrénées ( 58 ) et des monts Cantabres, qui forment le prolongement des Pyrénées, le long du golfe de Gascogne, c'est-à-dire, au delà de l'isthme qui unit la péninsule au reste du continent.
Les principales parties des monts Cantabres, en allant de Testa l'ouest, sont désignées par lès noms de monts d'Aralar, Sierra de Jranzazu, monts d'Altube, Sierra deSalvada, Sierra Angana, Sierra S^'os, Sierra Cabadonga, Sierra Penaramela, Sierra ConsUmtina, Sierra de Meyra, Sierra de Troncedo, Sierra de QtMdraanon, Sierra de Teeyra, etc.
Le ftitte de cette chaîne étant peu éloigné delà mer, son versant septentrional n'a pas beaucoup d'étendue, mais son versant méridional présente des rameaux plus on moins prolongés , qui se rattachent à ceux du second système , dont on les considère comme séparés par le cours du Duero«
La dme la plus élevée des monts Cantabres parait être la Pena de Penaranda, haute de 3,362 mètres.
70. Le second système, que M. Bory de Saint-Vincent appelle Carpetanovettonique, porte dans la partie centrale le nom de Sierra de Giiodarama, d'où il se prolonge à l'ouest sous diverses dénominations ; telles que : Sierra de AvUa, Sierra de Gredos, Sierra de Byar, Sierra de Gâta, Sierra da EsireUa, et se termme à la mer par divers chaînons, qui occupent l'espace entre les embouchures du Duero et du Tage. La plus grande élévation de ce système parait être dans là Sierra de Gredos , qui atteint la hauteur de 8,216 mètres. Les montagnes qui se prolongent à l'est de la Sierra de Guadarama, portent les noms de Sierra de Ayllon, de Sierra de Pela et de Sierra de Miledos. A l'extrémité de celle- ci la chaîne est interrompue par la dépression dans laquelle coule l'Èbre ; mais au delà de cette dépression on trouve dans la même direction les montagnes de la Catalogne, qui pourraient , sous certains rapports , être considérées comme une dépendance du système qui nous occupe et qui se rattachent vers le nord aux Pyrénées. L'un des points les plus remarquables de ces montagnes est le Mont- Serrât, haut de 1,218 mètres.
71. Le troisième système a pour partie principale les monts de Tolède, qui sont à peu près dans le centre de la péninsule , et qui se prolongent à l'ouest sous les noms de Sierra de Guudalupe, Sierra de Sa/n-Benito, Sierra de San-Pedro, Sierra de San-Mames. Cette chaîne , moins élevée que celle de
feront pa< reconnaitre que ce queron a prit pour une chaîne de montagnes ne serait pas une simple coupure dans le plateau de GastiUe , et s'il ne serait pas possible , ainsi que je Tindi' querai ci-après, de voir dans le Mont-Serrat une continuation de la Sierra de Guadarama ; dans la Sierra d'Albarcin , une continuation des monts de Tolède, et dans la Sierra de Onil , une continuation de la Sierra Morena.
Gnadarama, atteint cependant dans la Sierra de Gnadalupe la hauteur de 1 ,S59 mètres. Du côté de l'est, ce système est moins bien dessiné ou moins bien connu ; mais il semUe que Ton pourrait y rapporter la Serra de Albaradn en Aragon et les autres massifs qui se prolongent jusqu'à la Méditerranée.
79. Au sud des monts de Tolède se trouve la Sierra Marena ou mante M(Mriamquee; grande chaîne de montagnes qui forme la chute du plateau central de l'Espagne vers la vallée du Guadalquivir et qui se prolonge à l'ouest sous les noms de Sierra Constantina et de Sierra de Aroche. Cest dans cette dernière partie que se trouve la cime la plus élevée du système, le Cumbre de Aracena, h^ut de 1,676 mètres. On peut aussi comprendre dans ce système la Sierra de (kMerao et la Sierra de Monchique ou monté (hméi^ çuee, qui se trouvent dans la même direction, et qui ne sont séparé<^ des premières chaînes que par le cours de la Guadiana ; rivière qui , après avoir coulé longtemps de l'est à l'ouest dans une dépression longitudinale, [urend brusquement la direction du nord au sud pour passer entre la Sierra de Aroche et ceOe de Calderao. Il semble que l'on pourrait aussi voir un prolongement oriental de ce système dans la Sierra de Alcaraz, dans la Sierra de Onylet même dans les Ues Baléares, qui se trouvent sur la même direction , et présentent, entre autres , le puig de TaroeUa dans l'Ue de Malorque, dont l'élévation est de 1,463 mètres.
73. Enfin, entre le Guadalquivir et la mer se trouve la Sierra de Nevcuta, chaîne de montagnes qui doit son nom à la présence des neiges perpétudles et qui est la plus haute de l'Europe après les Alpes et le Caucase, l'une de ses cimes , le Mulahaeen, atteignant la hauteur de 3,565 mètres.
Le prolongement occidental de la Sierra de Nevada est connu sous les noms de Sierra de Antequera et de Sierra de Ronda, et celui de l'est sous le nom de Sierra de Filabres. Il se détache aussi de cette chaîne des rameaux ou contre-f6rts, dont l'un des plus remarquables porte le nom ^Alpitxa/rrM. L'ensemble du système a été désigné par l'épithète de Bétique par M. Bory de Saint-Vincent.
74. Les principaux cours d'eau de l'Espagne sont : VÈbre, le Duero, le Tage, la Guadiana et le GtuukUquivir. Le$ trois derniers coulent de l'està l'ouest, et ont leur embouchure dans l'océan Atlantique , tandis que l'Èbre coule de l'ouest à l'est, et se rend dans la Méditerranée. Les autres cours d'eau ayant en général des bassins peu considérables, il en résulte que la majeure partie de la région appartient aux bassins hydrographiques de l'océan Atlantique.
75. /y-owce.— La région naturelle dont le royaume de France occupe la plus grande partie, peut être considérée comme bornée au nord par la mer du Nord, le Pas-de Calais et la Manche ; à l'ouest, par le golfe de Gascogne ; au midi, par le fotte des Pyrénées, le golfe de Lyon et celui de Gênes; à l'est.
par leiitte d'une partie des Alpes ^ et ensuite par le cour» du Rhin, celui de ITssel et le golfe du Zuyderzée *.
