‹ Élements de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernes (volume 2)Chapitre 98 sur 99 · EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

EN GÉNÉRAL

gg 463. Idéologie et critériologie. - 464. L'idéologie traite de l'origine des idées, elle comprendra trois chapitres ; dans le premier sont discutées les diverses solutions des philosophes. Pag . ■ • 563-564

ART. I, - De l'Empirisme

465. L'empirisme prétend expliquer toute connaissance humaine par la sensation. — 466. Quelques philosophes anciens expliquent la pensée, comme tout le reste, par le concours des atomes. - 467. Réfutation de l'empirisme matérialiste des anciens. - 468. L'emprisme des matérialistes modernes sera réfuté plus tard. — 469. L'empirisme sensualiste rapporte aux sens l'origine de toute connaissance. - 470. Réfutation de l'empirisme scnsuaHstc. - 471. Quoique lessensistes admettent l'immatérialité de l'âme, leur doctrine ouvre la voie au matérialisme. - 472. Le sensismc de Coadillac dérive logiquement^ de celui de Locke. Pag • • 564-568

85o TABLE ANALYTIQUE

ART. il. — Systèmes des idées innées

gg 473, I" Système : Les idées représentent les essences des choses, l'esprit humain les a contemplées dans une vie antérieure, les sensations les réveillent ^n nous. — 474. Les partisans modernes des idées innées enseignent que Dieu a gravé les idées dans notre esprit en le créant. — 475. z' Système: Il y a, outre les idées innées, des idées adventices et des idées factices. — 476. 3" Système : La nue faculté est absurde; l'essence de l'âme consiste dans le schéma de l'univers. — 477. 4° Système : Vidée générale d'être est seule innée ; les perceptions intellectuelles naissent de l'application de cette idée aux éléments sensibles. — 478. Explication de ce système ; formations des premières notions des choses. — 479. La perception est la pensée d'une chose subsistante ; Vidée, l'intuition de la possibilité d'une chose. — 480. Réfutation générale: i" L'hypothèse des idées innées répugne à. la nature de l'esprit humain, il est contredit par l'expérience. 20 L'esprit humain j^asse de la puissance de connaître à l'acte au moyen de l'intellect possible; donc les idées ne sont pas innées. 3© Le même mode de connaître ne peut convenir aux pures intelligences et à Tintellect humain. 40 Ce système supposant la passivité absolue de l'esprit humain ne peut rendre compte de l'intellection humaine. 5° L'esprit humain peut indéfiniment acquérir de nouvelles idées, ce qui est inexplicable dans le système des idées innées. 6° Enfin dans cette hypothèse c'Qn est i&it àQ l'objectivité de nos connaissances ; puisqu'elles sont en nous sans nous. — 481. Réfutation particulière : Le i""- système renferme plusieurs contradictions: le corps est cause que l'àrae oublie les idées, et c'est lui qui la fait se ressouvenir. — 482. La connaissance des choses serait dans l'âme à l'état d'habitude et cependant l'âme n'en aurait pas la connaissance habituelle.

— 483. On peut expliquer sans la réminiscence ce fait qu'un homme ignorant répond avec à propos à des interrogations faites avec ordre et méthode,

— 484. Le 2= système repose sur ces deux principes : la pensée actuelle est l'essence de l'âme, l'intellect ne peut acquérir les espèces des choses par sa propre vertu. — 485. Ces deux maximes sont également erronées. — 486. L'auteur de ce système paraît quelquefois entendre par idées innées la faculté naturelle de connaître. — 487. Le 3'^ système confond l'acte premier des puissances avec l'acte second ou opération. — 488. Il est absurde d'attribuer à l'âme le schéma ou la représentation de tout l'univers. — 489. Ce système revient à la réminiscence de Platon. — 490. 4'^ système: On peut lui adresser trois reproches ; d'abord son fondement est sans solidité: i» La différence imaginée entre l'objectif et l'extra-subjectif n'est pas fondée; 2» Il est faux qu'on ne puisse avoir la notion d'une chose sans la .persuasion de son existence réelle. 3» L'attribut de toute proposition est universel, mais ce n'est pas l'être universel. — 491. La notion universelle s'acquiert au moyen de l'abstraction sans le secours du Jugement. — 492. Objections: l'abstraction suppose la connaissance des idées individuelles ; l'intellect ne peut dégager l'essence commune à plusieurs individus sans être déjà en possession de l'idée générale. — 493. Réponses: i" L'abstraction simple n'exige pas la connaissance des idées individuelles, la connaissance des fantômes sensibles lui suffit ; — 494. 2" L'abstraction dégage la notion de l'essence, des conditions individuelles ; l'intellect lui communique ensuite par la réflexion le caractère de l'universalité. — 49^. Comment l'intellect agit sur le fantôme sensible. — 49*^- Conclusion : L'intellect n'a point d'idées innées, mais il a le pouvoir d'acquérir toutes les idées. — 497. Second reproche : ce système est absurde en soi : i" L'idée d'être de Rosmini a tous les caractères de la Divinité, elle répugne

partant à la nature de tiotre esprit ; 2° Cette idée d'être est abstraite sans être abstraite de rien, 3» Son jugement pnmhïf répugne aussi à la nature du jugement. — 498. Le jugement serait à la fois comparatif et instinctif, ce qui est contradictoire — 499. Troisième reproche : Ce système explique mal l'origine des idées: lo D'après ce système, l'esprit appliquerait l'idée d'existence à une chose qu'il ne connaît pas encore ; 2° Cette application fut-elle possible, elle ne produirait la connaissance intellective d'aucune chose ; 3" Cette production eut-elle lieu, le concept n'aurait pour objet, ni les choses incorporelles, ni la réalité des choses corporelles ; 40 La manière dont l'auteur explique la notion universelle est également très-défectueuse. — 5oo . Il confond la notion universelle avec la notion de possibilité. — 5oi. Il fait confusion entre la notion universelle et la notion d'une chose singulière ; 5o Sa manière d'expliquer comment notre esprit connaît l'être possible est pareillement absurde. — 5o2. Conclusion : la théorie de i?05i«/n/ est inadmissible. Pag 568-5g3

