DES
Sttle. Ses divers caractères, et ses qualités essentielles et relatives. Tome III Page 33G
Usage. Étendue et limites de son autorité. Il tend à ruiner la langue. Tome m 433
Analogie du style y en lui-même et dans ses rapports. Tome \. . . 147
Ton. Le bon ton ne devrait être que le bon goût mis en pratique. Tome III 366
Convenances. Il en est d'immuables, il en est de changeantes. Les beaux sujets sont ceux dont l'effet dépend des convenances immuables. Tome 1 339
Bienséances. Elles tiennent aux mœurs locales. En observant les convenances, on peut blesser les bienséances : le goût consiste à les accorder. Tome 1 221
Vérité relative. C'est elle , et non la vérité absolue, qu'il faut consulter dans le style et dans la peinture des mœurs. Tome III. . 453
Sublime. Le vrai sublime est dans la pensée, dans le sentiment, dans l'image. Le mérite de l'expression est de le rendre tel qu'il est, sans l'outrer et sans l'affaiblir. Tome III 352
.Simple. Loin d'être opposé au sublime , il lui est analogue , et rien ne sympathise tant que le sublime dans la pensée et le simple dans l'expression. Tome III 311
Tempéré. Il admet des parures que le simple néglige et que le sublime dédaigne. Tome III 366
Brillant. Son caractère est dans la pensée et dans l'expression. T. I. 233
Gracieux. Il est tel, surtout par les images. Tome II 199
Familier. Il tient le milieu entre le langage populaire et le style iiéroïque. C'est à lui qu'appartiennent les nuances fines et délicates de l'expression. Tome II 162
Marotique. Son caractère est la naïveté. La Fontaine est le seul poète qui ait excellé en l'imitant. Tome U 347
Ampoulé. Style où la parole excède la pensée, exagère le sentiment. Tome I Page IM
Diffus. En quoi il diffère de lâche et de prolixe. Tome 1 46J
Bas. Le haut style n'exclut que la bassesse de convention. Il admet, en l'ennoblissant, ce qui n'est bas que de sa nature. T. I. 20||
Burlesque. Comme il y a de bons et de mauvais bouffons , il y a un bon et un mauvais burlesque. Tome I ... 234
Jargon. Il est placé lorsqu'il imite : c'est l'usage qu'en a fait Molière. Tome II 326
Élégance. Réunion de toutes les grâces du style. Tome II 16
Aménité. Douceur accompagnée de politesse et de grâce, dans le style comme dans les mœurs. Tome 1 123
Noblesse. Le style noble est composé du familier et de l'héroïque. Tome II 42/i
Chaleur. La chaleur du style en est l'âme et la vie. C'est comme la chaleur naturelle du sang. Tome I 275
Abondance. Celle du style suppose celle des sentiments et des idées; sans quoi elle n'est pas richesse, elle n'est qu'ostentation. Tome 1 55
i^'messe. En quoi elle diffère de la délicatesse. Tome IF 188
Délicatesse. Celle de l'expression consiste à imiter celle du sentiment, ou à la ménager : ce sont là ses deux caractères. Tome I. 41S
Affectation. Manière étudiée de s'éloigner du naturel : celle d'un écrivain n'est pas celle d'un autre. Tome I. 9C
Mouvements du style. Us doivent répondre à ceux de l'âme. Action de lâine comparée au mouvement des corps. Tome II. . . 396
Figures de mot et de pensées. Figures de pensées, tontes réunies dans un exemple pris dans le langage du peuple. Tome II. . . . 185
Apostrophe. Le plus fréquent et le plus animé des mouvements oratoires. Tome 1 165
Ironie. Le style héroïque l'admet comme le style fanjilier. Tome II. 320
Image. Elle suppose une ressemblance. Quelle ressemblance peutil y avoir entre une idée métaphysique, ou une aflection morale , et un objet matériel? Ce principe d'analogie éclaire le choix des images. Tome II 262
Comparaison oratoire et poétique. L'une fait preuve et l'autre ornement. Dans quels genres la poésie abonde en comparaisons, dans quels genres elle en est sobre. Tome I. . . . 324
Allusion. Finesse de pensée et de langage. Rapport indiqué d'un seul trait. Tome I l'5
Application. Plus le nouveau sans daus lequel on emploie une ci-
tation, un passage, est éloigué de son sens primilif, plus Vapplication en est ingénieuse, lorsqu'elle est juste. Tome 1. Page 169
Épithète. Vadjectifest de nécessité, Vépithète est de luxe; noais ce luxe a ses bornes. Lépitfièfc qui dans le style ne contribue à donner à la pensée ni plus de beauté , ni plus de force, ni plus de :;râce, est un mot parasite. Exemple (ïépithètes bien ou mal «mployées. Tome II 86
H'jperbole. Elle a sa mesure; et la mesure fait sa justesse. T. 11. . 254
Antithèse. Elle est naturelle et convenable à tous les styles. L'abus seul en est vicieux. Tome 1 162
Pointe (ou jeu de mots), permise si elle est fine et juste. T. 111. . 208
lIvRMOME DU STYLE. Elle résultc du son et du nombre. La source en est dans les éléments physiques d'une langue. Analyse de ces éléments. Si la prose française est susceptible ^'harmonie , et jusqu'à quel point. Tome II 206
/*;050cf Je. La langue française a la sienne. Tome III 245
Nombre. Ce qu'il était dans les langues anciennes, ce qu'il peut être dans la nôtre. Tome II 427
Accent. Modulation naturelle de la parole. Accent prosodique et accent oratoit e. Si dans les langues anciennes l'un était invariable et l'autre changeant, comment s'accordaient-ils? Dans notre langue, Vaccent prosodique est mobile, et cède à Vaccent oratoire. Tome I 60
Période. Style périodique dans les langues anciennes. L'inversion lui était favorable; mais sans l'inversion il peut encore avoir du nombre et de la majesté. Tome III 104
Articulation. C'est dans le mécanisme de la parole que se trouvent les éléments de la prosodie d'une langue et de la mélodie dont elle est susceptible. Tome 1 183
Nasale. Différence de la nasale ancienne et de la nôtre. C'est une erreur de croire que le son nasal, lorsqu'il est pur, soit désagréable à l'oreille. Nos nasales contribuent sensiblement à l'harmonie de notre langue. Tome II 422
Grave. Le caractère de la voyelle grave dans notre langue n'est pas l'abaissement, mais le volume du son. Tome II 200
Muet. Quoique le son de l'e muet soit de toutes les langues , il n'est écrit et n'est compté pour voyelle que dans la nôtre. II répon<l à la finale brève et tombante des Italiens. Est-il aussi défavorable
qu'on le dit à notre poésie lyrique ? Tome II Page 401
Fers, métrique et rhylhmique. A quel point nos vers rliythmiques peuvent s'assimiler aux vers métriques des anciens. Tome III. . 457
Alexandrin: Vers héroïque français. Tome 1 106
Rime. Le vers métrique s'en passait; le vers rhythmique en a eu
besoin. Causes du plaisir que nous fait la rime. Tome III. . . . 298 Blancs (vers). La paresse les a inventés. Dans aucune langue ils
ne sont métriques. Tome 1 223
Prosaïque. Vers prosaïque. En quoi consiste ce défaut. Tome III. 241 Césure. Dans les vers anciens le sens n'était pas suspendu à la césure ^ comme il Testa notre hémistiche. Tome 1 252
Hiatus. On Ta exclu de nos vers sans distinction ; et on a eu tort.