76.La partie septentrionale de cette région aj^rtient à la grande plaine du milieu de l'Europe. Le reste se compose de contrées montueuses, renfermant aussi des plaines ou des contrées basses plus ou moins étendues. L'une des plus importantes parmi ces dernières est quelquefois désignée par le nom de Ba$mi de Parié, et*se rattache par le nord à la grande plaine en s'avançant, comme un golfe, au milieu de contrées [dus élevées qui l'entourent en formant une demi-^inture.
La partie occidentale de celle- ci, comprenant, entre autres, la presqu'île de Bretagne, peut être considérée comme un prolongement des montagnes d'Angleterre , dont elle n'est séparée que. par la Manche. Son élévation est peu considérable et parait atteindre tout au plus la hauteur de 300 métrés audessus du niveau de la mer.
Une dépression du sol dans laquelle coule le Clain , sépare le massif de la Bretagne d'un autre massif plus étendu et plus élevé, que Ton appelle ordiniarement le plateau centrai de la France, et dont les parties les plus hautes sont connues sous le nom de monta^gnes d'Auvergne et des Cévennes. On distingue, dans les premières, trois groupes principaux : lesMonts-Dores, dont le sommet le plus élevé, nommé lePuy de Sancy, atteint la hauteur de 1,884 mètres ; le Cantal, grosse masse conique, dont l'élévation est del,857 mètres, et les Montè-Dàmm, qm forment une chaîne de montagnes coniques , don* le point culminant est le Puy-de-Ddme , haut de 1,467 mètres.
Les Cévennes, qui établissent, en quelque manière, la liaison entre les Alpes et les Pyrénées, forment la chute sud-est du plateau central vers le golfe
* Celle région naturelle, qu'il serait plus exact de nommer Gaules avec les anciens, diffère du rcfjraunie de France, parce qu*eUe ne contient , ni la Corse, qui foit partie de TltaUe , ni les possessions françaises situées hors de TEurope, et parce qu'elle renferme la. Belgique, ainsi que des portions plus ou moins considérables des États néerlandais, prussiens, hessois, bayarob, suisses et sardes. On trouyera , sans doute , qu'en donnant une si grande extension à cette région, je me suis écarté de Tusage ordinaire, et par conséquent du planque je me suis tracé ; mais je répondrai que je n'ai pu trouver aucun autre moyen de donner des limites natureUes à cette région. En effet, si Ton voulait, par exemple , comprendre la Savoie dans ritalie , il n'y aurait plus de limites natureUes entre cette dernière région et la France. D'un autre côté , la confédération suisse est une association politique qui , sous le rapport géographique , auMi bien que sous le rapport ethnographique , se compose de portions de la France, de l'Allemagne et de l'Italie. Quant aux limites politiques entre la France et l'Allemagne, elles varient, pour ainsi dire, à chaque quart de siècle, et celles actuelles ne sont d'accord, ni avec la géographie ni avec l'ethnographie. Enfin les associalions politiques qui ont porté le nom de Pays-Bas , ne se rapportent pas non plus à des circonscriptions géographiques ou ethnographiques, et ne pourraient m^me pas, dans le moment actuel, être indiquées sous le rapport statistique, puisque les démarcations de fait n'y sont pas d'accord avec les traités.
de Lyon et le eoars duRhôiie, et se présentent en général sons b ferme de plateanxtenninés par des escarpements pins on moinsprononcés. On y distingue, entre autres, la Lozère, hante de ,1,489 mètres. Le prolongement des Gévennes au sud-ouest porte le nom de Moniagn^Ncire, et est moins élevé ; celui du nord-est présente le groupe du mont Mézin, qui atteint la hauteur de 1,766 mètres et qui ressemble beaucoup aux montagnes d'Auvergne, auxquelles il se rattache.
Au nord du Mézin , le plateau central est entamé par des plaines ou grandes vallées, dont les principales sont: la Umagns d* Auvergne, traversée par l'Allier, et qui sépare les Monts-DAmes des montagnes du Forez ; les fditines de Mon&rison et de Roanne, traversées par la Loire ,• et qui séparent les montagnes du Forez de ceUes du Lyonnais et du Beaujolais , et la plaine du Bourbonnaiê, formée par la réunion des vallées de la Loire et de T Allier.
La ceinture montueuse du bassin de Paris ne se relève pas rapidement au nord-est de cette dernière plaine, et les chaînes nommées Marvcm et Côte* d^Orne dépassent pas la hauteur de 600 mètres , qui est celle du Ta$seh)tdKis la dernière de ces chaînes; celle-ci se rattache aux Voeges, montagnes qui atteignent, au ballon de Guebmller, la hauteur de 1,403 mètres, et qui forment nn petit massif dirigé du nord au sud , et prindimlement composé d'élévations coniques , d'où vient le nom de ballons , que l'on donne à plusieurs de leurs cimes. Du c6té de l'ouest, les Vosges ne se détachent pas d'une manière fort tranchée des plateaux de la Lorraine, qui s'abaissent insensiblement vers le bassin de Paris; mais du côté de l'est elles s'élèvent brusquement au^ dessus de la plaine d'JUace, qui fiiit partie d'une grande vallée , on plaine , traversée par le Rhin depuis le confluent de la Birse jusqu'à celui de la Nahe.
On considère les Vosges proprement dites comme se terminant vers le cours de la Zorn , point où cessent les montagnes coniques ; mais la chaîne se relève ensuite, en formant un second massif, dirigé, comme le premier, du sud au nord , et que l'on nomme Hardi ou Baeses-Votges. Ce massif présente des plateaux sillonnés par des vallées profondes, dont les flancs escarpés ressemblent à des murailles flanquées par de grosses tours. Son point culminant est le Kahnuk, haut de 674 mètres; mais au nord de la Hardt proprement dite se trouve une chaîne de montagnes dirigées de l'est à l'ouest , dont le point le plus élevé est le Domterslmg, grosse montagne conique qui atteint la hauteur de 699 mètres.