ART. m. — Du Transcendantalisme

gg 5o3. D'après les transcendantalistes, les éléments de la connaissance sont tellement inhérents à l'âme qu'ils précèdent l'expérience et la produisent même. — 604. Kantisme : il y a, dans la connaissance, un double élément, la matière et la forme ; les intuitions pures d'espace et de temps sont deux formes de la sensibilité. — 5o3. Les ïovmQs primitives de l'entendement sont la quantité, la qualité, la relation et le mode, dont chacune contient trois nouvelles formes. — 5o6. Enumération des dou^e formes ou catégories de Kant.

— 507. La connaissance se développe d'après les seules lois du sujet pensant.

— 5o8. Les choses nous sont connues au moyen de jugements synthétiques a priori; l'âme connaît les choses telles qu'elles les façonne et non telles qu'elles sont en elles-mêmes. — Sog. La synthèse des concepts de l'entendement est produite par la raison théorique au moyen de trois idées : l'idée psychologique, l'idée cosmologique et l'idée théologique. Mais les réalités objectives ne nous sont connues que par la raison pratique. — 5 10. Philosophie du moi: Toute connaissance dérive de la seule activité libre du tnoi ; le moi se pose d'abord absolument ; il se distinque ensuite par la réflexion en moi et nonmoi; le moi pur c'est Dieu, le moi non pur constitue l'esprit humain et le non-moi n'est autre chose que le monde. — 5ii. Philosophie de l'Absolu : Le principe de toute connaissance humaine réside dans VIdentité absolue. Celleci est Dieu ; mais, par une évoluiion continue d'elle-même, elle se manifeste sous des formes diverses : l'esprit humain voit en lui-même les évolutions de VIdentité obsolue, c'est ainsi qu'il connaît les choses dans leur origine. — 5 12. Philosophie de l'Idée : L'idée, ou !a pensée pure, est le principe de toute connaissance : l'idée pure comprend toute réalité, on peut l'appeler Vidée- Etre ; l'esprit humain résulte de l'une de ses évoluLions ; il connaît les choses en reproduisant en lui-même par la pensée les évolutions de Vidée. — 5i3. Réfut. Le transcendantalisme suppose que l'âme est le principe unique de la connaissance humaine; qu'elle crée même les objets de sa connaissance : deux assertions dont nous avons démontré la fausseté. — 514. i» Kant fonde sa critique sur la perception des choses sensibles et conclut ensuite à leur existence purement phénoménale, ce qui renferme contradiction ; 20 II ramène à tort les intuitions pures d'espace et de temps à la sensibilité ; 3° On ne peut concevoir l'existence de formes qui ne proviennent, ni de la sensibilité, ni de l'intellect ; 40 La doctrine de Kant, sur les jugements synthétiques a priori, répugne à la nature de l'esprit humain ; 5o II est faux que la raison et l'intellect, la raison pratique et la raison théorique soient des facultés diverses. —

5i3. Le système deFichteest un tissu de contradictions: lo D'après lui, Vidée pure, idée abstraite, est le principe de la connaissance ; or l'abstraction suppose un sujet et un objet ; 2" Le moi pur de Fichte est à la fois privé de conscience et essentiellement réfléchi, ce qui est contradictoire ; 3o II est absurde que l'infini se donne à lui-même des limites ; 4» Il est absurde qu'il puisse sortir quelque chose de la libre activité du moi pur, qui est une pure abstraction ; 5o II est absurde d'appeler création l'acte par lequel le moi se connaît et connaît le non-moi ; 6° Le comble de l'absurdité c'est de dire que le moi se pose, ou se crée lui-même, par cela seul qu'il se connaît. — 5i6. lo L'Identité absolue de Schelling est une pure abstraction ; 2" Son intuition intellectuelle est purement imaginaire ; 3» L'évolution de l'absolu ne peut se concevoir de quelque manière qu'on l'explique. — bi']. Le système d'Hegel renferme les mêmes contradictions que ceux de Fichte et de Schelling. En outre : i» Tout l'édifice d'Hegel tourne dans un cercle; 2° Si l'Idée n'a conscience d'elle-même qu'en dernier lieu dans l'esprit humain, comment connaît-elle ses évolutions antérieures ? 3» Que peut être une idée qui n'a rapport ni à un sujet, ni à un objet ? Pag 693-608

