‹ Élements de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernesChapitre 94 sur 106 · TOME III · texte numérisé non relu

TOME III

petits animaux. — 141 . Nous avons démontre dans la Dynamilogie: i" que le principe de la vie sensilive est M>i/^ue dans chaque individu, et qu'il est distinct des orf^aues; 2° que ce principe, acquérant diverses propriétés dans les divers organes, exerce diverses opérations scnsilivcs; j'ornais que les organes ne sont que les instruments divers de l'âme raisonnable qui les informe. — 142. Haller ne s'éloigne pas moins de la vérité lorsqu'il refuse la puissance vitale à la sensibilité pour l'attribuer à Virritabilité seule; car les opérations qui dépendent de la sensibilité viennent du même principe intérieur que celles qui dépendent de l'irritabilité. — 143. Parlons de Bichat: sa division delà vie en vie animale et en vie organique est purement imaginaire ; car, d'après lui-même, ces deux vies ne se manifestent à nous que par divers phénomènes de sensibilité et de contractilité. — 144, De plus, sa division de la vie est absurde sous plusieurs rapports : i» parce que la vie animale renferme en soi la vie organique ou vie nutritive. — 145. '-i*^' parce que les différences qu'il établit entre la sensibilité animale et la sensibilité organique, entre la contractilité de la \'\q animale et la contractilité de la vie organique étant seulement accidentelles, elles ne constituent pas deux vies d'une nature diverse. — 146. D'ailleurs la plupart des physiologistes reconnaissent aujourd'hui qu'il n'y a qu'une seule sensibilité et une seule contractilité dans le corps humain et que de leur union résulte la vie unique de l'animal ; ils se trompent seulement en ce qu'ils ne veulent pas que ce principe soit distinct des nerfs et des muscles. Pag 111-122.

Art. IV. — Réfutation du Vitalisme et démonstration de l'Animisme

g^, 147. La vie du corps humain ne peut être rapportée aux lois mécaniques Cl 2iux forces chimiques de la nature, elle ne réside pas non plus dans une force vitale inhérente aux organes; il nous reste à décider si ce principe, qui est distinct des organes, n'est autre que l'àme raisonnable, ou s'il existe un troisième principe à la fois distinct de l'âme et du corps. — 148. Le philosophe chrétien ne peut douter que l'âme ne soit la forme substantielle du corps et son principe vital. — 149. Nous établirons d'abord la vérité de l'animisme, nous répondrons ensuite aux difficultés des Vitalistes. — i5o. 1° La plupart des philosophes et des médecins ont toujours admis avec le commun des hommes l'unité de principe dans l'homme; tous, savants et ignorants, disent 7V marche, je digère, comme ils disent je sens, je connais, je conçois, je veux. — i5i. 2'' Cette persuasion commune à tous les lv)mmes est fondée sur le témoignage de la conscience. — i52. 3*^' L'âme et le corps sont unis entre eux de manière à former par leur union Vétre unique de l'homme; or si le principe substantiel qui conçoit, qui veut, qui sent et qui végète dans l'homme n'était pas unique, Vétre complet de l'homme ne serait pas unique non plus. — 153.4'* Si deux âmes entraient dans la constitution de l'homme, il en faudrait une troisième pour les ramènera l'unité, car les vitalistes comme les animistes reconnaissent l'unité de l'homme.— 154. Les Vitalistes croient sauver l'unité de l'homme en disant qu'elle résulte de l'association des deux principes ei que l'un est subordonné à l'autre : mais cette unité ne serait pas Vunité substantielle qui appartient à l'homme. — i 35. 5» Si l'homme était composé de deux principes formels, il s'ensuivrait, lorsqu'on dit que l'homme est un animal, ou bien que l'animalité serait énoncée seulement par accident de l'homme, ou bien que la notion d'homme ser.iit contenue dans la notion d'animal; or ces deux conséquences sont absurdes l'une et l'autre. — i5(>. 6" S'il y avait deux âmes dans l'homme, les opérations de l'une ne seraient jamais entravées par les opérations de l'autre, puisque leurs opérations ne sont pas contraires : si donc elles se contrarient c'est qu'elles procèdent d'un seul et même principe. — 157. 7» S'il y avait dans l'homme deux principes substantiels distincts et divers, les opérations de l'un ne pourraient appartenir à l'autre, parce que chaque substance complète est l'unique principe et l'unique sujet de ses opérations; or, la théorie d'un double principe admise, on est contraint d'attribuer certaines opérations à l'un et à l'autre principe et certains autres tantôt à l'un et tantôt à l'autre. — i58. Mais , en supposant

qu'il existe un principe vital distinct du corps et de l'âme, quelle en est la nature d'après les Viialistcs r — i b(). Les uns le regardent comme matériel, d'autres le tiennent pour immatériel, d'autres enfin m se prononcent pas sur sa nature. — 160. fCeux qui reconnaissent l'existence d'un principe vital dans l'homme et qui avouent n'en point connaître la nature se contredisent euxmêmes. — 161. 20 Quant à ceux qui le font matériel, ils rencontrent un double ccueil ; s'il est matériel et privé de vie, comment pourrait-il donner la vie; et comment pourrait-il agir sur l'âme intellective pour former avec elle un tout substantiel, puisque ce qui est corporel ne peut rien sur les substances incorporelles ; ceux qui regardent le principe vital comme immatériel sont obligés de reconnaître qu'il survit à la dissolution du corps, ce qui est un autre inconvénient. Pag 122-1 36

