CHAPITRE SIXIÈME. — HABITUDES DES PUISSANCES DE l'amE
§ 434. Objet et division générale du chapitre. Pag. 546
ART. I. — Où l'on explique la nature des habitudes
g§ 435. L'habitude est cette qualité qui incline la puissance vers son acte propre. — 43G. Cette qualité diffère de la simple disposition en ce qu'elle est fixe et stable. — 437. Elle diffère de l'inclination naturelle en ce qu'elle communique à la puissance une inclination déterminée.- 438. L'habitude diffère de la faculté en ce qu'elle la perfectionne et la complète. — 439. 11 y a une différence essentielle entre la bonne et la mauvaise habitude. — 440. L'habitude est cause que les actes des facultés s'accomplissent avec uniformité, facilité et délectation. — 441. i» L'habitude incline la puissance à produire ses actes avec uniformité, mais elle ne la contraint pas. — 442. 20 L'inclination que l'habitude imprime aux puissances explique pourquoi leurs actes s'accomplissent avec facilité. •— 443. 3» L'habitude rend l'opération qui lui est propre comme naturelle et partant agréable. Pag ■ . . . 546-5 5o
ART. II. — Des diverses espèces d'habitudes
gg 444. Les habitudes sont naturelles ou acquises ; celles-là naissent avec nous ; celles-ci résultent de la fréquente répétition des mêmes actes. —445. Les habitudes acquises sont produites par les actes des habitudes naturelles. — 446. Les habitudes naturelles ont besoin pour s'exercer de quelque opération des sens. — 447. Ces deux habitudes sont naturelles en ce sens qu'elles n'excèdent pas les forces des facultés qu'elles perfectionnent. — 448. L'habitude infuse est celle qui surpasse les forces de la nature. — 449. Relati vement aux
puissances, les habitudes se divisent en intellectuelles et en morales. — 45o, L'intellect et la volonté sont seules susceptibles d'habitude. Pag. . 55o-552
.Kvcï. m. — Origine, développement, affaiblissement et destruction des habitudes
gg 45 1. Une habitude est naturelle suivant la nature de l'espèce ou sutvant la nature de Vindividu. — 452. Les habitudes naturelles de l'intelligence peuvent avoir cette double origine ; celles de l'appétit raisonnable proviennent toujours des conditions individuelles. - 433. Les habitudes acquises sont produites par les actes considérés dans le principe supérieur dont ils émanent, — 454. L'habitude infuse a pour origine l'action immédiate de Dieu. — 455. Les habitudes intellectuelles croissent ou diminuent soit du côté de leurs objets, soit du côté de leur sujet; les habitudes morales varient du côté de leur sujet seulement. - 456. L'augmentation du côté des objets se fait par addition ; du côté du sujet elle porte sur l'intensité. — 457. La destruction des habitudes peut avoir lieu par accident ou par soi. — 458. La cause qui détruit les habitudes peut également les affaiblir. — 459. La cessation des actes détruit ou affaiblit indirectement les habitudes. Pag 554-558
ART. IV. — Réfutation de certaines opinions des philosophes modernes sur les habitudes des puissances de l'âme.
gg 460. D'après les philosophes modernes : 1° Les habitudes rie se distinguent pas des facultés ; il n'y a pas d'habitudes naturelles ; 2° Elles appartiennent à toutes les facultés, et même à tout le règtîe organique ; 3" Les uns ramènent toutes les habitudes à la mémoire, d'autres à l'association des idées et les troisièmes à ceviains principes mécaniques. — 461. Réfutation : i" Les habitudes se distinguent réellement de la puissance qu'elles modifient; 2 II existe véritablement des habitudes naturelles, au sens que nous avons marqué ; 3» Il n'y a pas d'instinct chez l'homme ; il existe une distinction spécifique entre l'instinct et. l'habitude ; 4° Les habitudes ne conviennent qu'aux facultés rationnelles; en quel sens on peut les attribuer au corps. — 462. 5» On ne peut ramener les habitudes ni à la mémoire, ni à l'association des idées, ni à des principes mécaniques. Pag .• • • 539- 5b2