ART. IV. — De l'Ontologisme

§§ 3i8. Malebranche est considéré comme le père de l'ontologisme. — 519. Gioberti restaure l'ontologisme en le modifiant. — 52o. L'ontologisme se résume ainsi : notre esprit voit Dieu immédiatement et connaît toutes choses dans les idées divines. — 52 1. Ce qu'il faut entendre par intuition, ou vision immédiate. — 522. La vision intellective demande que le principe par lequel la chose est connue i,o\\. propre à cette chose et la représente parfaitement. — 523. Lorsqu'il est question de l'intuition de Dieu, ce principe ne peut être que Dieu même. — 524. Quelques ontologistes le placent dans la substance divine ou dans les attributs de Dieu, et non dans son essence. — 525. Il est impossible que l'intellect créé voie naturellement Dieu : 10 Aucun intellect créé ne peut être naturellement capable de s'unir à l'essence divine. — 526. 2° L'objet connu en lui-même et le sujet qui le connaît naturellement doivent participer au même degré d'immatérialité. — 527. Corollaires: i'^ La vision immédiate de Dieu n'appartient naturellement qu'à Dieu seul. — 528. 2° L'intellect créé ne peut atteindre à la vision de Dieu, s'il n'y est disposé par une vertu surnaturelle. — 529. 3° L'opinion des ontologistes confine à l'erreur des Béguards, condamnée au Concile de Vienne. — 53o. Les ontologistes n'évitent pas cette erreur, en disant que la vision de' Dieu en ce monde est imparfaite. — 53 1. La distinction qu'ils établissent entre l'essence de Dieu et son être, ou avec ses attributs, n'est pas fondée. — 532. Raisons qui prouvent que l'intellect humain en particulier ne peut naturellement voir Dieu : 10 h' intelligible pur ne peut être l'objet de l'intellect humain. — 533. 2» Pour s'élever à l'intuition de Dieu, l'intellect humain aurait besoin de s'abstraire complètement des autres puissances, ce qui est impossible en cette vie. — 534. 3° Même argument présenté sous une autre forme. — 335. 40 Si l'esprit humain jouissait de la vue de Dieu, il en aurait certainement conscience. — 536. L'ontologisme doit être rejeté pour deux autres raisons : 1° Il ouvre la voie au rationalisme théologique. — 537. 20 II mène au panthéisme, car on peut en déduire que la Raison divine et la raison humaine sont identiques. — 538. Si les choses créées ue sont intelligibles q.i'oi Dieu, il s'en suit que leur être n'est aussi qu'une émanation de l'être de l^ieu. — 539. La Sacrée Congrégation de l'Inquisition Romaine a déclaré tlangereux l'enseignement de l'ontologisme. — 540. Il reste à réfuter les arguments des ontologistes. — 541. !• Obj. Dieu est l'objet propre de l'intellect humain ; donc il doit être connu

immédiatement par lui. — 542. Preuve : Dieu est en effet souverainement intelligible. — 543. Rcp. Dieu est souverainement intelligible en soi, mais non par rapport à nous. — 544. 2° Obj. Dieu est uni étroitement avec l'intellect humain ; la vision immédiate en est la conséquence. — 645. Rép. Dieu est uni à l'esprit humain comme une cause à son effet, mais non comme objet immédiat de sa connaissance. — 546. 3= Obj. Dieu est la vérité par laquelle nous connaissons toutes les autres; donc. — 547. Rép. En ce qu'il est la cause qui nous les fait connaître, soit ; mais non en ce qu'il est Vobjet dont la connaissance nous donne celle des autres choses. — 548. 4'' Obj. La fin est la première dans l'intention ou dans la connaissance ; or Dieu est notre tin dernière. — 54g. Rép. Dieu est notre fin dernière vers laquelle nous portent naturellement l'appétit naturel et Vappétit élicite confus, mais non l'appétit élicite distinct. — 55o. 5° Obj. Ceux qui nient la vision immédiate, dérivent la notion de Dieu des créatures, ce qui est impossible. — 55i. Rép. Tous les Docteurs, à la suite des Pères, enseignent que notre esprit s'élève des créatures à la connaissance du Créateur. — 552. Comment, par les créatures, l'esprit remonte à l'existence de Dieu et découvre en Lui toutes les perfections. — 553. Inst. 1° Les créatures ne peuvent être connues avant le Créateur dont elles dépendent ; 20 II n'y a pas de proportion entre la créature et Dieu ; 3o Si les créatures nous conduisaient à la connaissance de Dieu, nous penserions à Dieu en pensant aux créatures. — 554. Rép. 10 Bien qu'elles soient contingentes, les créatures ont une réalité propre qui permet de les considérer séparément. — 555. 2» La proportion qui existe entre les créatures et Dieu est celle qui existe entre l'effet et la cause.— 556. 3o La créature n'est pas seulement la ressemblance de Dieu, elle a d'autres propriétés, que l'on peut étudier sans penser à Dieu. Pag .'....- 609-635

ART. v. — Du Psychologisme rationnel

gg 557. D'après le psychologisme rationnel, la connaissance commence dans les sens et se complète dans l'intellect. — bb'è Observation. — SSg. Preuve: Ce système est sej(/ conforme à la natu-re de l'esprit humain- — 56o.ioL'essence des choses matérielles étant l'objet proportionné de l'intellect, les choses matérielles doivent être d'abord connues par les sens ; 20 L'essence est ensuite dégagée par l'intellect agent des conditions naturelles qui l'enveloppent. — 56i. I" Object. Genovese : Dans le système scholastique on ne peut expliquer comment l'intellect agent passe de la puissance à l'acte. — 562. En effet : On ne peut expliquer ce fait ni par la présence des fantômes, ni par l'action divine, ni par l'opération de l'intellect. — 563. Rép. L'intellect agent passe de la puissance à l'acte, grâce au fantôme que lui fournit l'imagination. — 564. 2° Obj. Corsini ; L'intellect agent ne peut dégager l'essence des conditions corporelles, puisqu'il ne voit pas celles-ci. — 565. Rép. Corsini suppose faussement que, d'après les scolastiques, l'espèce incorporelle et universelle est contenue en acte dans le fantôme avec les circonstances corporelles. — 566. 3° Obj. Si l'intellect dégageait l'espèce du fantôme, il changerait le corporel en incorporel. — 567. Rép. L'intellect ne dépouille pas réellement le fantôme de ses conditions matérielles, mais // considère l'essence de la chose sans considévQv les conditions matérielles qui l'accompagnent. Pag. 635-641