Att. V. — De quelle manière l'dme est le principe des opérations vitales

g§ 162. L'âme raisonnable produit-elle par la raison et avec conscience l'organisme du corps et les opérations vitales, comme l'ont cru quelques Animistes? — 1 63. Descartes avait enseigné que toutes les opérations de l'âme se ramènent à la pensée : or l'âme n'a pas conscience de ses opérations vitales, ajoutèrent les vitalistes ; donc elle n'en est pas le principe. — 164. Les Animistes résolvent diversement cette difficulté : Stahl et Perrault admettaient la maxiyne de Descartes, mais rejetaient le fait allégué par les vitalistes : l'âme, d'après Perrault, produit les actions vitales par l'intelligence et la volonté^ ['habitude SQulù empêche qu'il en ait conscience; Stahl veut que l'âme les produise par la raison intuitive, ce qui fait, dit-il, qu'elle n'en conserve pas le souvenir. — 163. D'autres Animistes, entre autres Bouillier, soutiennent que l'âme construit l'organisme de son corps et en produit les opérations vitales par instinct et non par raison, mais qu'elle les connaît au moyen d'un sens intérieur, qu'ils nomment le sentiment de la vie. —i6ô. L'opinion de S. Thomas et des Scolasiiques sera exposée dans les paragraphes suivants. — 167. Disons tout d'abord que les opérations vitales sont des opérations naturelles et non des opérations rationnelles: car elles doivent ressembler à l'être que l'âme communique au corps. — 168. Ainsi lo l'âme n'est point la cause de l'organisme de son corps ou de ses opérations vitales par sa raison : car elle lui communique un être purement naturel, qui est Vétrc végétatif. — i6t). Object. de Perrault et de Stahl : L'organisme a une fin particulière, et un ordre admirable règne entre ses parties. Donc l'âme en est la cause par sa raison. — 170. Réponse: Les causes naturelles agissent pour une^în spéciale par instinct et sans connaître pour quelle fin elles opèrent, ce qui n'empêche pas qu'elles n'atteignent les fins que Dieu leur a prescrites. — 171. 20 Nous disons contre Bouillier que l'âme n'a pas la conscience proprement dite de ses opérations vitales, parce que l'âme n'a conscience que des opéralions qui sont cognitives par elles-mêmes, ou de celles qui partent de la connaissance. — 172. 3'^ La manière dont Sîahl et Perrault expliquent comment il se fait que l'âme n'a pas conscience de sjs opérations vitales, quoiqu'elle les produise par la raison, est absurde : en etVot Vhabitude ne peut rendre instinctives des opérations primitivement volontaires et rationnelles : l'explication de Stahl irait à prouver que l'âme n'a pas conscience non plus de SQS intellections. — 173. 4» Observons enfin que si l'on attribue quelque autorité au principe de Descartes qui a trompé les vitalistes et plusieurs animistes, on est contraint de nier l'existence dans l'âme de plusieurs opérations intellectives et volontaires dont nous n'avons pas conscience. — 174. Cependant l'dme possède une certaine connaissance expérimentale de l'organisme do son corps et de ses opérations. — lyb. Il n'est pas facile de définir comment l'âme acquiert cette connaissance et jusqu'où elle s'étend. — 176. i" L'âme nous parait acquérir la connaissance habituelle de ses opérations, parce qu'elle est présetite à son corps d'une manière permanente ; cette connaissance s'acquiert surtout par le tact passif qui est répandu par tout le corps. — 177. 2^ Pour la même raison, l'âme possède la connaissance habituelle des opérations vitales.— 178. 3** L'âme possède aussi, croyons-nous, une certaine connais-

85o TABLE ANALYTIQUE

&^iM:e actuelle de ses opérations vitales, au moyen du même sens. — 179. II est vrai qu'elle ne connaît pas les actes spéciaux par lesquels elle exerce chacune de ses opérations vitales ; car cette connaissance est purement directe, parce qu'elle provient de la sensation et non de l'intellect. — 180. Il n'est donc pas nécessaire d'admettre un sens viial, comme une faculté particulière, ayant pour objet de percevoir les opérations vitales. Pag l'^h-i^H

