‹ Éléments de littérature (volume 3)Chapitre 15 sur 69 · PERIODE. IH · texte numérisé non relu

PERIODE. IH

semperante cognoscitur. Mais dès qu'on eut trouvé h période, tous les grands orateurs l'adoptèrent : qua inventa, omnes usos inagnos oraiores videmus. Que si ses détracteurs ont des oreilles assez inluimaines, assez sauvages pour en méconnaître le charme, n'y a-t-il au moins rien qui les frappe dans l'exemple et l'autorité des plus savants maîtres de l'art? Quod si aures iam inhumanas tamque agrestes habent, ne doctissimorum quidem virorum eos movebit auctoritas? Ces censeurs blâment ceux qu'ils ne peuvent pas imiter et ce qu'ils n'ont point l'art de faire ; eos vitupérant qui apta etfinita pronunciant : et il ne leur suffit pas qu'on s'abstienne de mépriser leur impuissance , ils exigent qu'on l'applaudisse : quod qui non possunt, non est eis satis non contemni , laudari etiam volunt.

a Mais qu'ils essayent de composer quelques morceaux d'une prose nombreuse. S'ils excellent une fois dans ce genre d'écrire , on pourra croire qu'ils n'y ont pas renoncé par désespoir, mais qu'ils le blâment sincèrement et le négligent à dessein : Atque ut plane genushoc quod egolaudo contempsîsse videantur, scribanta liquidvellsocraticomore, velquo EschinesautOemosthenés utitun tum illos exisiimabo, non desperatione formidainsse genus hoc, sedjudicio refugisse. Et moi , de mon côté, je trouverai , dit il, quelqu'un qui fera de leur prose rompue et dispersée : Facilius est enim apta dissolvere , quam dissipata connecter e. »

Mettez la peV/orfe musicale à la place de ]a période oratoire, tout ce que Cicéron a dit de l'une se trouvera convenir à l'autre; et vous verrez alors si c'est aux amateurs d'un chant périodique et régulièrement dessiné, ou aux partisans d'un chant tronque, mutilé, sans dessein , sans liaison, sans unité, qu'a dû s'appliquer le passage qua s aures habeant nescio.

Du reste, le mot de période, pn fait de musique, est aussi usité i|u'en parlant d'éloquence ; les bons écrivains et les hommes instruits n'appellent pas autrement le cercle que décrit un chant dont les parties se développent et se renferment dans un dessein régulier et fini. Voyez V Essai sur [union de la poésie et de la musique.

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PÉRORAISON. Dans l'éloquencede la tribune et dans celle de la (îliaire, où il s'agit surtout d'intéresser et d'émouvoir, la péroraison est une partie essentielle du discours; parce que c'est elle qui donne la dernière impulsion aux esprits, et qui décide la volonté , l'inclination d'un auditoire libre.

Dans l'éloquence du barreau, elle n'a pas la même importance, parce que le juge n'est ou ne doit être que la loi en personne, et que ce n'est pas sa volonté , mais son opinion , qu'il s'agit de déterminer. Cependant comme le juge est homme , il ne sera jamais inutile de l'intéresser en faveur de l'innocence et de la faiblesse, de la justice et de la vérité; et une péroraison pathétique ne sera indigne de l'éloquence que lorsqu'on l'emploiera pour faire triompher l'iniquité, le mensonge ou le crime.

Dans un plaidoyer où le sentiment n'est pour rien, et dans lequel, par conséquent, il serait ridicule de faire usage de l'éloquence pathétique, la conclusion ne doit être que le résumé de la cause. C'est un épilogue qui réunit tous les moyens épars et développés dans le courant du discours, afin de les rendre présents à la mémoire au moment de la décision; et cet épilogue consiste ou à parcourir les sommités des choses, et à les rappeler article par article, ou à reprendre la division , et à exprimer la substance des raisonnements qu'on a faits sur chacun des points capitaux.

11 sera mieux encore, dit Cicéron, de récapituler en peu de mots les moyens de la partie adverse, et les raisons avec lesquelles on les aura réfutés et détruits. Par-là, non-seulement la preuve, mais la réfutation sera présente à l'auditeur ; et on aura droit de lui demander s'il désire encore quelque chose, et s'il reste encore dans l'affaire quelque difficulté à résoudre, quelque nuage à dissiper.

La règle générale que prescrit Cicéron pour ce résumé de la cause, c'est de n'y rappeler que les points importants, et de donner à chacun d'eux le plus de force , mais le moins d'étendue qu'il est possible: Utmemoria, nonoratio, renovata videatur.