ART. VI. — De la connexion du langage avec la pensée

gg 568. La solution de la question précédente aide à résoudre celle-ci. -^ 569. La notion du signe comprend trois éléments: une chose qui en signifie

une autre, la chose signifiée et le principe en vertu duquel nous passons de l'une à l'autre. — 370. Il y a des signes naturels, il y en a de conventionnels. — 571. L'homme a besoin de signes pour manifester ses conceptions. — 572. On appelle p^-estcs les divers mouvements du corps que l'homme exécute dans le but de manifester ses pensées. — 573. De tous les signes qui se rapportent aux gestes, le langage est le plus parfait. — 574. Uécritiire nous sert à manifester nos pensées aux absents. — 575. Les mots ne sont pas les signes naturels des choses; preuves diverses. — bjfj. Autre preuve tirée d'Albert-le- Grand. — 577. Il est naturel à l'homme de signifier ses concepts, mais la détermination des signes est arbitraire. — 578. La parole est-elle indispensable à la pensée? — 57g. Les traditionalistes et quelques autres philosophes soutiennent Vaffirmative. — 58o. Les scolastiques et la plupart des philosophes modernes soutiennent la négative. L'esprit humain possède des forces naturelles suffisantes pour acquérir la connaissance directe des choses. — 58i. L'imagination /oîtrjuY le fantôme, l'intellect agent le rend intelligible et l'intellect possible l'appréhende. — 582. La parole n'est pas même la condition sine qua non de la pensée directe. — 583. La pensée précède la parole et dans celui qui parle et dans celui qui écoute. — 584. La parole n'est pas nécessaire non plus pour acquérir des idées réflexes. — 585. Les connaissances métaphysiques et morales peuvent également s'acquérir sans la parole. — 586. Il reste à résoudre les objections. — 587. Objet. L'esprit humain ne conçoit rien sans fantôme; or le fantôme est le verbe, ou la parole de l'intellection. — 588. Rép. II y a une grande différence entre le fantôme de l'imagination et le verbe de l'intellect possible. — 589. Autre object. i» Les enfants reçoivent toutes leurs connaissances de l'éducation ; 2° Ceux qui sont privés de toute éducation se trouvent privés de toute connaissance intellectuelle. — Sgo. Rép. i© L'exemple des enfants prouve l'utilité de l'éducation, elle n'en prouve pas la nécessité. — 5g I. 2o L'exemple des sourds-muets cité à l'appui de la seconde assertion prouve plutôt notre thèse. — 592. Les autres exemples que l'on cite sont controuvés, ou ne reposent pas sur une observation suffisante. — 5g5. Question de l'origine du langage: lo II est impossible que le langage soit né spontanément, comme l'enseignent plusieurs rationalistes ; 20 Plusieurs philosophes, même parmi les catholiques, admettent que l'homme aurait pu inventer le langage ; 3» En fait, il est très-probable, sinon certain, que Dieu a fait don à l'homme en !e créant et d'une langue et de la parole. Pag. 642-656

g 594. La question des universaux est intimement liée à la question de l'origine des idées. Pag 658

ART. r. — Opinions des philosophes sur la valeur des notions universelles

gg 595. La célèbre controverse des universaux a reçu trois solutions difféi-entes. — 596. Le nominalisme refuse à l'esprit humain tout concept universel ; pour lui, les universaux sont de purs noms, ou des conceptions singulières en soi, mais qui peuvent se raporter à plusieurs choses, — ^97. Le réalisme donne aux universaux, comme tels, une existence objective indépendante de l'esprit ; pour Platon, les universaux, qu'il appelle idées, sont tout-àfait distincts et de l'esprit humain et des choses. — 598. L.&sréaux du moyenâge enseignent que les universaux existent en acte dans les choses singulières

les panthéistes les regardent comme des émanations de Dieu et les ontologistes leur donnent une existence réelle en Dieu où l'esprit les contemple. - Scjg. Le conceptualisme regarde les universaux comme des concepts de l'esprit auxquels quelque chose d'universel correspond; quelques-uns d'entre eux refusent toute objectivité à ces concepts universels, les autres soutiennent qu'ils ont un fondement dans les choses. Pag 658-66i

