‹ Éléments de la langue anglaise ou Méthode pratique pour apprendre facilement cette langue [microforme]Chapitre 2 sur 123 · CONJONCTIONS, A · texte numérisé non relu

CONJONCTIONS, A

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nterjections. Eoûn, après s’être pourvu de moyeus suffisants pour désigner la nature, l'espèce, le nombre, les attributs, l'influence, l'existence, les rapports et les différentes modifications des choses, on en inventa d'autres pour peindre les mouvements subits de l'ame: ce furent les 1NTERJECTIONS, qui sont plus ou moins nombreuses, : suivant le génie des langues.

Il est aisé dé voir, par ce détail, que la grammaire est fondée sur huit espèces de mots, dont l'origine est prise dans la nature, On les nomme les huëf parties du discours, parce qu’effectiveiment on ne peut prononcer aucun mot qui n’appartienne à l’une ou à l'autre de ces espèces.

Les grammairiens ne sont pas d'accord sur les éléments du discours: les uns v comprennent l’article et le participe ; d’autres excluent l’une l'autre. (1).

Suivant cette division, je me suis attaché d’abord à l'analyse des mots, et à les ranger dans les classes qui leur sont propres : j'ai expliqué, de la mauïère la plus claire et la plus sensible, toutes les variations qu'ils éprouvent par ce que les grammairiens ont jugé à propos d'appeler déclinaison. Quant aux verbes, qui, dans la plupart de nos grammaires, ont été présentés sous une forme presque inintelligible, je les ai réduits à un pétit nombre de pages, dans lesquelles on trouvera non seulement tous les accidents dont leur conjugaison est susceptible, mais encore tout ce qui concerne l'usage et la construction de leurs temps et de leurs modes.

Dans la seconde partie, qui contient la syntaxe, j'ai démontré, par des règles très-simples, la place que chaque mot doit occuper dans le discours ; et j'ai ajouté des thèmes à chaque chapitre, pour que l'élève fasse marcher la pratique de pair avec la théorie.

Daos la troisième partie, j'ai examiné les principaux idiotismes français et anglais, et j'ai détaillé, autant qu'il m’a été possible, les différents effets que les mêmes mots peuvent produire dans le discours. Cette partie, la plus nécessaire de toutes, a été trop négligée par les grammairiens. Il ne suffit pas de savoir par cœur tous les mots d'une langue, et la manière de les arranger dans la construction des phrases; ces mêmes mots sont susceptibles de tant de significations opposées, qu’à moins d'avoir une connaissance particulière du génie de cette langue, il est moralement impossible de pénétrer le sens des auteurs qu’on lit.

(1) Comme il ne s’agit point ici d’une méthode purement spésulative, je n’en. trerai point dans l’examen des divers rapports qui existent entre les parties du discours, et ne m'étendrai point eur les divisions et subdivisions dont chacune de ces parties est susceptible, Ceux qui voudront approfondir ces matires, doivent avoir recours aux excellents ouvrages que nous avons dans ce genre, tels que ln Grammaire raisonnée de PortrRayal; celle de Dumarsais ; te Mécanisme des langues, par Pluche ; la Manière d'étudier les langues, par Radonvilliers, etc. etc.

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