‹ Éléments de géologie, ou, Seconde partie des éléments d'inorganomie particulièreChapitre 44 sur 56 · TERRAIN VOLCANIQUE. S · texte numérisé non relu

TERRAIN VOLCANIQUE. S

étiaM9, ont^aïaa; (jénéfaleneat, btormedeeod^ soureoit,

partent d'un point quelconque d'une âiévetîon conique , et s'étendent plus ou moins 1<^ en suifant lâ pente du sol; ces roches se trouvent aussi en frag*ments de diverses grosseurs.

Elles appartiennent le jim communément à l'espèce t^rine (greystone de M. Poulett-Scrope) , qui a ordinairement une structure celluleuse , et qui renferme qndquefois une si grande quantité de cristaux, qu'elle prend la structure porphyroide ou granitoide. Les plus fréquents et les plus caraetéristiques de ces cristaux softt Tamphigéne , mais on y voit aussi très -souvent du pyroxène, du Mdspatli, de Falbite, ainsi que beaucoup d'autres minéraux particuliers et des flragments de roches de diverses espèces qui se trouvent enveloppés dans la pftte de téphrine. La ténacité de cette roche, jointe à la légèreté que lui donne la grande quantité de cavités dont elle est ordinairement criUée, la rendent propre à beaucoup d'usages économiques. On la recherche , notamment , pour faire des carreaux, des meules de moulin, etc.

Diverses circonstances annoncent de véritables passages de la téphrine avec le phonolite, le basalte , la ponce , la perlite , l'obsidienne, le trachyte et la plupart des autres roches pyroxéniques , albitiques et feldspathiques ; mais il n'est point encore bien démontré jusqu'à quel point ces diverses roches peuvent être considérées comme appartenant au terrain volcanique plutôt qu'aux terrains trachytique et basaltique.

598. Boches conglomérées et meubles, — Les roches conglomérées et meubles ferment des masses non stratifiées, des amas superficiels et des couches régulières ; elles composent le plus communément la majeure partie des élévations coniques surmontées par les cratères , et d'où partent les coulées de laves. Ces élévations ferment souvent comme une espèce de centre, d'où la puissance du terrain volcanique va toujours en diminuant ; aussi , quand les dépôts volcaniques s'étendent à une certaine distance de ces élévations, ils ne forment ordinairement que des couches très- minces. On remarque aussi que le volume des fragments qui composent ces dépôts va toujours en diminuant à partû* de ces centres. Les dépôts qui en sont éloignés ne présentent, en général , que des masses terreuses ou arénacées que Ton appelle vulgairement cendres volcaniques; tandis <iue dans le voisinage des cratères on voit une grande quantité de fragments d'un volume très- considérable qui, en général, ont la forme et la structure celluleuse des scories qui se forment dans nos fourneaux. Ces roches appartiennent principalement à l'espèce pépérine; il en est qui sont très-recherchées dans les arts pour faire des mortiers, telle est celle connue en Italie sous le nom de pouzzolcme.

On donne dans l'Amérique méridionale le nom de moya à un dépôt de ce genre, remarquable parce qu'il contient une assez grande quantité de charbon pour que les habitants du pays l'emploient comme combustible.

MO GÉOGROSIB.

899. Mnéfxmx iubUmés.—Indé^peadBmmt^^ qui se trouvent empâtés dans le terrain volcanique sous la forme de cristaia et de fragments, on en voit aussi assez souvent qui s'y trouvent disposés d'une manière analogue aux sublimations qui se font dans les cheminées de nos fourneaux : ce sont notamment du soufre, du réalgar, du selmarin, do salmiac, de la sassoline, etc.

600. ReàUions avec les terrains neptuniens. — Le terrain volcanique traverse et recouvre tous les terrains neptuniens , mais il en est tout à feit indépendant et ne se lie avec aucun , sauf que ses roches conglomérées et meoUes se lient avec les terrains modernes. On a dit cependant que ces roches se liaient aussi avec des dépôts tenantes, mais cette circonstance est loin d'être constatée, et il parait que les faits sur lesquels on a voulu Tappuyer, se rapportaient aux terrains porphyrique , basaltique et trachytique.

^1. Gttes principaux. — Il serait beaucoup trop long d'indiquer ici tons les Ueux où l'on a observé du terrain volcanique; nous nous bornerons, en conséquence, à citer l'Eifél, l'Auvergne , le Vésuve et l'Etna.

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