ART. II. — Examen des opinions philosophiques exposées ci-dessus

gg 600. L'opinion des nominaux est complètement erronée. — 601. Observation : Les mots, comme sons, et les concepts, comme modifications de l'esprit constituent des choses singulières, mais la conception est universelle en ce que son objet est commun à plusieurs choses. - 602. Le mot, ou concept général ne désigne pas plusieurs individus, mais quelque chose de commun à plusieurs individus. - 6o3. Deux arguments de Leibnitz contre Nizzoli. - 604 Le nominalisme a de l'affinité non-seulement avec le scepticisme, mais encore avec le matérialisme et avec l'idéalisme objectif. - 6o5. L'opinion de Platon sur la nature des universaux est inadmissible. - 606. Dieu n'a pu créer les choses sur des exemplaires qu'il aurait contemplés hors de lui. — 607. Ockam et Abeilard ont victorieusement réfuté le réalisme de Guillaume de Champaux. — 608. Le réalisme ontologique n'est pas non plus fondé en raison. — 609. Le conceptualisme d'Abeilard doit être rejeté.— 610. Ce conceptualisme anéantit toute science objective, aussi bien que le nominalisme. — 6 II. Le commun fondement de ces trois systèmes, c'est de supposer que le mode d'existence de l'objet conçu doit être le même dans l'ordre idéal et dans V ordre réel. — 612. Ce principe est en opposition complète avec la vérité. — 61 3 Le conceptualisme, tel que l'ont compris Aristote, Albert le Grand, saint Thomas, est seul conforme à la vérité. - 614. i"> Les universaux existent en acte dans l'intellect. — 6i5. 2» Ils tjixstent fondamentaleynent dans les choses. — 6i6. Argument de saint Thomas établissant à la fois les deux assertions précédentes. Pag 662-674

CHAPITRE NEUVIÈME. — COMMENT l' INTELLECT CONNAIT LES DIVERS GENRES d'ÊTRES

g 617. Dans ce chapitre on examine comment l'intellect parvient à connaître les choses matérielles, à se connaître elle-même et à connaître les substances spirituelles. Pag . ^'7^

ART. 1. — Comment l'intellect connaît les choses matérielles

83 618 L'intellect appréhende les choses sensibles d'une connaissance immatérielle, universelle et nécessaire. - 619. Il ne peut connaître directement les choses matérielles en tant qu'elles sont singulières. - 620. Il les connaît indirectement au moyen de la réflexion sur ses propres actes. - 621. Pour atteindre les choses singulières, l'entendement suit une marche inverse à celle suivie pour atteindre l'universel. - 622. Observations : i" Bien qu'indirecte la connaissance des choses singulières par l'intellect est supérieure à celle que nous en donnent les sens ; 2o Si les choses matérielles ne sont pas directement intelligibles, c'est à raison de leur matérialité et non a raison de leur singularité ■ 3o Le propre de notre intellect est de ne pouvoir appréhender directement les choses matérielles dans leur singularité. Fag . C7Û-Û78

ART. II. — Comment l'âme se connaît elle-même

Il 623. La connaissance de l'âme comprend la connaissance de son existence et celle de sz. nature.— Gz^^. L'âme connaît son existence par la conscience habituelle et par la conscience actuelle. — 6-2 5. Elle ne peut connaître sa nature propre par la conscience seule. — 626. Le raisonnement par lequel l'âme connaît sa nature s'appuie sur ses opérations intellectuelles. Pag. 676-682

ART. m. — Si l'intellect humain peut connaître les substances immatérielles

Il 627. L'existence des purs tSTpnts paraît nécessaire à l'harmonie de l'univers.

— G28. La perfection de l'univers demande qu'il y ait de purs esprits, elle n'exige 'pas que toutes les créatures soient de pures intelligences. — 629. L'homme ne peut combler le vide qui exister?it sans eux dans l'univers. — f)?©. Notre intelligence ne peut connaître les purs esprits en eux-mêmes. —

— 63 1. Ni la connaissance des choses matérielles, ni celle de notre âme ne peuventnous procurer une parfaite connaissance des purs esprits. Pag. 683-685

CHAPITRE DIXIÈME. — CRITÉRIOLOGIE OU DE LA VALEUR DE NOS FACULTÉS DE CONNAITRE RELATIVEMENT A LA CERTITUDE

g 632. Ce chapitre comprend la critériologie, ou l'examen des divers critères de la vérité. Pag . , ^^^

ART. I. — OÙ sont expliquées certaines notions

gg 633. Notre esprit peut se trouver, par rapporta la connaissance des choses, dans Vignorance, dans Je doute, ou dans la certitude. — 634. De l'opinion et de la certitude ; définition de l'erreur. — 635. Quelques auteurs placent la certitude dans un degré supérieur de probabilité. — 636. Il y aune différence essentielle entre la probabilité et la certitude. — 637. Les critères de la vérité sont : la conscience, les sens externes, la raison, la mémoire 6t ra2<^orffe.— 638. Observations: 1° L'autorité est un motU externe de certitude, les quatre autres critères sont des motifs internes. — 639. 20 Les critères internes se confondent avec nos diverses facultés de connaître, l'autorité peut se ramener aux critères internes. — 640. 3o L'évidence n'est pas le critérium de la certitude. — 641. 40 La certitude est métaphysique, physique ou morale, suivant le motif qui la détermine. — 642. Généralement parlant la certitude métaphysique l'emporte sur les deux autres. — 643. La certitude de la^ foi surpasse toute autre certitude. — 644. Dogmatiques et sceptiques ; scepticisme vulgaire, scepticisme critique, scepticisme mystique. — 645. Ordre qui sera suivi dans cette discussion. Pag 686-698