Art. ti. — Réfutation des arf^uments directs des Vitalistes contre V unité de la forme substantielle ou du principe vital

g^ iSi. Les arguments directs des Vitalistes sont tirés des principes de l'animisme, leurs arguments indirects tendant à prouver que l'animisme conduit à des conséquences absurdes. — 1S2. jr,- Object. Ockam, Gassendi etc.: Un seul et même principe ne peut produire des effets de nature diverse : or les opérations végétatives, sensitives et intellectives sont diverses par nature; donc. — i83. Réponse : loSi ce principe ne possède pas plusieurs puissances opcratives et qu'il opère immédiatement, il ne peut produire que des effets d'une même nature; mais, s'il opère au moyen de diverses puissances ou facultés, rien n'empêche qu'il ne produise des effets dénature diverse. — 184. 20 L'âme est une forme qui surpasse la capacité de la matière qu'elle informe; c'est pourquoi, outre les forces qu'elle communique à son corps et les facultés qu'elle exerce de concert avec lui, elle conserve certaines facultés qu'elle exerce sans le secours des organes corporels. — i85. 3o Ces facultés ne sont pas opposées de manière à s'exclure mutuellement, elles sont opposées en ce sens seulement que Vuiie est plus parfaite que l'autre. — 186. iw- Object. Tous les vitalistes: Rien ne peut cire opposé à soi-même ; or, dans l'homme, l'appétit sensitif lutte contre l'appétit raisonnable ; donc. — 187. Réponse : Loin d'être en contradiction avec l'animisme, cette lutte en prouve la vérité : 1» Les actes des deux appétits ne sont pas opposés sous le même rapport. — 188, Leur opposition est accidentelle et non substantielle. — 189. 20 Celte lutte entre les deux appétits ^rowi^e l'animisme, puisqu'elle ne pourrait exister si les deux appétits n'appartenaient pas au même sujet. — 190. Ce qui confirme cette doctrine c'est que, sans elle, plusieurs points de morale naturelle et de morale révélée seraient inexplicables. — 191. .^r Object. Flourcns: Ilya dans l'animal autant de principes divers d'opérations que d'organes divers ; or l'organe de la vie diffère de l'organe de l'intelligence ; donc. — 192. Réponse: 10 Flourens suppose à tort que toutes les facultés de l'homme résident dans des organes propres., les facultés intellectuelles comme les autres. — 193. Au contraire, l'âme est le vrai principe et le vrai sujet de toutes les facultés de l'homme, soit seule, s'il s'agit des facultés intellectives., soit de concert avec le corps, s'il s'agit des facultés sensitives ou végétatives. — 11)4. 2" Les f lits observes par Flourcns ne sont pas tellement certains qu'il soit possible d'en déduire une théorie d'anthropologie rationnelle ; d'ailleurs n'cst-il pas absurde de vouloir déterminer l'organe de l'intelligence chez l'homme par des expériences faites sur les bêtes ? — iqS. Instance du inême auteur : L'intelligence seule disparaît, si l'on enlève les deux hémisphères du cerveau, et la vie cesse entièrement si on enlève la moelle allongée ; donc la vie et l'intelligence sont deux prinncipes divers. — 196. Réponse: 1° Je rétorque l'argument, si la vie et l'intelligence sont deux principes divers, pourquoi l'intelligence disparaît-elle avec la vie '. — 197. 2" Ce qui explique pourquoi l'homme perd quelquefois de son vivant l'usage de l'intelligence c'est que râmc ne s'unit point au corps, comme sa forme, par son intelligence. — 198. La vie ne cesse paschez l'homme quoique l'usage de l'intelligence soit suspendu, parce que les facultés végétatives qui donnent la vie au corps de l'animal relèvent de l'âme et non de l'intelligence. — 199. 4'' Object. Haller, Barlhcz, Flourcns : On trouve des mouvements vitaux dans un cadavre électrisé, dans un membre récemment amputé etc. ; donc l'âme n'est pas le principe des opérations vitales. — 200. Réponse : 10 11 n'est pas vrai que les mouvements qu'on observe dans ces circonstances soient des actes vitaux, car 1/5 ne partent pas d'un principe interne à l'animal. — 201. 2" Si le principe de