Une énumération rapide, un ailemme pressé, un syllogisme qui ramasse toute la cause en un seul point de vue, suffit le plus souvent à la conclusion . Un beau modèle dans ce genre est la pro*

PERORAISON. US

position que fait Ajax pour décider à qui , d*Ulysse ou de luiinémi\ appartiennent les armes d'Achille. « Qu'on jette au milieu des ennemis les armes de ce vaillant liomme , qu'on nous ordonne de les y aller chercher, et qu'on en décore celui des deux qui les rapportera. »

Al nia virifortis medios mittaniur in hostes : Indcjubcte peli, et referentem ornate relatis.

(OviD. Mélam. 1. XIU.)

Mais si la nature de la cause donne lieu à une éloquence véhémente, le résumé, que Cicéron appelle énumération ^ doit être suivi d'un mouvement oratoire, qui sera ou d'indignation ou de commisération.

L'indignation consiste à rendre odieuse ou la personne ou la cause de l'adversaire : et elle doit naître des circonstances aggravantes que la cause peut présenter. Cicéron suppose qu'il s'agisse d'une offense dont l'orateur porte sa plainte. Le premier moyen , dit-il, d'en faire voir l'indignité, c'est de montrer combien une telle action a été de tout temps criminelle aux yeux du ciel et de la terre; combien les cités policées, les nations, nos ancêtres nos législateurs , les hommes les plus sages , l'ont jugée digne de chûtiment. Le second moyen c'est de montrer quelle^ personnes le crime attaque : ou tous les hommes , ou le plus grand nombre : et il en sera plus atroce ; ou des supérieurs revêtus d'autorité : et il en sera plus insolent ; ou des égaux : et il en sera plus inique; ou des inférieurs : et il en sera plus lâche, plus inhumain, plus odieux. Le troisième est de faire observer ce qui arriverait si chacun en faisait de même, et d'avertir les juges que si cet exemple était impuni, l'audace du coupable aurait bientôt des émules ; que nombre d'hommes sont déjà prêts à l'imiter, et qu'ils n'attendent, poursavoirsi la mêmechose leur est permise, que le jugement qui décidera si elle est punissable ou non. Le quatrième est de démontrer que l'action a été commise de dessein prémédité; et d'ajouter que, si quelquefois il est bon de pardonnera l'imprudence , il n'est jamais permis de pardonner au crime volontaire et délibéré. Le cinquième estde prouver que dans cette action, quenousvouions dépeindre comme noire, cruelle, atroce,

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tyrannique , on a employé la violence et les moyens les plus condamnés par les lois. Le sixiè^ne est de remarquer que ce n'est pas un de ces crimes dont on a vu raille exemples, et qu'il repu • giie même à la nature des liommes féroces , des nations barbares, et des plus cruels animaux : ceci convient aux crimes commis contre les parents du coupable, contre sa femme, ses enfants; contre les personnes du même sang; et par degré contre les suppliants, les amis, les hôtes, les bienfaiteurs de l'accusé; contre ceux avec qui il a passé sa vie, chez qui il a été élevé, par qui il a été instruit ; contre les morts, contre des malheureux dignes de compassion, contre des hommes recommandables par leurs vertus ou respectables parleur faiblesse ; contre ceux qui étaient hors d'état de nuire, d'attaquer ni de se défendre, comme les enfants, les vieillards etles femmes. La septième est de comparer ce crime à d'autres crimes connus, et de montrer combien il est plus lâche ou plus atroce. Le huitième est de ramasser toutes les circonstances odieuses qui ont précédé , suivi, accompagné le crime ; et de l'exposer si vivement aux yeux de l'auditeur, qu'il en soit indigné comme s'il en était témoin. Le neuvième, de remarquer qu'il a été commis par celui des hommesquidevait en être le plus éloigné, et qui devait le plus s'y opposer si un autreeût voulu le commettre. Le dixième, de s'indigner soi-même d'être le premier qui éprouve une pareille injure. Le onzième , de faire voir l'insulte ajoutée à la cruauté, afin que l'orgueil et l'insolence rendent l'injure encore plus révoltante. Le douzième , de supplier les auditeurs de se mettre à notre place ; et s'il s'agit de nos enfants , de nos femmes, de nos parents, ou de quelque vieillard , de leur dire : Pensez vous-même à vos parents , à vos femmes , à vos enfants. Le treizième, de dire que des ennemis même ne verraient pas sans indignation leurs ennemis souffrir ce que nous éprouvons. « Tous ces moyens, ajoute Cicéron sont très-propres à exciter une indignation profonde. » Mais les causes auxquelles on peut les appliquer sont rares, et plus rarement encore elles paraissent au barreau.

La joeVora/.so/t suppliante, celle que Cicéron appelle couqueS' tio, complainte, est destinée à exciter la commisération des auditeurs.