La chaîne du Donnersberg n'est séparée que par le cours de la Nahe de plateaux élevés qui ne sont eux-mêmes séparés de ceux du milieu de l'Aile^ magne que par la vallée ou plutôt par la crevasse dans laquelle coule le Rhin, au nord du confluent de la Nahe. Ces plateaux sont considérés conune divisés en trois parties : le Htmdsrûck, situé au sud-est de la Moselle; ÏEifel, entre cette rivière et la Roer; VArdenne, qui s'étend de la Roer aux sources de
rOise, point où ces plateaux se perdent entre le bassin de Paris et les plaines de la Flandre. Le point culminant du Hundsrûck est ÏErbienkopf, haut de 890 mètres; celui de TEifel est le Hohenacht, près d'Adenau^ haut de 735 mètres , et celui de FArdenne est le Snei/el^ près de Prum, haut de 650 mètres.
77. La demi- ceinture que nous venons de décrire est séparée des Pyrénées au sud-ouest par une grande plaine, qui est en quelque manière la con« Unuatiou du golfe de Gascogne. Une autre plame, ou plutôt une série de plaines^ dirigée du sud au nord , et qui ferme, pour ainsi dire, le prolongement du golfe de Lyon^ sépare le milieu de la demi-ceinture des Alpes et du Jura.
* Ce dernier est une chaîne dirigée du sud-ouest au nord-est, qui s'étend des Alpes aux montagnes du milieu de l'Allemagne , dont elle est respectivement séparée par le cours du Rhône et par celui du Rhin. Les extrémités du Jura sont divisées en chaînons parallèles par de nombreuses vallées longitudinales; mais sa partie centrale forme plutôt un plateau inégal ; il se soutient en général à une hauteur considérable, et atteint au Recuiet l'élévation de 1,717 mètres.
Le Jura , en se détachant des Alpes, donne naissance à MUt plaine ou pays de petites collines , qui embrasse une partie de la Smsse, et qui se prolonge en Allemagne.
78. La France est arrosée par un grand nombre de cours d'eau : les plus imp(H*tants, après le Rhin (60), sont : le Rhône, qui prend sa source dans les Alpes lépontiennes et se jette dans le golfe de Lyon; la Loire, qui prend sa source dans le groupe du Mézin et se jette dans le golfe de Gascogne ; la Seine, qui prend sa source dans la Gôte-d'Or et se jette dans la Manche ; la Meuse, qui prend sa source au plateau de Langres, traverse une partie de FArdenne et se jette dans la mer du Nord ; YEsca/ut et la Gironde sont remarquaMes par la largeur qu'ils présentent à leurs embouchures ; mais ce ne sont pas des cours d'eau très-étendus.
79. La contrée située entre le Rhin et les Alpes, c'est-à-du*e, la Suisse, présente beauco^up de lacs : les principaux sont ceux de Genève ou Léman, traversé par le Rhône ; de Constance ou Eodensee, traversé par le Rhin ; de Neufchâiel, de Zurich, des Quatre-amtons, de Thun, qui versent leurs eaux dans le Rhin.
80. liaMe.—VIixUie est située entre les Vl^ et 36'' degrés de latitude boréale et les 4' et 16* degrés de longitude orientale; elle est séparée de la France et de l'Allemagne, à Fouest et au nord, par le faite des Alpes ; elle est bornée à Fest par le cours de FIsonzo et la mer Adriatique ; enfin , elle est baignée au sud et à Fouest par la Méditerranée.
81. Elle se compose d'une portion continentale qui est principalement
EUHOPE. 45
formée d'une pre«qu*t]e#n forme de botte et de {iliiâieimtle&, dans le nombre desquelles il y en a d'a&sez eonsidérables^ tettes que la Sicihy la Sarda^Tie et la Carge. Parmi les autres on distingue : Vite de Motte, XUe d'Elbe, les (k$ ÈoUeTvnes, ete.
82. La péninsule Italienne est traversée dans toute sa longueur par les Jpenmng", chaîne de montagnes attachée par son extrémité occid^tale aux Alpes maritimes , dont elle est en partie séparée par le cours de la Roia. la portion septentrionale des Apennins se dirige de l'ouest à l'est, à peu près parallèlement aux Alpes pennines et lépontiennes , dont elle est séparée par unepiaine ou grande vallée, arrosée par le Pô, et qui est, en qudque manière , le prolongement de la mer Adriatique. La chaîne se recourbe ensuite vers le sud-est et se bifurque vers l'extrémité de la péninsule pour embrasser le golfe de Tarente.
Les Apennins {M*ésentent souvent des croupes arrondies et une eréte assez uniforme, d'où se détachent des rameaux qui vont en s'abaissant vers les côtes, et qui sont séparés par des vallées qui s'ouvrent quelquefois de manière à former de\éritables plaines ; telles sont celles qui se trouvent vers les embouchures du Tibre, du Yolturne, etc. Cependant, le versant méridional de la partie de la chaîne qui borde le golfo de Gènes se compose d'escarpements qui s'élèvent brusquement le long de la mer. Parmi les rameaux qui se détachent des Apennins nous citerons le Vésuve, près de Naples; les monté d'Albano, près de Rome, et les montagnes de Piombmo, en Toscane , que l'on devrait peut-être considérer comme des montagnes indépendantes. La cime la plus élevée des Apennins est le Monte Coma, ou Cavallo, dans TAbruzze , haut de 2,900 mètres ; mais la chaîne est en général beaucoup moins élevée.
83. Le peu de largeur de la péninsule Italienne est cause que ses cours d'eau ne sont pas étendus. Les principaux sont le Tibre et ÏJmo; car le Pô n'appartient pas à la péninsule proprement dite.
84. La Sicile est une Ile de forme triangulaire, couverte de montagnes qui ne sont séparées d'une des extrémités des Apennins que par le phare ou dé* troit de Messine.
Parmi ces montagnes on distingue l'Etna; grosse élévation isolée , de forme conique et haute de 5,237 mètres.
