‹ Élements de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernes (volume 2)Chapitre 82 sur 99 · CHAPITRE DEUXIÈME. DE LA PROPOSITION · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME. DE LA PROPOSITION

g ôi. La proposition est la matière prochaine du raisonnement. Pag. 53

ART, 1. — Où l'on explique la nature de la proposition

Il 62. La proposition est l'expression d'un jugement ; le jugement est l'opération par laquelle l'esprit unit ou sépare deux idées après les avoir comparées. — 63. Définitions du discours, de l'expression simple et de l'expression complexe. — 64. Du discours ^ar/ia/f et du discours imparfait; discours énonciatif, interrogatif, impératif. — 6 5. La proposition énonciative est un discours complet signifiant d'unemaniere absolue un concept vrai ou faux. Pag. 54-57

ART. II. — Des éléments de la proposition

%% 66. Le jugement contient, au point de vue grammatical, trois éléments; au point de vue logique, il n'en contient que deux. — 67. 1° Il n'y a point de jugement sans verbe ; 20 le verbe être marque la composition de la propriété avec le sujet; 3» il fait partie de l'attribut; 4" le verbe e'tre copule diffère du verbe être marquant l'existence; 5° dans la proposition énonciative, le verbe est toujours au temps présent et au mode indicatif. — 68. Le nom est une expression simple qui signifie les concepts de l'esprit sans distinction de temps. — 69. La nature du verbe ne consiste pas dans l'affirmation. — 70. Elle ne consiste pas non plus dans Faction et la. passion. — 71, Le verbe est un mot simple qui signifie les choses, en tant que sujettes à la variété de temps. Pag , 57-64

ART. m. — De la vérité et de la fausseté de la proposition

gg 72. Origine de la vérité et de la. fausseté de la proposition. — 73. La vérité en général est la convenance d'une chose avec l'intellect; la. fausseté est l'opposé. — 74. La vérité métaphysique consiste dans la convenance des choses créées avec l'intelligence divine; la vérité logique consiste dans la convenance des concepts de l'entendement humain avec les choses. — 75. La conformité des paroles avec les choses s'appelle vérité morale; la conformité de la parole avec la pensée forme la véracité. — 76. Le désaccord des concepts avec les choses constitue la fausseté logique ; le désaccord de la parole avec les choses forme la. fausseté morale, le mensonge est le désaccord de la parole avec la pensée; la fausseté métaphysique n'existe pas.— 77. La vérité logique constitue la vérité de la proposition, elle dépend de la vérité métaphysique. — 78. La vérité logique n'appartient projcireineM^ qu'au j«^e"zenf5ezJ; en quel sens peut-on l'attribuer à la simple appréhension? — 79- La simple appréhension ne peut, par elle-même, être fausse. Pag 66-70

ART. IV. — Des diverses espèces de propositions

|§ 80. La division des propositions se tire de leur matière et de leur forme.

— 81. D'après la forme, elles se divisent en affirmatives, négatives et modales.

— 82. La proposition affirmative exprime qu'une chose est inhérente à une autre, la négative exprime le contraire. — 83. La prop. indéfinie énonce du sujet tout autre chose que ce qui est signifié par l'attribut. — 84. La prop. indéfinie n'est ni affirmative ni négative, elle participe cependant de l'une et de l'autre. — 85. L'attribut de la prop. affirmative est pris suivant toute sa compréhension, mais non suivant toute son extension. — 86. L'attribut de la