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Il faut, dit-il, la commencer par adoucir les esprits et par les disposer à la miséricorde ; et les moyens qu'on doit y employer sont pris de la faiblesse commune à tous les hommes, et de l'empire de la fortune, dont nous sommes tous les jouets. Parées réflexions, présentées d'un style grave et sentencieux, nous dit ce maître en éloquence , l'esprit des hommes se laisse humilier et amener à la compassion , en considérant leur infirmité propre dans la misère de leurs semblables.

Quant aux moyens d'inspirer la pitié, Cicéron semble avoir voulu les épuiser; et nous allons essayer de le suivre.

Ces moyens seront, 1° de montrer dans quel état de prospérité s'est vu celui dont on plaide la cause, et dans quel état d'affliction et de misère il est tombé; à quels malheurs il est ou il sera réduit; la honte, les humiliations qu'il éprouve, ou qu'il éprouvera, et combien elles sont indigues de son âge, de sa naissance, de sa première fortune, de ses anciens honneurs, des services qu il a rendus ; une peinture vive et détaillée de son malheur, qui le rende sensible aux yeux et qui touche les auditeurs par les choses , encore plus que par les paroles; le contraste des biens qu'il avait lieu d'attendre, avec les maux imprévus et cruels qui renversent ses espérances. 2° Le retour que nous invitons nos auditeurs à faire sur eux-mêmes, lorsque nous les prions de vouloir bien se mettre dans la situation où nous sommes, et de se souvenir, en nous voyant , de leur père, de leur mère , de leur femme, de leurs enfants : c'est ce moyen que, dans Homère, emploie Priam aux pieds d'Achille; c'est le moyen qu'emploie A ndromaque aux pieds d'Hermione dans la tragédie de Racine : il n'y en a pas de plus universel, de plus vrai ni de plus touchant. 3" La privation de la seule consolation que l'on pouvait avoir; // est mort; je ne F ai pas vu; je ne l'ai point embrassé , ma main n a pas fermé ses yeux; je n'ai pas entendu ses demie' res paroles ; je n'ai pas reçu ses adieux, ses derniers soupirs : et ces circonstances, qui rendent le malheur plus cruel encore . il est mort entre les mains des ennemis; il est couché sans sepuUwe sur une terre étrangère , en proie aux animaux voraces ; il est privé des mêmes honneurs qu'on ne refuse à aU' cun homme après sa mort. 4° La parole adressée à des êtres

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muets , insensibles , comme aux vêtements, à la maison de celui qui n'est plus , à ce qui nous reste de lui ; sûr et puissant moyen d'émouvoir ceux qui l'ont connu et qui l'ont aimé. 5° Une peinture de la détresse, des infirmités, ou de la solitude où est réduit celui qu'on défend ; la recommandation qu'il a faite de quelque chose d'intéressant, comme de ses enfants, de sa femme , de ses parents ou de sa propre sépulture : ces objets tristes et sacrés sont des sources de pathétique. 6** Le regret d'être séparé de ce qu'on a de plus cher, comme d'un père, d'un fils, d'un frère, d'un ami; la plainte que nous arrache l'injustice ou la cruauté de ceux qui nous traitent indignement, et qui devraient le moins en user ainsi envers nous , comme nos proches , nos amis, ceux à qui nous avons fait du bien , et de qui nous aurions espéré du secours. 7° D'humbles supplications, en demandant grâce pour son client : ce qui ne saurait avoir lieu qu'en parlant à un maître qu'on veut fléchir; et Cicéron en convient lui-même : Pardoniiez-lui; cest mie erreur, une faiblesse, une imprudence ; il rHy retombera jamais. Cest ainsi qu'on parle à un père. Mais on dit à des Juges, Il ne l'a point fait, il n'en a point eu la pensée; faux témoins , crime supposé. Toutefois, en niant le crime, le même orateur ne laisse pas d'employer les moyens de commisération. Voyez les péroraisons pourMuréna, pour Ligarius, pour Flaecus. 8° Des plaintes qui auront pour objet le malheur de ceux qui nous touchent plus que notre propre malheur : l'oubli même de nos infortunes, pour donner toute notre sensibilité à celle des autres, en marquant une force et une grandeur d'àme à l'épreuve de tous les maux qu'on nous a fait souffrir, et audessus des maux qui nous menacent; car souvent la vertu et la hauteur de caractère , accompagnée de gravité , sert mieux à exciter la commisération que l'abaissement et que l'humble prière.

Mais du moment qu'on s'apercevra que tous les cœurs seront émus, il ne faut plus insister sur les plaintes , dit Cicéron ; car, selon la remarque du rhéteur Apollonius , Rien nest si vite séché qu'une larme.