85. La Corse et la Sardaigne sont aussi couvertes de montagnes , qui constituent une chaîne dirigée du nord au sud , mais interrompue par le détroit de Bonifiée , et dont se détachent des rameaux transversaux ; c'est parmi ces derniers que se trouve le Monte d'Oro en Corse, haut de 2,7^ métrés, et qui parait être le point culminant des deux lies.
86. Allemagne. — Nous eonsidéroits V^Ueniagne comme bornée au nord par la mer Bdtique, l'isthme de Jutland et la mer du Nord , à l'ouest par le
46 GÉOGRAPIIIE.
Zuy^sée et les omirs de ITssel et du Rhin ^ au midi par le Mte d'une partie des Alpes, à Test par le pied oriental de cette chaîne, puis par le fotte d'une partie des Garpathes et ensuite par une ligne tirée des sources de la Vistule à l'embouchure de ce fleuve dans la Baltique et suivant le cours de la Prosna , ainsi que celui de la portion inférieure de la Vistule.
87. La partie septentrionale de cette région appartient à la grande plaine de rEnrope. Le milieu est généralement occupé par des contrées montueuses , et la partie méridionale se compose de jrtaines et d'une portion du versant nordouest des Alpes.
Les contrées montueuses du milieu de l'AUemagne , que l'on désigne quelquefois par la dénomination générale de monts Hercyniens^ et qui portent un grand nombre de noms particuliers, présentent trois massifs principaux : l'un au nord-ouest ; l'autre au sud-ouest, et le troisième à l'est.
88. Le massif du nord-ouest peut être considéré comme le prolongement de l'Ardenne (76) et comme s'étendant dans la direction du nord-est jusque vers le confluent de l'Ohre avec l'Elbe. On y distingue notamment le fTeslerttcUdy entre la Sieg et la Lahn; groupe qui n'est séparé de l'Eifel que par la vaflée du Rhin et qui atteint m Salzburgerkopf la hauteur de 846 mètres. Plus loin se trouve le Habichtstraldty entre la Fulde et la Diemel. Au nord de ce massif s'étend un rameau peu élevé , mais assez long, nommé le Teutoburgerwald ou Egge^ qiii se dirige dans le sens du sud-est au nord-ouest , en fermant une pointe qui se perd dans la plaine vers le confluent de THogster- Aa avec l'Ems. Au sud du Westerwald se trouve un autre plateau parallèle, nommé le Tawnus ou Hœhe^ qui n'est séparé du Hundsrûck que par le défilé dans lequel coule le Rhin, entre la. Lahn et le Mein, et qui atteint au Feldberg la hauteur de 846 mètres. Au sud du Mein se trouve VOdentra/d, qui est séparé de la Hardt par la vallée du Rhin et qui s'élève au Katzenbuckel à la hauteur de 708 mètres.
Le Mein sépare TOdenwald du Spessa/rt, qui s^élève, au Geiersberg, à 617 mètres , et qui est suivi dans la même direction nord-est par le Rhœngebirge, chaîne composée de montagnes coniques^ dont l'une, le Kre^izbergj s'élèveà la hauteur de 920 mètres.
Dans la même direction que le Westerwald et le Habichtsv^ald, mais au delà d'une dépression du sol dans laquelle coule le Wescr, se trouve le ffariz; groupe isolé, qui atteint au mont Brocken la hauteur de 1,184 mètres. Enfin, on pourrait encore citer, comme étant dans la continuation de cette direction, de petites collines situées dans la grande plaine à l'est du Hartz, et que l'on désigne quelquefois par le nom de Deister ou monts d'Àvensleben.
89. Le massif du sud-ouest se compose du SckwarzweUd ou ForêPNoire et du Ro/uhe-Alb ou Alb de Souabe. Le premier de ces groupes est parallèle aux. Vosges , dont il est séparé par la plaine d'Alsace, et s'élève à 1 ,493 mètres
EUBOPE. 47
au Feldberg. L*Alb deSouabe, qui est en quelque manière une continuation du Jura, dont il est séparé par le cours du Rhin , ne dépasse pas la hauteur de 1,030 mètres (Hohmberg). Sa^partie sud-ouest est accolée au Schwarzwald, et il forme le long du Danube une chaîne de collines qui va se rattacher au massif de Test.
90. Ce dernier, qui est plus considérable que les deux autres , forme une espèce d'ellipse allongée, renfermant nn^ plaine on vaste bassin qui compose la majeure partie de la Bohême, L'extrémité occidentale de cette ellipse, qui présente une espèce de pointe, se nomme le Thûringer^jcctld, et n'est séparée que par la Werra du massif du nord-ouest. Son point culminant est le Groê$- Beerberg, haut de plus de 1,046 mètres. £n continuant la direction sud-est du Thûringerwald , on trouve le Fra/nkenweUd , qui est moins élevé ; puis le Fichtelgébirgey qui atteint au Schneeberg la hauteur de 1 ,062 mètres , et enfin le Bœhmentald, grande chaîne qui s'élève au Heidelberg à 1,407 mètres, et qui, vers le confluent de l'Eu! avec le Danube, n'est séparée des contreforts des Alpes noriques que par le défilé où coule le Danube en sortant de la grande plaine de Bavière. La chaîne se recourbe ensuite vers le nord-est sous le nom de Mœhrigchegebirge où monts Moraves, et se prolonge entre la plaine de Moravie et cellede Bohème. Le point le plus élevé de cette chaîne est le Fleckenstein, haut de 1,340 mètres. Le Mœhrischegebirge se lie à son extrémité septentrionale, vers les sources de la Marsch, avec une autre chaîne, dirigée du nord-ouest au sud-est. La partie orientale de cette chaîne porte le nom de Sudètes, et se lie aux Carpathes , dont la portion orientale en est , en quelque manière, le prolongement. Son point culminant est le Schneeberg, haut de 1 ,458 mètres. La partie occidentale, dont la miyeure portion se nomme le Riesengebirge ou m^mts des Géants , présente au Biesenkoppe la plus grande hauteur des monts Hercyniens, c'est-à-dire, 1,608 mètres. Arrivée au cours de l'Elbe, cette chaîne de montagnes se recourbe vers le sud-ouest pour se réunir au Thûringerwald , de manière à fermer la courbe qui entoure la plaine ou bassin de la Bohème, et comprend YErzgebirge ou monts MéêalHques, dont le point cuhninant, le Berg-Schtcarzicald , n'atteint que la hauteur de 1 ,257 mètres.
