‹ Élements de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernes (volume 2)Chapitre 83 sur 99 · CHAPITRE TROISIÈME. — DU RAISONNEMENT · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME. — DU RAISONNEMENT

g 121. Le raisonnement est l'objet propre'de la Logique. Pag 92

ART. I. — Du raisonnement en général

g§ 122. Le raisonnement est l'opération par laquelle l'entendement reconnaît, à l'aide d'un concept intermédiaire, si une chose convient ou ne convient pas à une autre. — i23. Axiomes fondamentaux: Les choses qui conviennent avec une troisième conviennent entre elles ; deux choses dont l'une seulement convient avec une troisième diffèrent entre elles.— 124. Il y a, dans tout raisonnement, trois termes : le grand, le petit et le moyen ; trois propositions: la majeure, la mineure et la conclusion. — iib. L'antécédent et le conséquent sont la matière du raisonnement; leur connexion &n constitue la forme. — 126. Il y a deux espèces de raisonnement : le syllogisme, qui descend du genre à l'espèce, ou de l'espèce aux individus; l'induction, qui remonte des individus à l'espèce, ou des espèces au genre, Pag 92-96

ART. n. — Du syllogisme déductif

gg 127. Erreurs de Locke et de Rosmini. — 128. Réfutation de Locke: le syllogisme n'est pas une opération intuitive. — 129. La déduction immédiate de Rosmini ronferme contradiction. — i3o. Principe du syllogisme: Ce qui peut se dii-e universellement d'un sujet, peut être affirmé de tout ce qu'il contient ; Ce qui est nié d'un sujet considéré universellement doit être nié de quelques unes et de chacune de ses parties. — i3i. Principe de l'induction: Ce qui convient ou répugne à toutes les choses contenues dans la notion d'un sujet, convient ou répugne à ce sujet pris universellement. — i32. Explication des huit règles du syllogisme : la Terminus esto triplex médius majorque minorque. 2aLatius hune quam prcemissœ conclusio nonvult. Si'Autsemelautiterum médius gêner aliter esto. 4<iNequaquam médium capiat conclusio partem.SaJJtraque, si prœmissa neget,nihil inde sequetur.6"Amba; affirmantes nequeunt generare negantem.yuPejorem sequitursemper conclusio partem ScNil sequitur geminis ex particularibus unquam. — i33. Règle des modernes : L'une des prémisses doit contenir la conclusion et l'autre déclarer qu'elle y est contenue. — 134. La règle du contenant et du contenu remonte à Aristote ; elle embrasse toute l'économie du syllogisme ; les huit règles des scolastiques sont néanmoins trèsutiles. — i35. La disposition du moyen terme dans les prémisses constitue la figure du syllogisme ; la disposition diverse de la majeure et de la mineure suivant la quantité et la qualité, dans la même figure, constitue le mode. — i36. Aristote admet trois figures syllogistiques. — 137. Les modes utiles et légitimes se réduisent à 19, dont 9 pour la première figure, 4 pour la seconde et r> pour la troisième. — i3S. Galien imagina une quatrième figure, qui aurait cinq modes utiles. — 139. Cette quatrième figure n'est qu'une transforma-

tion anormale de la première. — 140. Les syllogismes se divisent en catégoriques et hypothétiques . — 141. Le syllogisme hypothétique est celui dont la première proposition est hypothétique. — 142. Il y a trois espèces de syllogismes hypothétiques : 10 \c conditionnel, lequel conclut légitimement de deux manières. — 143. 2° Le syllogisme conjonctif, lequel donne une seule conclusion légitime. — 144. Le rejet de l'un des membres ne permet pas toujours d'affirmer les autres. — 145. 3° Le syllogisme disjonctif présente deux modes légitimes: l'affirmation, dans la mineure, de l'une des parties entraîne la négation des autres, et la négation de celles-ci permet d'affirmer celle-là. — 146. Autres formes de raisonnement. — 147. Définitions vulgaires de Yenthymcme et de Vcpichérème. — 148. Ces définitions sont inexactes; l'enthymème diffère du syllogisme par la matière, non par la forme: c'est un argument dialectique. — 140. L'épichérème diffère également du syllogisme par la.matière; c'estaussi un argument dialectique. — i5o. Le sorite est une suite de propositions disposées de manière que l'attribut de la première soit le sujet de la seconde, etc. — I 5i. Le sorite contient autant de syllogismes qu'il comprend de moyens termes. — i52. Exemple d'un sorite vicieux. — i53. Le dilemme est formé d'un antécédent disjonctif tel. que l'on en tire une conclusion défavorable à l'adversaire, quelque parti qu'il prenne. — 164. Le dilemme est soumis à deux règles : la disjonctive doit être entière ; la conclusion de chaque membre doit être nécessaire. Pag 98-116

Art. m. — De l'induction ou du syllogisme inductif

gg i55. Le syllogisme descend de l'universel au particulier; d'où il suit que le petit terme doit être une espèce ou un individu et le moyen terme un genre ou une espèce. — i56. L'induction va du particulier à l'universel ; le petit terme est un tout et le moyen terme consiste dans la réunion des parties ■qui constituent ce tout. — ibj. L'induction diffère du syllogisme par la disposition des termes : le moyen terme de l'induction est le petit terme dans le syllogisme — i58. L'ordre des propositions est également changé : la conclusion de l'induction devient la majeure du syllogisme. — ibg. Erreur de Wolf de Jules Simon et de Rosmini. 1° L'induction comprend trois propositions, comme le syllogisme. — 160. 2° La majeure sous-entendue ce n'est pas le principe de l'induction. — 161. 3" La chose est éclaircie par Vexemple même cité par Wolf. — 162. 4° La proposition sous-entendue quelquefois dans l'induction ne peut être que la mineure. — i63. Barthélemy-S.-Hilaire prétend à tort que l'induction peut se ramener au syllogisme. — 164. Les logiciens modernes divisent l'induction en complète et incomplète. — i65. On ne peut rien conclure de l'induction incomplète des modernes. — 166. L'induction incomplète donne une conclusion légitime, si l'on ajoute à l'énumération ces mots : ainsi des autres. — 167. La légitimité de l'induction incomplète est fondée sur le principe d'analogie: Natiira est déterminata ad unum. — 168. L'induction incomplète doit contenir une énumération suffisante de parties et sous-entendre les autres, en vertu du principe précédent. — 199. Erreur historique de Stewart et de Bouilliet. Analyse de l'induction baconienne. — 170. En somme l'induction de Bacon ne diffère pas de l'induction vulgaire; mais, comme méthode logique elle est absolument nulle. — 171. L'induction ne peut procéder ^2iv négations et par exclusions, comme le veut Bacon. — 172. D'ailleurs, cela n'est pas nécessaire pour arriver au principe général : l'induction par propositions affirmatives suffit, Fag ii7-i3o

Page 1