NOMS VULGAIRES DES PLANTES
Il est utile et même indispensable au zoologiste de connaître les noms et les usages des plantes les plus vulgaires de son pays...
Mon but n’étant pas de foire ici connaître la flore des Açores, dont on trouvera un tableau circonstancié dans les catalogues de Hoehstettcr, de Watson, et de Seubert, mais simplement de mettre les noms botaniques à côté des noms vulgaires sous lesquels on connaît les plantes les plus répandues ou les plus marquantes dans cet archipel, j’ai réuni sous le même titre les plantes spontanées, aborigènes ou sporadiques, et les plantes cultivées. Pour la vérification de
orthographe des noms portugais, j’ai consulté avec grand profit le Catalogue plant arum horti botanici medico-chirur- (jicœ scholœ olisiponensis anno Miicccm. (Olisipone, 1851; in-IGj, et aussi l’excellent Dictionnaire portugais- français de Roquette (Paris, 1857 ; in-8»). Pour la commodité des recherches. je suivrai 1 ordre alphabétique. J’ai joint quelques renseignements sur les usages locaux. L’ananas, seul, a besoin de la serre pour mûrir ses fruits; le palmier n’en porte pas.
Agreira. Celtis australis.
Agriao. Nasturlium ojjlcinale.
Alamo. Populus dilatala ? Le climat des Açores, sujet aux vents et aux ouragans, ne convient pas aux peupliers; aussi sont-ils en général noueux, tortus et de chétive venue. Il existe cependant des exceptions.
Alecrim. Rosmarinus officinalis.
Alfacinha. Microderis umbellata. Bon fourrage, recherché par les bestiaux. Espèce indigène.
Ananazeiro. Bromelias ananas. On obtient, en serre seule-
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ment, des fruits très-savoureux pesant jusqu’à douze livres.
Aveia. Avcna sativa. Culture très-prospère.
Azevipojo. Ilex perado. Cois employé par l’ébénisterie. Dans nie de San-Jorge, on fabrique de la glu avec la seconde écorce.
Bananeera. Musa paradisiaca. Le bananier réussit bien dans les jardins des Açores, et il parvient à mûrir ses fruits. Les bananes qui se mangent à Lisbonne viennent, en partie, des Açores et de Madère. Chaque régime porte de soixante à cent-vingt bananes. Deux variétés principales : la grande et la petite ; cette dernière est préférée. Le bananier donne ses fruits au bout de trois années : il meurt une fois qu’il les a donnés. Une partie seulement du régime vient à parfaite maturité.
Batata. Solarium tuùerosum. Très-beaux tubercules et d’excellente qualité. 11 s’en fait, aux Açores, une grande consommation. Culture très-répandue.
Batata doce. Convolvulus batatas. Beaux tubercules et de très-bonne qualité. L’usage en est très-répandu.
Beldkoega. Portulaca oleracea. Extrêmement commun partout, au bord de la mer.
Belladonna. Amaryllis belladonna. Spontanée et trèscommune au bord des chemins à Fayal et Terceira.
Bebingella. Solanum melongena. Réussit bien et donne des fruits excellents.
Beterkaba. Beta vulyaris. Culture prospère.
Buxo. Buxus sempervirens. Bois employé par l’ébénisterie ; devient un bel arbre.
Cabeleinjio. Dicksonia culcita. Belle fougère atteignant près de deux mètres de hauteur ; commune dans les montagnes. Les appendices soyeux du rhizome servent à faire des matelas, des coussins, des oreillers : on expédie cette matière jusqu’au Brésil.
Cafeeibo. Coffea arabica. Cet arbuste prospère dans les jardins, où ou le cultive comme plante d’agrément : je ne sais pas si les baies viennent à maturité.
FAUNE AÇpKÉEXNE.
Caiota. Sechium edule. Cultivé avec succès.
Camarinha. Corema alba. Fruit édule, dont on extrait de l’alcool à Pico (Morel et).
Camellia. Camellia japonica. Prospère dans les jardins comme sur le sol natal.
Campetora. Laurus canariensis. Introduit aux Açores il y a soixante ans; le premier individu importé existe encore : c’est un arbre énorme. Ce laurier, qui devient très-grand, sert d’abri aux quintas d’une certaine étendue. Son bois est employé par la menuiserie.
Gava ti’assccar. Saccharum o/ficinarum. Cultivé dans les jardins; acquiert un certain développement.
Canica. Holcus rigidus. Fourrage très-abondant, recherché par les ânes. Espèce indigène.
CArucno. Phy salis pubescens. Fruit édule ; on en fait des confitures.