91 . Les principaux cours d'eau de l'Allemagne , autres que le Damibe et le iZAm(60), prennent leur source dans les monts Hercyniens, et coulent du sud au nord dans la mer Baltique et dans la mer du Nord; tels sont : VElbe, VOder, le fFeser, XEms, etc. D'autres, moins importants, prennent aussi leurs sources dans les mêmes monts et coulent , soit de l'est à l'ouest, comme le Mein, pour se jeter dans le Rhin , soit du nord au sud, comme la Marsch , pour se jeter dans le Danube. D'autres , enfin , prennent leurs sources dans les Alpes et se jettent aussi dans le Danube; tels sont : Xlller, le Uch^ Ylsar, Yinn, YEmSy la Drave, etc.
4g G)2;0GBAPm£.
93, Danemark.^Le Dcmemark e&t me peUie région, située mife les SS"" et 54'' degrés de latitude boréale, et entre les 6^ et 10* degrés de loogitude orientale. Il est t)orné au nord par le Skager-Jlag ; à l'est, par le Cattegat, le Sund et la mer Baltique ; au sud, par Fisthme du Jutland, c>strà-dire, par une ligne Urée de Tembouchure de la Trave à celle de TElbe, et à Touest par la mer du Nord.
. Cette région se compose d'une péninsule nommée Ju4la/nd et d'un grand nombre d'Iles, dont les principales sont celles de SéeUmdy de Fionie et de laakmd. Les cotes y sont généralement très-découpées parles eaux de la ma-, qui s'avancent au milieu des terres en fermant une grande quantité de dé*, troits , de bras , de baies , etc.
Le Danemark appartient à la grande plaine de l'Europe, et le peu d'inéga* lités que présente son sol ne consiste que dans des collines, dont la pins élevée parait être le JBimmelberg en Jutland , que l'on dit être haute de 280 mètres. Les lacs sont trè^-abondants dans cette région, ainsi que les cours d'eau, mais ces derniers y sont généralement peu importants. Le plus considérable est ÏEyder dans la partie méridionale du Jutland.
93. Sctmdinavie. — La Scandinavie, telle que nous l'entendons, forme une double. presqu'île, située entre les 71'' et 65'' degrés de latitude boréale, et entre les S'' et iO° degrés de longitude orientale : elle est bornée au nord par l'océan Arctique , à l'ouest par la mer du Nord , au midi par le Skager-Rag. le Gattegat et le détroit du Sund ; à Test par la Baltique, le golfe de Bothnie, l'isthme qui s'étend de ce golfe à eelui de Kandalaakaia dans la mer Blandie, et par cette mer.
Les côtes de cette double presqu'île, du côté de la Baltique et de la mer Blanche , sont basses et unies ; mais celles bordées par la mer du Nord et une partie de celles bordées par l'océan Arctique, sont très-*escarpées et découpées par une multitude de petits golfes, de baies et de bras de mers qui s'avancent quelquefois comme de^ rivières dans l'intérieur des terres et y forment une foule d'Iles , de petites péninsules et de caps.
94. Cette côte occidentale est le pied d'une chaîne de montagnes très-remarquable, à laquelle on donne ordinairement le nom ieDofrines, et qui, eommençantau Skager-Rag, se dirige au nord, en fléchissant un peu vers Test, pour se terminer au Nordkin, l'extrémité la plus septentrionale du continent européen, située par 25" 34' de longitude orientale *. Les cimes les plus hautes
* La plupart des géographes prolongent la chaîne des Doffrines le long de la côte de iaponie jusqu*à rentrée de la mer Blanche. D'autres la f6nt recourber au sud sous le nom de Maansdka; mais M. de Buch dit formellement {Reise durch Nortoegen und Lappland, tome n, page 184) qu'il n'y a plus de montagnes à Test de la Tana. Or, ce témoignage positif d'un savant qui a visité la contrée , ne me paraît pas devoir être infirmé par les habitudesdes
de cette ebatiie se trouvtfit ters le mMeu ée sa loi^ear , où Pon disHngtie, entre autres, le Skagstlos-Find, haut de 2,787 mètres; mais les extrémités sont beaucoup moins ékfées.
Les diverses parties des Dofrines, comme cdles de presque toutes les chaînes étendues, portent un grand nombre de noms. On peut cependant les con* sidérer comme divisées , par le passage du Dofrefietd, en deux parties , le Kiœ^ie/dHu nord et le Lcmgfield au sud.
Le Kiœlfield ne présente en général que de simples crêtes ; mais on remarque au sommet du Langiield des plateaux qui ont quelquefois près de 6 myriamèlres de large. Du reste , le fhtte des Dofrines est généralement peu éloigné de la mer du côté de l'ouest; mais du côté de l'est il s'en détache des rameaux qui se prolongent plus on moins avant. Le plus hnportant de ces rameaux est celui connu sous le nom de monts Sevons ou Kœlen molen, qui se détache du milieu de la chaîne, en présentant , dans le commencement, des hauteurs de plus de 1,000 mètres, et qui , se dirigeant du nord au sud, vient se perdre dans les plaines qui bordent la Baltique.
Les neiges perpétueUes sont très-communes dans les Dofrines , surtout dans le milieu de la chaîne. M. de Buch y iixe leurs limites inférieuresà 1 ,700 mètres au-dessus du niveau de la mer sous le 61* degré de latitude, à environ 1,600 mètres par 62** 30^, à environ 1,200 mètres sous le 67"* degré et à environ 1,000 mètres sous le 69* degré. On y voit aussi des glaciers, et il en existe un, an pied du Kunnen, sous le 67* degré de latitude, dont les glaces sont baignées par les eaux de la mer.