ART, II. — Des critères de la conscience et des sens externes

Il 646. Ces deux critères reposent également sur l'expérience immédiate. — Cj:^-]. La véracité de la conscfe«ce est si manifeste qu'elle ne peut être démontrée et n'a nul besoin de l'être. — 648. Aucun sceptique ancien n'a nié la véracité de la conscience. — 649. Kant, après Hume, enseigne que par la conscience nous connaissons seulement le moi phénoménal. — 65o. L'esprit humain connaît l'existence réelle de l'âme Iq par la conscience habituelle. — 65 1. 2o Par la conscience actuelle. — 652. Les transcendantalistesdétrmsentlZirézWxé du moi en voulant l'établir sur la conscience pure. — 653. Cousin et Mamiani

prétendent que le moi phénoménal est prouvé par la conscience et le moi réel par la raison. — 654. La réalité substantielle du moi ne peut être connue que per la conscience. — 655. La conscience n'est pas le critérium général et dernier de toute vérité. — 656. m Object. Il nous arrive souvent de concevoir des doutes' sur la nature de nos modifications. — ôSy. Rép. Nous doutons parfois delà nature de nos modifications, mais nous ne doutons jamais de leur existence. — 658. Inst. Quelquefois nous doutons précisément de l'existence de nos modifications. Rép. Nous doutons si nous avons éprouvé telle modification, mais non si elle q:l\?,Xq présentement en nous. — 659. 2e Ohjcct. Dans la folie et dans les rêves, la conscience trompe ; donc. — 660. Rép. Le domaine de la conscience est restreint aux modifications internes du moi; dans ces limites elle ne trompe jamais. — 66 1. Du critérium des sens externes. — 662. Opinions diverses : réalisme naturel, idéalisme et réalisme hypothétique. — 663. On distingue l'idéalisme subjectif, l'idéalisme objectif et l'idéalisme transcendantal. — 664. Le réalisme hypothétique appuie la véracité des sens sur la véracité divine, sur la révélation, ou sur le principe de causalité. — 665. Le réalisme naturel, qui admet l'objectivité des perceptions sensibles, est seul conforme à la vérité. — 666. Réfutation générale de l'idéalisme et du réalisme hypothétique. — 667. Réfut. particul. de l'idéalisme subjectif: lo Les sensations ne sont point l'œuvre de la volonté. — 668. 20 Elles ne proviennent pas du développement naturel d'une force inhérente à l'âme. — 669. Refit, particul. de l'idéalisme objectif: Dieu n'est pas la cause de nos sensations. — 670. Cette supposition répugne, si non à la toute puissance de Dieu, du moins à sa sagesse et à sa véracité. — 671. Réfut. particul. de l'idéalisme transcendantal : Les partisans de ce système ne parviennent pas à expliquer l'existence des réalités objectives. — 672. Réfut. panicul. du réalisme hypothétique. Descartes, Malebranche et Cousin expliquent mal la réalité objective des corps. — 670. L'existence du monde sensible est une vérité primitive de fait ; toutes les sensations sont objectives, erreur de Condillac. — 674. le Object. Les qualités sensibles existent dans l'âme qui sent et non dans les choses. — 675. Rép. En tant que sensation, elles existent seulement dans l'âme, mais en tant qu'elles sont cause de la sensation, elles sont extérieures. — 676. 2e Object. Dans les rêves on croit percevoir les corps ainsi que dans l'état de veille. — 677. Rép. lyétat de veille et le sommeil se distinguent l'un de l'autre par des caractères qui empêchent de les confondre. — 678. 3e Object. Qui sait si nous ne sommes pas le jouet de quelque génie malfaisant qui nous fait percevoir des corps qui n'existent pas. — 679. Rép. Cette supposition est injurieuse à Dieu, auteur de nos facultés. — 680. Quel est la valeur des jugements immédiats que nous portons sur les qualités sensibles des corps et sur leurs relations ? — 68i. Observations préliminaires : 10 Ces jugements sont formés soit par les sens, soit par l'intellect avec le secours des sens. — 2° Dans les jugements formés par l'intellect, les sens peuvent être considérés en eux-mêmes, ou en tant qu'ils représentent autre chose. 3o Pour bien remplir leur office, les sens réclament certaines dispositions. — 682. Réponse à la question proposée : 10 Les erreurs sur les propriétés des sensibles prouvent elles-mêmes l'existence du monde. — 683. 2° S'ils sont dans leur état normal et employés à propos, les sens ne se trompent [amais dans leurs jugements sur les sensibles propres. — 684. 3o Les sens peuvent se tromper sur les sensibles communs et sur les sensibles par accident. — 685. 1° Les jugements de l'intellect sur les divers états des sens ne peuvent être erronés; 2,, Les idées que l'intellect dégage des fantômes sont objectives si les sens et l'imagination s'exercent dans des conditions normales. — 686. Les jugements de l'intellect sur les choses singulières sont également objectifs, — 687. Il en est de même des jugements que

858 "table analytique

l'intellect prononce sur les relations des choses sensibles. — 688. Les erreurs que l'on attribue aux sens ne viennent d'ordinaire que de la précipitation du jugement. Pag ôgg-ySo

ART. III. — Du Critérium de la raison

§g 689, Ce critérium comprend les vérités intuitives, inductives et déductives. — 690. Des axiomes ou jugements qui jouissent d'une évidence immédiate. — 691. 11 n'est ni nécessaire ni possible de démontrer la vérité des jugements évidents par eux-mêmes. — 692. L'erreur est impossible, parce que l'esprit connaît leur vérité sans inoyen terme. — 693. L'école empirique nie l'utilité des axiomes. — 694. Réfutation. — ôgS. Comment les axiomes tiennent lieu de principes dans les sciences. — 696. Les axiomes ne manifestent point l'existence absolue des choses. —697. Wathely, Stevvart, rejettent l'induction complète comme une pure tautologie. — 698. Réfutation. — 699. Les philosophes accordent une valeur plus on moins grande à l'induction incom' plète. — 700. La vérité de l'induction incomplète repose sur le principe d'analogie. — 701. Légitimité du principe d'analogie. — 702. Certitude de l'induction incomplète. — 708. Dans certains cas, elle ne donne qu'une probabilité plus ou moins grande. — 704. Réfutation: 1° Locke refuse à tort toute certitude à l'induction incomplète ; 2° Hume prétend sans raison que l'induction ne repose sur aucun principe solide ; 3° Lang. ambigu de quelques auteurs. — 706. De la déduction ou syllogisme. — 706. La certitude du syllogisme déduclif ne peut être niée sans contradiction. — 707. Utilité du syllogisme : i» Il nous conduit à des connaissances nouvelles. — 708. 20 II donne la connaissance en acte de ce qui n'était connu qu'en puissance. — 709. La nature des connaissances qu'il fournit dépend de la nature des prémisses, lesquelles peuvent ê,t\-& rationnelles o\x expérimentales. ^2i^ 731-746

