‹ Élements de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernesChapitre 104 sur 106 · TOME III · texte numérisé non relu

TOME III

tude ridicule de leurs Dieux, les païens leur attribuaient des mœurs qui les avilissaient dans leur estime ; 2,, Les rits de la religion ne valaient pas mieux : l'cftusion du sang humain était souvent mêlé à leurs sacrifices ; les jeux cruels du cirque faisaient partie de la religion païenne et la licence des mœurs était regardée comme un acte religieux ; i^ La religion païenne devait être stérile dans ses fruits : L^. piété envers les dieux, Vhonnêteté des mœurs étaient impossibles dans le paganisme. — 44'>- S. Cyprien fait un parallèle entre la religion chrétienne et la religion païenne qui met cette vérité dans tout son jour. — 447. Ceux qui disent que la religion chrétienne est contraire au bien de l'Etat changeraient de langage s'ils voyaient tout un peuple, citoyens et magistrats, vivre d'après les maximes de l'Évangile. — 448. Le monothéisme ne fut-il pas une source intarissable de guerre ? disent quelques pseudo-politiques modernes. D'abord le vrai monothéisme défend expressément de propager la religion par la violence et par les armes, tandis que le polythéisme permet et ordonne ce mode de propagation ; si parfois la religion a été une occasion de guerres, il faut s'en prendre aux passions humaines et non aux doctrines monoihc\stcs. — 449. Le culte des fausses divinités ne fut pour rien dans la conservation et dans la propagation de l'empire romain : on doit l'attribuer aux vertus des anciens Romains, à la passion delà gloire et à l'amour qu'ils avaient pour leur patrie. — 45o. Comment les Romains auraient-ils grandi par la religion, puisque leur grandeur fut le fruit de leur impiété, dit Tertullien. — 451. Au reste la grandeur de l'empire romain doit être regardé comme un effet particulier de la Providence, ainsi que l'explique très-bien le Pape S. Léon le Grand. Pag 7^7-774-

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