Le modèle des péroraisons pathétiques est celledela harangue pour la défense de Miion. C'est là qu'on voit l'orateur, suppliant, sauver à l'accusé l'humiliation de la prière, et lui couservtr

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toute la dignitéqui convient au caractère d'un grand homme dans le malheur. Mais ce qui est encore très-supérieur à celte supplication , c'est l'indignation qui la précède , et dans laquelle Cicéron démontre, avec une éloquence sans exemple , que si Milon avait attenté à la vie de Clodius, la république lui en devrait des actions de grâces, au lieu de châtiments.

En lisant cet article , on a dû observer que, dans l'éloquence moderne , il est rare que ces moyens d'exciter Tindignation et la compassion puissent être mis en usage. Mais si l'éloquence n'en fait pas son proOt, la poésie en fera le sien; et c'est surtout pour les poètes que j'ai cru devoir les transcrire.

Dans l'éloquence de la chaire, le pathétique de \a péroraison a un objet qui ne convient qu'au genre délibératif : c'est d'émouvoir l'auditoire de compassion pour lui-même, et d'horreur pour ses propres vices, ou de terreur pour ses propres dangers.

Il est rare, en effet, que l'orateur chrétien plaide la cause des absents , à moins qu'il ne parle en faveur des pauvres, des orphelins, comme Vincent de Poule, lorsqu'il disait aux femmes pieuses qui composaient son auditoire : « Or sus, mesdames, la compassion et la charité vous ont fait adopter ces petites créatures pour vos enfants. Vous avez été leurs mères selon la grâce, depuis que leurs mères selon la nature les ont abandonnés. Voyez maintenant si vous voulez aussi les abandonner. Cessezà présent d'ctre leurs mères pour devenir leurs juges. Lear vie et leur mort sont entre vos mains. Je m'en vais prendre les voix et les suffrages. Il est temps de prononcer leur arrêt, et de savoir si vous ne voulez plus avoir de miséricorde pour eux . Ils vivront si vous continuez d'en prendre un soin charitable, et ils mourront si vous les délaissez. ^

Cette conclusion, le modèle des péroraisons pathétiques, eut le succès qu'elle méritait : le même jour, dans la même église, au même instant, l'hôpital des enfants trouvés, qui jusque-là périssaient dans les rues, fut fondé à Paris et doté de quarante mille livres de rente. ( Discours sur l'éloquence de la chaire, par M. l'abbé Maury. )

Il est plus rare encore que l'orateur chrétien fasse des retours sur lui-même , et tire des moyens qui lui sont personnels le

pathétique de sa péroraison ; quoiqu'il y en ait quelques exemples, comme celui de Bossuet dans l'oraison funèbre de Condé, et comme celui du missionnaire Duplessis dans son sermon du jugement dernier, frayez Chaire.

C'est donc à l'auditoire que l'éloquence évangélique , et en général l'éloquence qui a pour objet l'utilité commune, attache l'intérêt de la péroraison. L'orateur est alors le conciliateur de l'homme avec lui-même : il le rend juge dans sa propre cause, et il se fait son avocat, ou plutôt son ami, son père. Il le voit en péril ; et en s'effrayent il l'effraye ; il le voit esclave de ses passions, et en s'affligeant de son humiliation et de son malheur, il l'en afflige ; il le conjure d'avoir pitié de lui-même , et les larmes de compassion qu'il lui donne lui en font répandre; il se place entre lui et le dieu vengeur qui l'attend , et, en criant pour lui miséricorde^ il le pénètre de frayeur, de componction et de remords. Mais rien de plus stérile que ces exclamations, ces prières, ces mouvements, lorsqu'ils sont composés et froidement étudiés. Ce n'est alors ni avec une voix doucereuse, ni avec une voix glapissante, qu'on déchire l'âme des auditeurs; c'est avec les sanglots , les larmes d'une douleur véritable et profonde. Si l'enthousiasme du zèle n'a pas dicté ces péroraisons^ et s'il ne les prononce pas, l'effet en est perdu. C'est un Bridaine, un Duplessis qui savaient les faire et les dire. Il n'appartient pas à tout homme, ni même à tout homme cloquent, de se montrer oppressé de douleur, et de parler des larmes qui l'inondent et des sanglots qui lui étouffent la voix : Sed finis sit : neque enim , pras lacrymis , jam loqui possum. (Cic. pro Milone. )

Plagiat. C'est une sorte de crime littéraire , pour lequel les pédants , les envieux ot les sots ne manquent pas de faire le procès aux écrivains célèbres. T^/af/m^ est le nom qu'ils donnent à un larcin de pensées; et ils crient contre ce larcin comme si ou les volait eux-mêmes, ou comme s'il était bien essentiel à l'ordre et au repos public que les propriétés de l'esprit fussent inviolables.

11 est vrai qu'ils ont mis quelque distinction entre volerlapoQ-

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