95. L'un des caractères les plus remarquables de la région qui nous occupe, surtout de la partie qui avoîsine la mer Baltique , c'est de renfermer une immense quantité de lacs , dans le nombre desquels il y en a de considérables ; tels sont les lacs fFener, Mœlar et Setter; elle est aussi traversée par un nombre considérable de cours d'eau , qui prennent en général leurs sources sur les pentes des Dofrines : ceux du versant occidental sont très-peu importants ; mais ceux du versant oriental sont plus considérables et ont généralement une direction dans le sens du sud-est. Il faut cependant excepter de cette règle quelques rivières de la partie nord-est, et notamment la rivière d'Allen, déjà citée ci-dessus (33), laquelle prend sa source au pied méridional du Kiœlfield, à une hauteur d'environ 400 mètres, et qui, au lieu de suivre la pente générale du terrain vers le golfe de Bothnie , se dirige vers le nord en traversant une chaîne de montagnes dont la hauteur moyenne est de plus de 600 mètres.
96. La Scandinavie, telle qu'elle a été limitée ci-dessus, se divise en trois
Séognpbet, «laioatUBe grande tenéanee à tramiormer en chaîne de montagnes touict f-"*arêtes des bassins bydrographiaues.
contrées principales : la Lapanie, au nord ; la Norvé§B, à l'ouest, et la Suède, à l'est.
Nous considérons la Làponie comme séparée de la Suède et de la Norvège par une ligne tirée de l'extrémité du golfe de Bothnie à celle du golfe occidental ou Westfiord. La partie nord-ouest de cette contrée est couverte, comme on l'a vu ci-dessus , par la chaîne des Oof rines ; mais la partie sud-est parait être en général hasse et unie, ou au moins traversée par des chaînes de collines peu élevées *.
La Norvège se compose du versant oriental des Dofrines et d'une contrée moins élevée qui s'étend entre cette chaîne, à l'ouest, les monts Sevons et le Skager-Rag,àl'est.
La Suède se compose du restant de la grande péninsule et de quelques lies avoisinantes. Les plus remarquables de celles-ci sont les lies de Gothlçmd, SŒland et de Bomholm **. On doit aussi citer Y archipel de Stockholm^ formé d'un nombre considérable de petites lies.
97. Russie, — Nous entendons par le nom deEussie une vaste région qui embrasse plus de la moitié de l'Europe, en s'étendant du TT" au 47" degré de latitude boréale et du 19*" au 63" degré de longitude orientale *** : elle est bornée au nord par l'océan Arctique, la mer Blanche et une Ugne tirée du golfe de Kandalaskaia à celui de Bothnie, à l'ouest par ce golfe, celui de Riga et une ligne tirée de l'embouchure de la Duna àcelle du Dniester. Ses limites, au midi et à l'est, sont une de celles qui séparent l'Europe de l'Asie, à partir de la mer Noire (54).
Cette région , presque entièrement continentale , ne renferme que des lies peu importantes. Les plus considérables sont deux terres peu connues, nommées NauveUe-Zemble, comprises entre les 71" et 77" degrés de latitude boréale. Les côtes du golfe de Bothnie et de Finlande sont bordées par une multitude de petites lies, dont une partie est désignée sous le nom û!archipel
* La Laponie , telle qu'eUe vient d*ètre limitée , fait partie de trois États différents : Tempire Russe , le royaume de Norvège et celui de Suède. Il serait plus conforme à la configuration naturelle du sol et aux divisions politiques de restreindre la Laponie à la petite presqu*Oe baignée par la mer Blanche et comprise dans le gouvernement d*Arcbangel; mais ce mode de division serait tout à foit contraire à Tusage, et comme on peut attribuer des limites naturelles à la Laponie ordinaire , U me semble préférable de ne pas s^écarter de Tusage général, lequel est fèndé sur des considérations ethnographiques.
** L'Ile de Bombolm appartient politiquement au royaume de Danemark; mais eUe est plus près des cdtes de Suède que des autres parties du royaume de Danemark.
*** Quelque vaste que soit la région désignée ici par le nom de Russie, ce n*est qu'une portion de l'immense efnpire Russe, qui comprend encore une grande partie de l'Asie , ainsi que des portions de l'Amérique et des deux régions européennes que nous désignons par les noms de Pologne et de Scandinavie.
d'jibo. On distliigiie aussi les ik$ d^AUmdy à l'entrée du golfe de Bothnie , afaisi qw celles d'Œ«e/et de Dagoy à rentrée da golfe de Riga ; enfin, la partie des eôtes de la mer Caspienne qui atoisine les bouches du Volga, présente un erand nombre de petites des.
98. La Rus^ appartient' presque entièrement à la grande plaine de l'Europe (56); elle comprend cependant le versant oriental de XOwraly le versant septentrional du Caucase y les montetgnes de Crimée et quelques contrées inégales, que Ton décore ordinairement du nom de montagnes, mais qui ne paraissent être en général que des groupes de collines ou des plateaux peu âevés.
Ceux de ces groupes, connus sous les noms de monts Macmselka, monis de Finlande et monts d'Olanetz, occupent l'extrémité nord -ouest de la région et sont considérés par quelques géographes comme s'unissant aux Dofrines (94); tandis que d'autres croient qu'ils en sont toute fait détachés. Ces groupes sont peu connus et ne s'élèvent pas à une grande hauteur.
Les collines de Fadaiy situées vers le centre de la Russie , sont remarquables parce qu'elles renferment les sources du Volga et de plusieurs autres grands cours d'eau , qui se dirigent dans divers sens ; mais leur hauteur atteint tout au plus 350 mètres au-dessus de la mer.
n parait que le Volga traverse, aux environs de SaratofF, un sol plus élevé. En général, la plupart des rivières du sud de la Russie coulent souvent dans des lits très-enfoncés , bordés par des bords escarpés , qui se prolongent immédiatement jusqu'au niveau de la grande plaine, de sorte qu'il n'y existe pas de vallées, quoique le lit de la rivière soit à un niveau beaucoup plus bas que le sol environnant.
La partie méridionale de la presqu'île de Crimée présente de véritables^ montagnes, que l'on peut considérer comme un prolongement du Caucase, dont dles sont séparées par le détroit d'Énikalé. Le Tchatyr-taghy point culminant de ces montagnes, parait atteindre la hadteur d'environ 2,000 mètres.