prop. négative est pris suivant toute son extension, mais non suivant toute sa compréhension. — 87. La prop. modale indique le mode spécial dont l'attribut convient au sujet; il y en a quatre sortes: la possible, la contingente, la nccessaire et l'impossible. — 88. Définition des quatre prop. modales. — 89. Vraie nature de la prop. modale : 1° le mode affecte la proposition entière ; 2» la vérité et la fausseté ne rendent point la prop. modale ; 3° La nature de la prop. modale consiste dans la connexion du mode avec la propositioti absolue. — 90. Les propositions se divisent également d'après la matière. — 91. A raison de la quantité, eWts peuvent être universelles, particulières ou singulières. — 92. Les adjectifs tous et nuls caractérisent les prop. universelles, quelques uns et non tous caractérisent les prop. particulières. — g3. Observations sur les prop. universelles: 1° il y en a qui sont seulement moralement universelles; 2° l'universalité ne comprend parfois que quelques individus de chaque espèce,- 3° la prop. universelle ne doit pas être confondue avec la collective. — 94. A raison de ses éléments, la proposition est une ou multiple. La prop. hypothétique estune, quoique elle soit formée parla réunion de deux propositions. — gS. Questions à traiter. — 96. Les prop. hypothétique et catégorique diffèrent entre elles en ce que celle-ci est composée d'un nom et d'un verbe et celle-là de deux propositions catégoriques réunies par une conjonction. — 97. 11 y a trois espèces de prop. hypothétiques: la conditionneUe, la conjonctive et la disjonctive ; la conditionnelle est une prop. hypothétique dont les deux membres sont réunis par la particule si. — 98. La vérité ou la fausseté de la prop. conditionnelle dépend de la cohérence ou de Vincohérence entre l'antécédent et le conséquent. — 99. Pour connaître si la cohérence existe entre l'antécédent et le conséquent, il faut examiner si ce qui répugne au conséquent répugne aussi à l'antécédent. — 100. La conjonctive est une prop. hypothétique dont les membres sont réunis par la particule non ou ne pas. Elle est vraie toutes les fois qu'il existe une opposition absolue entre les propositions qui la composent. — loi. La prop. disjonctive est une prop. hypothétique dont les membres sont séparés par la conjonction ou. Si l'opposition entre les prop. composantes est parfaite, la vérité de l'une entraîne la fausseté de l'autre. — 102. La prop. conjonctive et la prop. <i/5;o«c^/ve sont des prop. hypothétiques. — io3. La prop. multiple est une prop. qui signifie plusieurs choses n'ayant entre elles aucun rapport. — 104. Elle ne doit pas.être confondue avec la prop. copulative ou conjonctive. — io5. La prop. complexe comprend une prop. principale à laquelle on a joint une ou plusieurs incidentes; elle est une ou multiple, suivant que les incidentes sont déterminatives , ou simplement explicatives. Pag 70-83

ART. V. — De l'opposition et de la conversion des propositions

g§ 106. Principales propriétés des propositions. — 107. L'opposition conssiste à affirmer et à nier un même attribut d'un même sujet sous le même rapport.— 108. Les contradictoires sont des prop. opposées dont l'une nie simplement l'afjîrmation de l'autre et vice versa. — 109. Les contraires sont des prop. opposées dont l'une affirme de tout un sujet ce que Vautre nie de tout ce même sujet. — no. Il est facile de voir en quoi elles diffèrent. — ni. Les contraditions n'admettent pas de prop. intermédiaire. — 112. On appelle souscontraires deux j^rop. particulières opposées par la qualité. — 11 3. Les propositions subalternes sont deux prop. opposées par la quantité seulement. — 114. Deux contradictoires sont nécessairement l'une vraie et l'autre fausse. — 1 1 5. Deux contraires peuvent être fausses l'une et l'autre, mais la vérité de l'une entraîne la fausseté de l'autre. — 116 Les souscontraires ne peuvent être

TABLE ANALYTIQUE 8-25 fausses toutes les deux, mais il peut se faire qu'elles soient vraies en même temps. — 117. La conversion des prop. résulte de la transposition des termes; elle est simple ou par accident. — ii8. Les prop. universelles négatives se convertissent simplement ; les universelles affirmatives se convertissent par accident. — 119. Les prop. particulières affirmatives se convertissent simplement; les négatives ne peuvent proprement se convertir. — 120. Les ne'gatives sont cependant susceptibles d'être converties, lorsque l'attribut est un accident du sujet. Pag 84-91

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