Cardo. Carduus tenuiflorus , Galaditcs tomentosa. Les ânes recherchent ces deux composées.
Carrapateiro. Ricinus communis. Plante échappée des jardins, et qui se reproduit aujourd’hui spontanément.
Carvalho. Quercus robur. D’introduction récente dans l’archipel; n’atteint pas un grand développement.
Castamjieiro. Castanea vulgaris. Réussit mieux que le chêne.
Cedro. Juniperus oxicedrus. (Brot. nec Linn.). Bois recherché pour Ja construction des bateaux ; l’ébénislerie l’emploie également avec succès. Lors de la découverte de l'archipel, les îles étaient recouvertes de grands bois de genévriers ; il y en avait de très-gros, hauts de vingt à vingt-cinq pieds; son port rappelle celui du cèdre : d’où le nom qui lui fut donné alors, et qu’il a depuis gardé. L’imprévoyance des habitants tend à priver l’archipel de cette ressource forestière. Le genévrier est l’un des arbres caractéristiques de cette région ; sa verdure sombre et monotone imprime un cachet singulièrement mélancolique à la zone sylvatique et montagneuse.
Centeio. Secale cereale. Culture moins répandue que celle du blé et du maïs.
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Ci; v, U) a. Hordeum vulgare. A Santa-Maria, on emploie l’orge romaine comme succédané du café.
Cha. T/iea viridis. Cultivé avec succès dans les jardins; il réussit môme dans les montagnes.
Ciioupo. Populus sp. Voyez Alamo.
Cidkeüia. Citrus mcdica.
Conchelos. Umbilicus sp.
Congossa. Vinca media. Plante très-commune au pied des murs, dans les chemins.
Conteira. Canna indica. Se reproduit spontanément, autour des habitations. Employé comme haie et palissade.
Couve. Brassica oleracca.
Cubres. Solidago azorica. Composée indigène, très-commune partout, au bord de la mer.
Damasqueiro. Armeniaca vulgaris. Très-abondant; réussit bien. Les abricots de Pico sont renommés comme les meilleurs de l'archipel.
Dormideira. Papaver somniferum? ou P. dubium. Commun sur les montagnes de Santa-Maria.
Dragoeuro. Dracœna draco. On en voit, dans les jardins, quelques spécimens d’une belle venue. Il n*y en a pas de bien anciens.
Encenso. Pittosporum undulatum. Arbre employé comme abri dans les quintas; bois utilisé par la menuiserie.
Ensaio ou Saiâo ? Sempervivum arboreum. Cultivé à Santa-Maria pour teindre les filets des pêcheurs. Les feuilles passent pour un bon spécifique contre les cors.
Ervilua. Pisurn sativum. Culture très-répandue.
Esfinafre da jnova-zelandia. Tciragonia expansa. Introduction récente et prospère.
Fava. Vicia faba. Culture très-répandue; il s’en consomme beaucoup.
Faya. Mijrica faya. Bel arbre indigène, à feuillage toujours vert et persistant. C’est, avec le genévrier, l’un des vé-
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gétaux caractéristiques de la région sylvatique et de l’archipel açoréen. On le plante, comme abri autour des quintas, dans le but de protéger les orangers contre les vents régnants. Il a donné son nom à l’ile de Payai qui en était autrefois couverte; actuellement l’arbre a presque disparu de cette île. Faya, en portugais, signifie hêtre; ce sont les premiers colons qui lui ont donné ce nom. Son bois est employé pour les constructions et pour le chauffage; les tanneurs font usage de l’écorce.
Fejjao. P/jaseolus commuais. Culture très-répandue; il s’en fait une grande consommation.
Feito. Nom commun donné à toutes les fougères en général, mais plus particulièrement peut-être au Pteris aquilina, si abondant sur toutes les montagnes. A Santa-Maria, j ’ai vu du pain fabriqué par de pauvres gens avec la racine de cette fougère : il était presque noir.
Feito reae. Osmunda rcgalis.
Figceira. Ficus carica. L’un des arbres fruitiers les plus communs des Açores; ils deviennent énormes. On ne compte pas moins de trente variétés, parmi lesquelles on préfère la ligue noire. En général les ligues des Açores sont excellentes. Lorsque les fruits ont de la peine à mûrir, on accélère ou on détermine leur maturité en imbibant d’huile l’extrémité supérieure (Pieo!), On fait à Fayal, avec la moelle du figuier, des fleurs et des groupes variés d’une délicatesse extrême.
Foi.iiano. Viburnum tinus. Bois employé à la confection de différents ustensiles agricoles.