ART, IV. — Véracité de la mémoire

gg 710. Nier la véracité de la mémoire serait nier son existence. — 711. Le pouvoir de discerner les perceptions antérieures prouve la véracité de la mémoire. — 712. Obj. La mémoire nous trompe; donc. — 7i3. Rép. La mémoire oublie, mais elle ne rapporte pas à faux. — 714. Inst. On prend parfois les fantômes de l'imagination pour les images de faits perçus auparavant. — 71 5. Rép. Cela n'arrive qu'à l'homme qui n'est passif' compos. Pag. 747-749

ART. V. — Autorité du témoignage humain

Il 716. Définition des termes relatifs au témoignage. — 717. L'autorité du témoignage Divin est incontestable ; la Révélation jouit de la certitude métaphysique absolue. — 718. Il importe à la religion, à la société civile et à la société domestique d'établir l'autorité du témoignage humain. — 71g. Témoins oculaires, auriculaires, contemporains, modernes ; le témoignage est transmis par Vhistoire, la tradition, les monuments historiques. — 720, Plusieurs témoins oculaires qui rapportent un fait simple, public et célèbre méritent toute créance. — 721. i» Ils ne peuvent se tromper. — ■jxi. 10 Ils ne peuvent pas non plus tromper les autres. — 723. Certitude morale exceptionnelle des faits qui remontent à l'origine du Christianisme. — 724. Le témoignage à'iin seul témoin peut quelquefois donner la certitude. — 726. La certitude des faits compliqués et des circonstances peu importantes n'est pas non plus impossible. — 726. Les faits surnaturels sont susceptibles d'être connus avec certitude. — 727. Les caractères des traditions véridiques sont la constance et Vampleur. — 728. L'erreur ne peut se glisser dans une tradition

TABLE ANALYTIQUEf 869

qui a ces caractères. — 729. Obj. 11 est impossible que les faits qui passent par tant de bouches ne soient pas altérés. — ySo. Rép. Cette altération ne peut atteindre ni les faits de grande importance, ni leurs circonstances notables. — 73 1. Les monuments contemporains des faits sont véridiques, s'ils ont été érigés par tout un peuple en souvenir d'un fait mémorable et public. — 732. L'autorité de l'histoire est contestée par un certain nombre d'auteurs. — 733. Si la tradition et les monuments nous donnent la certitude des faits anciens, a fortiori l'histoire. — 734. 11 est faux que les origines de tous les peuples et de toutes les religions soient enveloppées de mythes. — 735. /« Obj. de Bayle : On a découvert avec le temps la fausseté d'événements qui avaient passé pour vrai jusqu'alors. — 736. Rép. On a découvert leur fausseté parce qu'ils n'avaient pas les caractères voulus pour mériter créance. — 737. 2e Obj. du même : On doit mettre au rang des fables les événements que les historiens ont entourés de circonstances contradictoires. — -j'iS.Rép. Cette diversité dans les circonstances prouve leur fausseté, mais confirme la vérité du fait lui-même. — 73y. 3<' Obj. des rationalistes : Les origines des peuples et des religions sont mêlées de fables grossières ou absurdes. — 740. Rép. Cela est faux pour ce qui regarde le peuple Juif, la religion mosaïque et la religion chrétienne. Même chez les historiens profanes, la critique distingue les faits vrais des circonstances fabuleuses. Pag. 749" 7*^*^

ART. VI. — Du Scepticisme vulgaire

g§ 741. Pyrrhonisme : la lutte des opinions est son principe, l'imperturbabilité de l'dme son but, la suspension de tout jugement, \q moyen, de l'atteindre.

— 742. Le scepticisme de l'Académie dlffèvQ en deux points du Pyrrhonisme.

— 743. Enésidème nie le principe de causalité et Agrippa la valeur des démonstrations. — 744. L'Ecole empirique ne tient compte que de l'observation des faits.— 745. Le scepticisme disparaît pendant tout le moyen âge. — 746. Après Luther, le pyrrhonisme reparaît avec Montaigne, Sanche^, Foucher.

— 747. Bayle attaque les principes de la raison et de la foi, ainsi que la certitude historique ; Hume rejette les notions de substance et de cause. — 748. La vérité de la science ne peut être directement démontrée contre les sceptiques, elle peut l'être indirectement par la réfutation de leurs sophismes. — y .^g. Réfutât ion. Les Pyrrhoniens refusent sans motif à la raison et à la perception des sens la certitude qu'ils accordent à la conscience. — 750. Pour combattre la certitude, les sceptiques sont obligés de l'admettre. — 75 1. Leur principe de conduite présente les mêmes contradictions. — ^752. Hume tombe dans une contradiction analogue. — 753. Les sceptiques attaquent la raison par la raison même. — 754. Observation finale sur les contradictions des sceptiques. — 755. Argument de saint Augustin contre les Académiciens. — 756. La détermination du vraisemblable suppose la connaissance du vrai. — 757. Pour établir leur probabilisme, ils admettaient plusieurs choses comme certaines.

