‹ Élements de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernes (volume 2)Chapitre 81 sur 99 · CHAPITRE PREMIER. DES NOTIONS · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. DES NOTIONS

Art. 1. — Comment en logique on traite des notions

gg I. La notion est la simple appréhension d'une cliose par l'esprit. — 2. Les notions suprêmes seules se rapportent à la logique. — 3. Nouons premières et notions secondes ; la logique ne s'occupe que de ces dernières. — 4 Distinction entre les catégories tt les catégorèmes ou universaux. Pag i5-i8

Art. II. — Des catégorèmes ou prédicables

gg 5. Les pre'dicables sont certaines notions suprêmes qui présentent les divers modes d'attribution. — 6. Ces modes généraux d'attribution sont : le genre, l'espèce, la différence, le propre et l'accident. — 7. Le genre est une «0tion universelle qui s'énonce, suivant leur essence incomplète, de plusieurs choses différant par le nombre seul. — 8. L'espèce est une notion générale qui s'énonce, suivant leur essence complète, de plusieurs choses différant par le nombre seul. — 9. Considérée par rapport augenre^ l'espèce n'est plus un prédicable. — 10. La différence peut être commune, propre, ou spécifique. — 11. La différence spécifique détermine \e genre et constitue l'espèce. — 12. Elle se définit : une notion universelle s'énonçant de plusieurs choses différant spécifiquement les unes des autres par quelque qualité essentielle. — i3. Les différences 1° ne sont point contenues en acte dansle genre; 2» elles divisent le genre en le déterminant de diverses manières ; 3» elles sont nécessairement op' posées. — 14. Un genre est plus ou moins déterminé suivant le nombre des différcni-es; genres suprême, intermédiaire, infime. — i5. Les espèces et les différences se divisent aassi en suprêmes, intermédiaires et infimes . — 16. Le propre est une notion générale qui s'énonce, comme qualité nécessaire, de plusieurs choses différant par le nombre. — 17. Le propre convient à toute l'espèce, à elle seule et toujours. — 18. L'accident, comme prédicable, est une notion universelle qui s'énonce de plusieurs choses auxquelles il peut être uni, sans que leur nature soit changée. — 19. La notion universelle est celle qui s'énonce de pl.sieurs choses; la notion singulière ne s'énonce que de l'individu ; la notion particulière est l'universelle restreinte à quelques individus. — 20. L'universelle ne doit pas être confondue avec la proposition collective. — 21. Compréhension et extension de la notion universelle; elles sont en raison inverse. Pag ig-3i

APT. ni. — Qji - faut-il entendre par termes univoques, équivoques et analogues

gg 22. On appelle univoques certaines choses qui ont un nom commun et dont l'essence est la même. — 23. Les équivoques sont certaines choses qui ont un nom commun, mais dont l'essence diffère ; l'analogue est une sorte d'équivoque tondue sur la nature. — 24. On distingue l'analogue d'attribution et l'analogue de proportion. — ib. Les genres et les espèces s'énoncent d'une

<S22 • TABLE ANALYl IQUE

façon u)i ii'oqitc Acs individus qu'ils comprennent; Fctre s'cnonccdcs catCL^ories d'une manière analogue. Pag ii2-34

ART. IV. — Des prédîcaments ou catégories

gg 26. Les catégories sont les genres suprêmes d'attribution ; on en compte dix. — 27. La substance est une chose qui existe en soi et non dans une autre.

— 28. La substance première se confond avec l'individu; les genres et les espèces sont des substances secondes. — 2g. La substance première forme la première catégorie. — 3o. La substance première ne s'énonce d'aucun sujet; les substances secondes s'énoncent des substances premières. — 3i. Les neuf autres catégories sont des accidents ; elles se rapportent toutes les neuf à la substance comme à leur sujet. — .^2. En logique, on ne traitera que de la quantité, de la qualité et de la relation. — 33. La quantité, absolument considérée, consiste dans la divisibilité : considérée relativement au mode d'acquisition de son concept, elle est la mesure de la substance. — 34. On distingue la quantité continue et la quantité discrète; dans la substance corporelle, la quantité présente trois di:i:ensions. — 35. La quantité appliquée aux substances spirituelles s'appelle quantité virtuelle. — 36. La relation est le rapport d'une chose à une autre; il faut pour la constituer un sujet, un terme et un fondement. — 37. La relation diffère des autres accidents en ce qu'elle marque un rapport entre deux choses. — 38. On compte trois sortes de relations; la relation réelle exprime un rapport entre deux choses qui existent véritablement.

— 3q. La relation logique est un rapport intellectuel que l'entendement établit entre ses concepts. — 40. La relation mixte est en partie logique, en partie réelle. — 41. La relation est une catégorie spéciale. — 42. La relation réelle 5eH/e constitue la catégorie de relation. — 43. Objection de Kenouvier: Toutes les catégories peuveut se ramènera la catégorie de relation. — Réponse: Loin d'être le fondement des autres catégories, la relation est toujours fondée sur Tune d'elles. — 44. Les termes de la relation mutuelle sont simultanés dans la connaissance et par nature; les termes de la relation non mutuelle ne sont pas simultanés par nature ; considérés comme relatifs, il sont simultanés dans la connaissance. — 4.0. La qualité est un accident qui modifie la substance. — 46. Il y a plusieurs espèces de qualités : i" l'habitude et la disposition. — 47. 2° La puissance et l'impuissance. — 48. 3» Wis passions et les qualités passibles. — ^q. 4." 'ija figure et la forme. Pag ^3-47

ART. V. -» De la définition et de la division

|g 5o. La définition est la courte explication d'une chose. — 5i. La définition de nom se fait de plusieurs manières: par l'explication de l'étymologie ; d'après l'opinion reçue; d'un commun accord entre adversaires.— 52. La définition de chose se fait par l'énumération des propriétés essentielles. — 53. Règles, de la définition : 1° elle doit être complète, courte et réciproque. — 54. 2" Llle doit exprimer le genre prochain et la différence spécifique. — 55. 3" Elle doit être claire. — 56. 4° Elle ne doit pas être faite en termes négatifs ; exception à cette règle. — 57. Observation 5\i\- la vianie de vouloir tout définir. — 58. La division est la distribution d'un tout en ses parties. — 59. On distingue le tout intégral, le tout universel, et le xoui potentiel . —60. Règles de la division : elle doit être entière, les membres doivent en être distincts, elle doit aller par gradation. Pag 47"^^

Page 1