99. On donne le nom de Caucctse à une dialne de montagnes dirigée du nord-ouest au sud-est, qui s'étend du détroit d'Énikalé à l'extrémité de la presqu'île d'Abscheron sur la mer Caspienne. Cette chaîne , à laquelle on trouve beaucoup de ressemblance avec les Pyrénées, est bordée du côté du n<»*d par les plaines basses qui se prolongent entre la mer d'ÂzoflF et la mer Caspienne; mais du c6té du sud elle n'est séparée du massif montueux du milieu de l'Asie que par les cours du Rioni et du Rour ; elle est sillonnée par de ncmibreuses vallées transversales^ qui prennent naissance au faite de la chaîne, lequel forme en général une crête dentelée. Son point culminant est YElbourz, qui parait être élevé de plus de 5^000 mètres, et qui est couvert de ndges perpétuelles et de glaciers.
100. L'Oural y dont h partie septentrionale est souvent désignée par le
5d GEQG&ÀFHK.
nom dé monté Potfog, forme mt grande ebàtae , dirigée du nord au sud, qui s'étend de Focéan Arctique au 51*" degré de latitude; point où eUe est coupée par llaik on fleuve Oural ; mais on peut aussi considérer la Nou?dle Zemble comme le prolongement de cette chaîne au nord; tandis qu'au sud elle se p/(4onge par les monts M^ugo^ar et (hMt<néH jusqu'au delà du 47* degré de latitude.
L'Oural présente en général des pentes douces etcouyertes de végétation. Son fotte est souvent assez uniforme çt ne s'élève point à de grandes hauteurs ; c'est vers le milieu de la chaîne , partie que l'on appelle Ourctl-Ferkhoiaun rien, que se trouvent les points les plus élevés, et notamment le Kva/r-Kouch, haut de 1,600 mètres.
101. La Russie, de même que les autres parties de l'Europe, est arrosée par un grand nombre de cours d'eau , dont les uns , comme le Folga et Vlmk, s'écoulent dans la mer Caspienne; d'autres , comme le Don et le DniqffeTy se rendent dans la mer Noire; d'autres, comme la Duna, coulent dans la mer Baltique, et d'autres, enfin, comme la Dioina et la Petchora, coulent dans l'océan Arctique. Presque tous ces fleuves prennent leur source dans la.grande I^aine, à l'exception de l'Ialk et de la Petchora, qui prennent leur source dans la chaîne de l'Oural.
Le nord-ouest de la Russie renferme un grand nombre de lacs; parmi lesquels ceux de Ladoga et à*Onéga se distinguent par leur étendue. La contrée nommée Finlande est remarquable par l'immense quantité de lacs qui couvrent son sol.
102. Pologne, — La région naturelle dont la majeure partie est ordinairement désignée par le nom de Pologne est située entre les 57* et 45* degrés de latitude boréale et entre les 16* et 28* degrés dé longitude orientale. On peut la considérer comme bornée au nord par la mer Baltique; à l'ouest par une ligne tirée de l'embouchure à la somrce de la Vistule et suivant le cours de la Prosna; au midi, par le faite des Garpathes, prolongé jusqu'au Danube, et ensuite par le cours de ce fleuve jusqu'à son embouchure , et à l'est par une petite partie de la mer Noire, et ensuite par une ligne tirée de l'emboudiure du Dniester à celle de la Duna dans la Baltique.
Cette région appartient à la grande plaine du milieu de l'Europe , et ne renferme de montagnes que dans la chaîne des Carpathes, qui la borde an midi; mais dans quelques contrées, notamment aux environs de Kielce, le sol se relève et présente des collines qui lui donnent un relief très-inégal : elle renferme beaucoup de cours d'eau qui y prennent leurs sources , % l'exception de la Pr^^rad, qui traverse les Carpathes : c'est dans les plaines basses de cette région que passe l'arête qui sépare les bassins de la Baltique et de la mer Noire.
On peut ciMisidérer cette région comme divisée en deux bander : Tune
oceidentéUe, ïmtttoriêntak, et qui sont «a grtade partie séparées par les cours du Niémen et du Bug,
La bande occidentale se compose de la Prusse, au nord, de la Pologne proprement dite, au milieu, et de la GulUcie, au sud. On peut distingua' dans la bande orientale les sept contrées suifai^;es , en allant aussi du nord au sud : la Couriande, la Samogitie, la litimanie, la Folhynie, la PodoSe, la BessarcUne et la Moldcme.
105. Hongrie. —La régi<m naturelle qui renferme le royaume de Hongrie peut être limitée au nord et à Test par le imtte des Carpathes et par une Iq^ prolongeaoït cette chaîne jusqu'au Danube ; âu sud, par ce fleuve et la Drave; à l'ouest, par une ligne tirée de la Draveà Fembouchure de la Marsch dans le Danube et passant au pied des Alpes, c'es^à-dire, sur les bords occidentaux des lacs de Neusiedler et Balaton.
On peut considérer cette région comme divisée en trois centrées partieuiè^ res : la Hongrie proprement dite à Test, la Transyhame au nord-est, et la yala4^hie au sud-est.
La Hongrie proprement dite forme plus des àit\xx tiers de la région , et prés^ite deux plaines, dont une très-étendue, qui occupe toute la portion sud* est. La portion septentrionale est très-montueuse et comprend tout le versant méridional du massif occidental des Carpathes (59) , d'où se détachent quelques rameaux qui , en se* réunissant aux Alpes et aux montagnes d'Esdavo^ nie , dét^oninentla séparation des deux plaines. Cette contrée est arrosée par plusieurs cours d'eau, dont le principal, après le Danube, est la Thmsse, qui se jette dans le premier de ces fleuves ; elle renferme aussi deux lacs consklérables : le hw Balaton et celui de Neusiedler. La grande plaine présente de vastes marais.
La Transylvanie est entièrement comprise dans le versant occidental du mas^ sif oriental des Carpathes , que nous avons déjà feit ccmnaltre , et la Vakclite se compose de la partie méridioûale de ce versant et de la plaine qui le sépare du Danube.