— 758. Solution des difficultés. — 759. r Obj. Les sensations diffèrent beaucoup entre elles ; donc. — 760. Rép. Le fait est vrai, mais la conclusion qu'on en tire est fausse. — 761. 2' Obj. La diversité des opinions des différents peuples et des philosophes prouve qu'il n'y a rien de certain. — 762. Rép. 10 II y a plusieurs vérités et plusieurs points de morales généralement admis.

— 763. 20 Si les apparences sont quelquefois opposées, les conceptions intellectuelles ne le sont jamais. — 764. 3' Obj. La connaissance de la vérité est variable comme son sujet. — 765. Rép. La connaissance a rapport au sujet et l'objet; c'est de sa conformité avec ce dernier que dépend sa vérité. — 766. 4' Obj. Rien n'est certain sans démonstration, et toute démonstration suppose

quelque principe certain ; donc. — 767. Rép. Les premiers principes étant évidents par eux-mêmes n'ont pas besoin d'être démontrés. Pag . . 767-782

ART. vu. — Du Scepticisme mystique

gg 768. Le scepticisme mystique nie les forces de la raison humaine et place d^ns la révélation le critérium de la vérité. — 769. Ce système a été exposé et réfuté ailleurs. — 770. Le traditionalisme présente deux graves inconvénients. — 771. lo Les sceptiques mystiques tombent dans plus de contradictions que les sceptiques vulgaires. — 772. 20 Ils renversent l'autorité 'de la révélation, au lieu de l'établir plus solidement. — 773. Le traditionalisme de Ventura présente des inconvénients de plus d'un genre. — 774. Object. Si l'esprit humain découvrait les vérités métaphysiques et morales il créerait Dieu et l'esprit humain. — 775. Rép. Cette assertion est fausse, elle conduit à des conséquences absurdes et confond la connaissance humaine avec la connaissance divine. — 776. Pomponace de Mantoue enseigne que les principes de la raison peuvent contredire la foi. — 777. lo Loin d'être jamais oposée à la foi, la raison lui rend d'importants services. — 798. 20 Saint-Thomas prouve solidement l'impossibilité d'un désaccord entre la raison et la foi. — 77g. 3" Leibnitz explique la même doctrine. Pag 783-790

ART. viii. — Du Scepticisme critique

gg 780. Kant nie l'objectivité de la conscience,des sens clàcla raison spéculative ; il échappe au scepticisme au moyen de la raison pratique. — 781. Réfut. I" La question que se pose Kant, au début de sa critique, la connaissance estelle possible? est absurde ; 2° LamanièredontKant poursuit sa critique présente également plusieurs absurdités ; 3" La conclusion de sa critique n'a aucune valeur ; 40 La raison pratique ne peut édifier ce que la raison théorique a détruit. — 782. Les prétendus postulata de la raison pratique n'ont point ce caractère. Pag . . . • 791-794

ART. IX. — L'esprit humain considéré moralement parvient-il toujours

à la vérité

gg 783. Il importe de déterminer maintenant la valeur morale de nos facultés de connaître. — 784. 1° La relation des sens sur leur objet propre et la simple appréhension de l'entendement ne peuvent induire l'esprit en erreur ; 2o L'esprit humain ne peut se tromper sur les premiers principes ; 3° Il peut errer dans les déductions qu'il en tire. — 785. L'expérience confirme de tout point cette doctrine. — 786. Corollaires : 1° Les rationalistes exagèrent les forces de l'esprit humain : 20 Les traditionalistes exagèrent la faiblesse de nos facultés. — 787. Les traditionalistes confondent la certitude avec Vinfaillibilité qui ne convient qu'à Dieu, — 788. Passage remarquable de Richard de St-Victor sur cette question. Pag 795-800

ART. X. — Des Auxiliaires de la raison humaine dans la recherche de la vérité

jig 789. La Révélation est le premier et le plus important auxiliaire de la raison humaine. — 790. La théologie perfectionne la philosophie sans porter atteinte à sa dipçnité. — 791 II faut se tenir à égale distance du rationahsme et du traditionalisme. — 792. Le sentiment commun des philosophes constitue le second auxiliaire de la raison. — 793 Le consentement de tous les peuples

forme le troisième. L'erreur de Lamennais fut d'exagérer l'autorité du consentement généraL — 794. Quelques auteurs sont tombés dans l'erreur contraire en lui refusant tou{c autorité doctrinale. — ygS. 10 Une opinion constante et universelle ne peut être fausse. — 796. 20 L'examen des sources de ce consentement conduit à la même conclusion. — 797. Object. de Sextus l'empirique : Il est impossible d'interroger tous les hommes ; donc. — 798. Rép. Le témoignage des historiens et les livres des philosophes nous font suffisamment connaître le fait du consentement général. — 799. Object, de Galluppi : La raison générale étant la résultante des raisons particulières est sujette à l'erreur comme elle. — 800. Rép. D'abord la raison particulière connaît certainement plusieurs choses, ensuite le consentement général vient bailleurs que des lumières réunies des raisons particulières. — 801. Oject. de Bayle: II est certain que plusieurs erreurs avaient partout prévalu. — 802. Rép. C'est le contraire qui est certain, le polythéisme que l'on cite ne peut revendiquer ni la perpétuité, ni l'universalité. Pag • 801-810

Page 1