vie restait dans le corps après que l'âme s'est retirée, il produirait en lui tous les effets qu'il est naturellement capable de produire; or cela n'a pas lieu; donc. —202. 5i' Object. Lordat : Si l'intelligence et la vie appartenaient à un seul et même principe dans l'homme, elles subiraient en lui les mêmes vicissitudes ; or, l'intelligence croît, tandis que la vie décline. Donc. — 2o3, Réponse : L'âme ne communiquant pas la vie au corps en tant qu'elle est intelligente, il n'est pas étonnant que l'intelligence ne subisse pas ab?iolument les mêmes vicissitudes ; d'ailleurs on sait que les matérialistes arguent de la similitude des vicissitudes de l'intelligence et du corps pour nier l'âme. — 204. 6^ Object. Lordat: Si le principe des opérations intellectuelles et des opérations vitales était le même, les enfants ressembleraient à leurs parents par les qualités intellectuelles et morales, comme ils leur ressemblent par les qualités physiques ; or cela n'est pas ; donc. — 2o5. Réponse : Le principe et le/ait contenu dans les prémisses de cet argument sont également faux. — 206. y c Object. Lesègue : On doit rejeter une tiiéorie absurde et impie ; or l'animisme à ce caractère ; donc. — 207. Preuve de la mineure : En effet il faudrait dire que l'àme produit toutes les œuvres basses et serviles qui s'accomplissent dans le corps. — 20H. Réponse : Ce qui suit nécessairement la nature d'une chose ne peut être indigne de cette chose. Or les opérations vitales sont produites par l'âme raisonnable, non pas en tant qu'elle est raisonnable, mais en tant qu'elle est le principe qui donne la vie au corps. — 209. Instance : Faire de l'âme raisonnable le principe des opérations vitales, c'est la rabaisser au rang de la bête. — 210. Réponse : Dans la série des êtres créés, la nature inférieure est toujours contenue virtuellement dans la nature supérieure ; donc, sans perdre sa nature intellectuelle, l'âme raisonnable peut communiquer à son corps l'être sensitif et Vêtre vésçétatif. Pag 148- 1 66

Art. VII. — Réfutation des argumoits indirects des Vitalistes contre V unité

du principe vital

Il 211. irc Object. Si l'âme était ia forme substar.tielle du corps, elle serait étendue et divisible comme \\i\; donc— 212. Réponse: Nous avons démontré que toute forme substantielle était indivisible et simple par soi, bien qu'elle soit divisible /J^r accident et dans les plantes et dans les animaux imparfaits; à plus forte raison elle est simple et indivisible chez l'homme. — 2x3. Instance : L'âme ne peut déterminer le corps à produire les opérations vitales, à moins qu'elle ne se mêle avec le corps, et qu'elle ne s'étende et ne se divise comme lui. — 214. Réponse : i« L'âme et le corps ne s'unissent pas à la manière de deux substances qui, par leur combinaison, en forment une troisième, différente des deux composantes ; mais l'âme et le corps composent une substance unique en ce que l'âme informe une matière privée de toute forme, dont elle fait son corps en lui communiquant son être propre, — 21 5. 2> L'àme humaine, considérée comme substance intellectuelle, est indivisible et simple, puisqu'elle exerce ses opérations intellectuelles sans organe corporel; considérée en tant qu'elle anime le corps, elle est pareillement simple et indivisible, car la vie ne se divise pas. — 216. 2c Objection. Si l'âme est le principe qui constitue le corps, il s'ensuit que l'âme est de la même nature que le corps; puisque, de son union avec lui, il résulte un tout complet. Mais le corps est divisible ;donc. — 217. Réponse : Il existe entre l'âme et le corps une convenance de proportion, parce que la forme substantielle se rapporte à la matière comme l'acte à la puissance : mais il n'y a pas entre eux convenance de nature. — 218. ^^^ Objection. L'âme produit les opérations matérielles du corps ; mais tout effet matériel suppose une cause matérielle ; donc, suivant les principes de l'animisme, l'âme serait matérielle. — 219. Réponse : L'âme produit les opérations du corps, non en tant qu'elles sont matérielles, mais en tant qu'elle sont vitales.— 2-zo. Comment l'âme, qui est la forme du corps produit-elle les opérations intellectuelles et vice versa? — 221. lo L'âme étant la forme du corps par sa substance, il n'est pas nécessaire que toutes ses opérations s'accomplissent par l'intermédiaire du corps; c'est ce qui a lieu pour les opérations intellectuelles. — 222. 2« Comme l'âme humaine contient dans

un seul et rocme principe les perfections réunies de toutes les autres choses visibles, elle se trouve capable de communiquera l'homme, outre la vie intellectuelle, l'être corporel, l'être véf^ctat if et Vêtre sensitif. - 223. Pour éclaircir cette doctrine, nous pouvons citer l'exemple des nombres c\ àùs figures : les nombres varient, mais le nombre supérieur contient tous les nombres inférieurs; il en est de même des figures : le pentagone, yid^v ex., contient le quadrilatère et le triangle. — 224. 41: Objection. Si l'âme était la forme du corps, elle périrait avec lui ; mais cciic doctrine est la négation de l'immorialilé de l'âme. Donc. — 225, Réponse : L'âme, comme nous l'avons dit plusieurs fois, est la forme substantielle du corps, mais de manière à n'en point dépendre absolument. Pag 166-175

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