104.5/ot?ogfrécc.~La région que nous désignons par le nom de Slavogrcce * est située en^re les Sa" et 47" degrés de latitude boréale , et entre les 11* et *B* degrés de longitude orientale : elle est bornée au nord par une partie du foite des Alpes Camiques, et ensuite par les cours de laDrave et du Danube; à Test par la mer Noire, le canal de Constantinople , la mer de Marmara, k détroit des DardaneUes et la mer Egée; au midi, eHe est baignée par la Méditerranée; enfin , à l'ouest elle est séparée de l'Italie par la mer Ionienne, la mer ^idriatîque et le cours de l'Isonzo.
105. Elle se compose d'une partie continentale et d'un grand nombre d'Iles.
* Voir, nàttxnxm^ ^ 'rette dénonlfiatfr^ >? «• '•'^f** «îit n» Cl.
La partie oosUfieiriale est une péninsule imparAdte^ c*est--iKUre. quittent au reste du continent par sa plus grande largeur et non par un isthme resserré. Du reste ^ cette péninsule principale est garnie de plusieurs petites péninsules, dont les plus remarquables sont la Morée ou Péloponèse et Vlstrie.
Là principale des lies de cette régjion est celle de (kmdie^ située dans la p«rtte méridionale, et qui est séparée par la mer de ce nom de Y archipel grec, groupe composé de plusieurs lies, dont la plus considérable est celle de Nègrepont. Sur les côtes de Touest se trouvent les iles de la Dalmatie dans la mer Adriatique , dont le nombre est très-considérable , et les ùes Ioniennes dans la mer de ce nom , parmi lesqudles on distingue Corfou, Zante et Céphorlonie.
106. Cette région est généralement couverte de montagnes , et il n*y existe de plaine considérable qu'au nord- est, dans la partie de la Bulgarie qui longe le Danube et qui appartient à la grande plaine de TEurope.
Ce massif de montagnes, qui établit la communication entre les Alpes, auxquelles il s'attache au nord-ouest, et les montagnes du milieu de l'Asie, dont il n'est séparé que par les détroits de Constantinopte et des Dardanelles, n'a pas encore été suffisamment étudié pour que l'on puisse le décrire d'une manière exacte; il parait cependant que l'on peut y reconnaître une grande chaîne qui traverse toute la partie septentrionale de la péninsule , depuis les sources de l'Isonzo jusqu'à la mer Noire , et d'où se détachent des rameaux , dont qudques-uns sont si étendus qu'ils mériteraient d'être aussi considérés comme des chaînes pariicuUères , d'où se détachent aussi de nouveaux rameaux.
La grande chaîne septentrionale est souvent divisée en trois parties : les , montagnes Juliennes, qui s'étendent des sources de l'Isonzo au mont Kleck près d'Ogulin ; lesmontagnes Dinariennes, du mont Kleck au mont Prisrend près des sources de la Morava, et le Balkan ou mont HcBmtis ou Emineh" tagh, du mont Prisrend à la mer Noire. Les deux premières de ces divisions sont dirigées du nord-ouest au sud-est, et la dernière, qui est la plus considérable, de l'ouest à l'est.
Le point culminant des montagnes Juliennes paraît être le Snisnik; celui des montagnes Dinariennes, le m>ont Dinara , et cdui du Balkan, le Tscertagh, qui paraît avoir 3,000 mètres ; tandis que les deux autres n'en auraient que2,S0O.
Les montagnes d'Esclavonie, entre la Save et la Drave, qui s'attachent aux Alpes Carniques de même que les montagnes Juliennes, semblent devoir être considérées comme une petite chaîne particulière, parallèle à ces dernières.
Le plus important des rameaux qui se détachent de la grande chaîne indiquée ci -dessus, commence au mont Prisrend ei se prolonge vers le sud
ASIS* Wê
jusqu'au c^ Matqii& M Tmare, à l'extréntité tuérfdioBde de la Morèe. Ce rameau, que, ePaprte son étendue, on doit plutôt considérer comme une chaîne , reçoit un grand nombre de dénmninatfams dans ses diYerses paryes. On y distingue notamment le Pinde ou mont Grammos, ou mont Mexzovo, entre la Macédoine et l'Albanie , que l'on suppose atteindre la hauteur de 2,800métres, et le Taygète ou monti JMtna, dans la partie méridionide de la Morée , qui parait être un peu moins élevé. C'est aussi dans cette chaîne que se trouvent les montagnes célèbres dans l'antiquité sous les noms de Pamoise et à'BiéHcon, et c'est dans ses dépendances qu'existe YOlympe ou moni Lâcha, dont la hauteur est d'environ 2,000 mètres.
Le mont Ehodope ou Despoto-^tagh, qui se détache du Balkan vers les sources de la Biaritza, pour se terminer au détroit des Dardanelles, i^Mine de même un rameau important, que l'on devrait peut-être considérer comme la continuation de la chaîne principale plutdt que le Balkan oriental. On suppose qu'il s'élève à environ 2,400 mètres.
L'Ile de Candie est aussi traversée dans le sens de sa longueur, c'est-à-dire, de l'ouest à Test, par une chaîne de montagnes qui, au mont Ida ou Pêiloritf, atteint également la hauteur d'environ 2.400 mètres , et qui semUe établir la communication entre le Taygète et les montagnes d'Ânatolie.
107. A l'exception du Danube et de laDrave, tous les cours d'eau qui arrosent la région qui nous occupe, y prennent leurs sources et sont peu coosidérabli^. Les uns , comme la Sace, la Morava, VIêker, se jettent dans le Danube ; d'autres, comme la Bia/ritza ou Hèbre, le Karassou, le Fardmr, se jettent dans la mer Egée ; d'autres, comme le Drin, se jettent dans la mer Adriatique. On y trouve aussi quekiues lacs ; le plus considératde est cdni de Bassein, près des bouches du Danube, qui est plutôt une lagune qu'un véritaUe lac; viennent ensuite les lacs.de Scutari, SOcchrida et de Ja^ nina en Albanie.