Giesta. Genista tinctoria? Spartium junceum? Tant que les orangers sont jeunes, on les abrite contre le vent au moyen d’un rideau de cette plante, que l'on remplace ensuite par des arbres plus résistants et plus élevés.
Giesteika. Robinia pseudo-acacia. Très-beau bois pour l’ébénisterie.
Gjlbaubeira. Ruscus aculeatus. Pico!
Gingeika do maïto. Cerasus azoricus (Drouët, in sched.). Bois estimé des menuisiers. L’écorce est employée par les
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tanneurs, et par les pêcheurs pour teindre leurs filets (Morelet). Cet arbuste, qui paraît indigène, n’est pas commun : il a jusqu’ici échappé aux observations des botanistes. On le rencontre dans les bois des montagnes de San-Miguel.
Goyabeira. Pxidium pomiferum. Plusieurs variétés sont cultivées et réussissent bien.
Hf.rva uas escaedadellas. Scrophularia aquatica.
Hera. Iledera hélix. Les fruits sont légèrement purgatifs. Pendant l’hiver, les oiseaux s’en nourrissent. On en obtient une teinture noire.
Heuva andorinha. Chelidonium majus. Le suc s’emploie avec succès contre les excroissances du derme.
Herva Moi.uti.MiA. Fumaria sp.
Herva Roue ut a. Géranium Robertianum..
Houtelaa ms Cosinhas. Mentha rotundifolia.
I. mi ame. Arum colocasia. Plante cultivée et subspontanée. La racine tuberculeuse est fort recherchée comme aliment par les indigènes ; ses feuilles nourrissent les porcs. Culture très-répandue.
Jambo. Eugenia jambos. On cultive avec succès plusieurs variétés apportées des Antilles. Les fruits viennent à maturité.
Jarro. Arum vulgare. Très-commun dans les terres cultivées ; sert à nourrir les porcs.
Jasmineiro dos Açores. Jasminum azoricum Linn. Je le mentionne ici pour dire qu’il n’a point été observé aux Açores et qu’il y est inconnu. Sa patrie est probablement Madère, quoique Cominelyn ( Hort ., I, p. 1 59) affirme l’avoir reçu des Açores. (Voyez Seubert, Flora azorica, p. 35 ; Cal. plant, hort. bot. olisip. p. 410).
Jiiisç.A. Cypcrus esculentus. La racine tuberculeuse de cette plante se mange crue et cuite. On la cultive dans le nord-est de San-Miguel pour l’engraissement des porcs et des volailles (Morclct).
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Lauanjeira. Citrus aurantium. L'arbre fruitier le plus en honneur aux Açores, et avec raison, puisqu’il est une source de richesse et de prospérité pour l’archipel (1 ). On compte cinq variétés principales et également bonnes parmi les oranges des Açores : branca, d'ctnbigo, comprida, selecla, et tangerina. On fait avec ces fruits les meilleures confitures que l’on puisse manger. Le bois de l’oranger est très-dur, jaunâtre ; l’ébénisterie en tire un bon parti (voir la première partie de cet ouvrage, Description de l'archipel, page 60, et mieux encore l’intéressante note de M. Morelet, opéré citato, p. \ 02, pour les détails relatifs à la culture de l’oranger).
Laranjeiha azeda. Citrus vulgaris.
Le&açao. Smilax aspera.
Leituga. Tolpis barbata.
Limeiua. Citrus limetta.
Limoeiro. Citrus limonum.
Limonio. Stalicc limonium.
Linho. Linum usitatissimum. Culture très-répandue et très-prospère.
Linho da Nova-Zelandia. Phormium tenax. On le cultive à San-Miguel pour en faire des cordages; il réussit à merveille.
Lirio. Iris sp. Ile de Santa-Maria !
Loendro. Neriurn oleander. Devient très-grand.
Louro. Persea azorica. Bois léger, mais solide, servant à fabriquer des charrues et des attelages de bœufs. Les baies fournissent une huile dont on se sert pour guérir les plaies du bétail (Morelet). Les lauriers peuvent être regardés comme une des familles caractéristiques de la flore açoréenne.
Magnolia. Magnolia grandi/lora. Prospère dans les jardins.
Malva de cheiro. Pélargonium odoralissimum. J’en ai vu des haies entières à Santa-Maria.
( 1 ) L’oranger est le plus beau, le plus intéressant, le plus utile de tous les arbres de la famille des bespérides; l'élégance de son port, le vert de son feuillage, la suavité de sa fleur, la couleur, le parfum, la fraîcheur et les qualités bienfaisantes de son fruit, le rendent le plus tiche et le plus bel ornement du globe.
