CHAPITRE TROISIÈME. APODICTIQUE
Art. I. Oii l'on expose les prénotions de la démonstration
gg 62. On appelle prénotions ce qu'il faut connaître avant de passer à la solution des questions. — 63. La nécessité des prénotions est reconnue par Platon, Aristote, saint Augustin, saint Thomas, Bacon. — 64. Toute science comprend trois choses : un sujet général, un certain genre de modifications, des principes. — 65. Il y a des principes communs à toutes les sciences et deS principes propres à chacune d'elles. — 66. Les prénotions de chaque science regardent le sujet, Yattribut et les principes. — 67. Les prénotions du sujet sont la définition nominale et Vhypothèse de son existence. — 68. Pour ce qui est des attributs, il faut savoir ce qu^Ws signifient. — 69. Pour les principes, il faut en connaître les termes, et en admettre la vérité. Pag. . 176-181
Art. II. — Du moyen de la démonstration
§g 70. La cause est le moyen de toute démonstration. — 71. Les quatre causes matérielle, formelle, efficiente et finale, peuvent servir de moyen de démonstration. — 72. I" Toutes les causes ne peuvent être invoquées dans chaque démonstration. 2° Parfois une même chose peut être démontrée par plusieurs causes. 3° Les causes invoquées dans le syllogisme scientifique doivent être des causes nécessaires et par soi. 4° Des causes prochaines et immédiates ou raisons dernières. — 73. Le syllogisme scientifique est celui dont les prémisses sout nc^sssaires, certaines et évidentes. Pag. .... i8i-i85
ART. m. — Comment on obtient le terme moyen dans le syllogisme scientifique
§g 74. La définition réelle est le moyen terme dans tout syllogisme scientifique. — 75. Elle s'obtient par deux méthodes: par induction, ou par division • exemple d'une définition par la méthode inductive. — 76. La définition par division se-fait?..i moyen de divisions successives; définition de l'homme par cette méthode. — 77. La division doit présenter toute l'essence, rien que l'essence et chaque chose à son rang. — 78. La méthode par division est inférieure à. la méthode inductive. — 79. Elle convient au dialogue. — 80. La méthode inductive manifeste l'essence des choses, ou leur vrai définition. — 81. La méthode divisive ne laisse pas d'être utile. Pag 185-191
ART. IV. — Des divers genres de démonstration
gg 82. Le syllogisme scientique constitue la démonstration proprement dite. — 83. La démonstration propfer quid se fait par la cause prochaine et adéquate ; la démonstration quia,-p2iT la cause éloignée et non adéquate, ouremonte de l'effet à la câus . — 84. La démonstration a posteriori est une démonstra-
83o TABLE ANALYTIQUE
tion quia ; la démonstration a priori est une démonstration propter quid ou qiiia, suivant qu'elle se fait par la cause prochaine ou parla cause éloignée. — 85. Ce sont là des démonstrations directes ; la démonstration indirecte se fait par les conséquences absurdes. — 86. La démonstration directe est supérieure à l'indirecte. — 87. De l'argument ex datis, ou ad hominem. -^ 88. De la démonstration réciproque. — 89. Cette démonstration peut être utilement employée en deux manières. Pag 192-197
ART. V. — De V effet de la démonstration ou de la science
gg 90. La science est la connaissance certaine et évidente d'une chose par sa cause. — 91. Si les choses contingentes appartiennent à la science; distinction entre savoir et concevoir ; le syllogisme dialectique et l'induction préparent la science, mais ne la produisent pas. — 92. L'opinion et la science diffèrent : l'une a pour objet le contingent et l'autre le nécessaire. — 93. La foi est fondée sur le témoignage d'autrui, la science repose sur l'évidence. — 94. Les scolastiques, appellent souvent du nom de foi l'opinion très-probable. — 95. Le mot science se dit dans un sens plus large de tout ce qui nous est connu d'une manière certaine. — 96. L'acte de science et d'opinion sur le même oh)et formel sont incompatibles. ■ — 97. L'esprit ne peut produire un acte d'évidence et de foi sur un même objet formel. — 98. La diversité des moyens de connaître n'enlève pas la contradiction. ■ — 99. L'esprit peut juger qu'une chose est certaine par démonstration, et probable par un moyen dialectique. — 100. 11 répugne que certaines propositions soient en même temps l'objet de la science et de la foi. — loi. L'habitude de la foi et l'habitude de la science sur un même objet sont également incompatibles. — 102. L'acte d'opinion et l'acte de foi peuvent se concilier avec l'habitude de la science et yice versa. — io3. La théologie explique ces questions avec plus d'étendue. Pag 198-206
ART. VI. — De la diversité, de l'ordre et de la dignité des sciences
Il 104. Le mot science se dit de la connaissance parfaite d'une chose et d'un système de connaissances. — • io5. Les sciences sont théoriques ou pratiques; les unes et les autres diffèrent de l'art. — 106. Les règles des beauxarts sont fondées sur des principes scientifiques ; l'esthétique est la science de ces principes. — 107. 11 est impossible de créer la science de l'histoire; erreur de Vico. — 108. La diversité des sciences tient à la diversité des objets et à la manière diverse de les considérer. — 109. Les sciences se distinguent d'après la diversité des objets considérés /ormeZ/emeH^ — iio. Les sciences diffèrent entre elles spécifiquement ou par accident; elles ont entre elles une certaine subordination. — m. La dignité des sciences spéculatives dépend dç la noblesse et de la certitude de leur objet ; la dignité des sciences pratique se mesure à leur fin. — 11 a. Les sciences spéculatives l'emportent en d/g-n/Ye sur les sciences pratiques; celles-ci sont généralement /^/«s utiles. Pag 206-21 3