(Risso., I, p. 336).
Màlvavîsco. Senecio mahœfolivs. L’une des plus belles plantes de l'archipel. Deux variétés : blanche et rose.
Maiîacvjo ou Murwcujût... Passiflora ediilis. Fruit édule.
Maiuii i.iio. Origanum majorana. Dans l’île de Pico, cette labiée passe pour un spécifique infaillible pour guérir l’ictère.
Marsei.a. Anthémis aurca. CC. sur les montagnes.
MeïMendrO. Hyoscyamus canariensis.
Mn.no. Zcamays. Culture très-répandue et très-prospère. Le pain de maïs est la base de la nourriture de l’açoréen, avec le poisson. Les enveloppes de l’épi, sèches, remplacent le papier à cigarette.
Monica. Voyez, Nespereira de Japdo.
Morangueiro. Fragaria vesca. Commun dans les bois des montagnes.
Mukta. Myrtus communis. Commun sur les montagnes de Santa-Maria. Je ne l’ai pas vu dans les autres îles.
NeGricuo. Celtis australis. Devient un bel et grand arbre, dont le bois est employé pour les constructions et par la menuiserie.
Nesi’ekeiua no Japao. Erioboirya japonica. Arbre fruitier d’introduction assez récente, très-répandu déjà dans l’ile de San-Miguel. Pendant quelque temps on a laissé son fruit devenir la proie des oiseaux; depuis que l’on a su en tirer parti comine aliment d’agrément, il s’en fait une grande consommation. C’est, du reste, un fruit très-agréable; on l’appelle monica.
Ouveira. Olea europea. Il y a peu d’oliviers aux Açores. Tercoîra est, de toutes les îles, celle qui en renferme le plus.
Oemo. Vlmus campestris. Commun autour des habitations.
Ouregao ordinario. Origanum virens.
Ohzeli.a. Foccella tinctoria. Lichen tinctorial extrêmement commun sur les rochers, sur les vieux murs, etc., dans tout l’archipel. On le vend particulièrement aux Anglais.
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Deux hommes peuvent gagner, dit-on, à la récolte de I'orseille, une piastre (5 francs 40 c.) et plus par jour, ee qui est un gain énorme pour le pays.
Palmeira. P/iœnix clactylifera. On en voit quelques beaux individus dans les jardins ; mais ils ne portent pas de fruit.
Pao branco. Picconia excelsa. Bel arbre indigène, ayant un peu le port de l’oranger, mais plus élevé. Il est plus commun à Santa-Maria qu’ailleurs. Là, il marie agréablement son feuillage à ceux des lauriers et des myricas, qui forment la principale essence des bois de cette île. Son bois est très-solide et propre au charronnage. On l’emploie aussi comme abri, dans les quintas.
Pastel. Isatis tinctoria. Culture presqu’abandonnée , après avoir été l’objet d’une industrie étendue et très-florissante.
Perreoil do mar. Crithmum maritimum. On confit cette ombellifère dans le vinaigre, et on l’emploie comme aromate culinaire.
PiNHEiRO. Pinus pvnea, Pinus pinaster . Les bois de pins ne sont pas encore aussi nombreux qu’ils pourraient l’être. L’introduction de ces conifères est toute récente. On commence cependant à comprendre l’importance de cette exploitation.
Pita. Agave americana. Plante très-commune dont on fait des haies pour les champs. On en tire un fil qui sert à confectionner des paniers, des écrans, des éventails, et d’autres objets de luxe assez jolis. A Santa-Maria, cet agave végète spontanément sur les pentes des rochers de la côte méridionale; le gros bétail en recherche les jeunes pousses, en hiver.
Poejo. Mentha pulegium.
Queiro. Calîuna mlgaris. Bonne ressource pour le chauffage des fours.
Rapa-lingoa. Rubia pubescens. Les racines s’emploient pour teindre les étoffes.
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Réséda. Réséda luteola. Plante aussi employée par la teinture.
Romani a. Vaccinium maderense. Avec le bois, on fait du charbon. Les fruits servent à faire des confitures. Voyez Uva da serra.
Romeira. Punica granatum. Il y en a de fort beaux dans les jardins. La racine du grenadier s’emploie avec succès contre le ténia, concurremment avec le cousso des Abyssiniens ( Brayera anthelmintica). Voir l’excellent mémoire du Dr Gomès, intitulé : Memoria sobre a casea da raiz da romeira. Lisboa, 1822, in-4°.
Ruiva. Rubia splendens. Sert à teindre en rouge les étoffes de laine assez grossière fabriquées aux Açores. On fait bouillir la racine, et l’on joint à la teinture obtenue une certaine quantité d’alun pour donner de la fixité à la couleur. La couleur bleue s’obtient avec l’indigo, le jaune avec le réséda. Ce sont là les trois couleurs en honneur aux Açores. On m’a assuré que les habitants de certaines parties de l’île de Pico portaient un vêtement entièrement rouge : bonnet, veste et pantalon. Les femmes portent une jupe bleue, avec une large bordure rouge dans le bas, et sur le côté une poche extérieure de forme particulière.
Sabugo. Sambucus nigra. Forme des haies, comme en France.
Salgueiro. Salix sp. On fait à Fayal des paniers d’osier teint en rouge et en bleu, de formes originales, probablement empruntées au Brésil.
Sanguin no. Rhamnus latifolius. Bel arbre indigène, dont le bois, dur et rougeâtre, est employé par les ébénistes.
Sauça et sïlva. Rubus sp.
Sakgasso. On donne ce nom, en général, à un grand nombre de plantes marines de l’ordre des fucus, notamment aux Sargassum vulgare, stenophyllum, bacciferum, et aux Fucus cartilagineus , laceratus, vesiculosus, nodosus, natans, etc. Dans les parages de Florès et de Corvo, la mer est quelquefois recouverte sur de grands espaces de ces algues,
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charriées peut-être par le Gulf-stream, à tel point que les indigènes l’appellent mar de sargasso. Ils recueillent les sargasses et les fucus et s’en servent comme d’engrais. A Fayal, on fait avec ces algues et de petits coquillages des groupes très-remarquables par l’heureuse combinaison des couleurs et l’extrême élégance des matériaux.
Scïla. Scilla maritima. Mêle ses touffes à celles de la pervenche, au pied des murs, et le long des chemins.
Serradella. Ornithopus sp.
Serpentina. Arum Ualicum. Aroïdée très-commune, servant à nourrir les porcs. On extrait de sa racine une excellente fécule.
Tabaco. Nicotiana tabacum. Cultivé avec succès dans les jardins, mais seulement comme agrément. Subspontané, je crois, autour des jardins à San-Miguel.
Tamujo. Myrsine retusa. Très-utile pour le chauffage; très-abondant.
Tanchagem. Plcmtago sp.
Teixo. Taxus baccata. Employé par l’ébénisterie; devient rare.
Tintureira. Phytolacca decandra. Spontané partout, au bord des chemins.
Tôjo. Ulex nanus. Ile de Florès !
Tornasol. Heliotropium europœum.
Tremoço. Lupinus albus. Culture très-répandue, comme engrais et comme aliment.
Tkigo. Triticum sativum. Culture très-prospère.
Trovisco. Daphné laureola. Cet arbuste commence à devenir rare dans l’archipel, excepté cependant à Pico. Autrefois il y en avait beaucoup à San-Miguel, dans la vallée de Furnas; on tirait de l’huile de ses drupes.
Urgebao. Verbena of/icinalis.
Urtiga. Urtica azorica. Espèce indigène, commune dans
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les chemins et autour des habitations. Je n’ai pas remarqué
qu’elle Tût recherchée par les bestiaux.
Urze. Erica azorira. Grande bruyère arborescente, dont le bois est utilisé pour le chauffage, et même pour la menuiserie. Elle est extrêmement commune partout, et doit être regardée comme une des espèces végétales caractéristiques de la flore açoréenne. Les genévriers, les lauriers, les myricas, les bruyères, les fougères, telles sont les cinq familles végétales qui peuvent être considérées comme dominantes en individus, aux Açores, et comme imprimant aux paysages leur physionomie locale et particulière.
Urzelea. Voyez Orzella.
Uva da serra. Vaccinium cylindraeum, V . longiflorum, et les autres espèces. On fait des confitures avec le fruit. Le bois sert à faire du charbon.
Videiha. Vitis vinifera. Voyez Vinha.
Vinha. Vitis vinifera. Voir la Description de l’archipel , page 62, pour les détails, et surtout la note de M. Morelet, opéré supra laudato, p. 109.
Vinhatico. Laurus indica. Son bois imite 1 acajou et est employé par l’ébénisteric et la menuiserie. Il y en a des bois entiers; ce laurier devient un fort bel arbre. Les pigeons mangent ses drupes.
Violëta. Viola odorata. Commun dans les bois des montagnes.
Vipérin a. Echium vulgare.
Zimbro. Juniperus oxycedrus. Voyez Cedro.
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