‹ Éléments de littérature (volume 3)Chapitre 69 sur 69 · Tome III · texte numérisé non relu

Tome III

inevas. Vei^ que le poëte ajuste quelquefois à un chant donné, pour complaire au musicien. Tome 1 244

Concert spirituel. Spectacle Irès-éloigné de la perfection dont il est susceptible. Moyens qu'il aurait d'en approcher. Tome I. . 332

IJiDACTioiE. Le but du poème didactique est d'instruire. Son moyen est de plaire, et, s'il le peut, d'intéresser. Tome I. . . 4G3

Descriptif. Décrire pour décrire, sans objet, sans dessein ; genre moderne, mauvais genre. Il faut l'associer à l'épique ou au didactique. Tome 1 44 1

[.pitre. Elle prend le ton de son sujet, et s'élève ou s'abaisse selon k'S convenances. Tome II 92

L pitre dédicatoire. Elle a usé toutes les formules d'adulation, il ne lui reste plus qu'à être noble et simple. Tome II. ..... . W

^ fdre. En discours ou en action , et l'une et l'autre personnelle ou générale. Celle-ci innocente et permise, celle-là odieuse et souvent criminelle. Tome III . *

508 lAliLE

Conte. Il est en petit à la comédie ce que le pocine épique est à la tragédie : alors il a le nœud et le dénoùment d'une action comique; mais ce n'est souvent que le récit très-simple d'un fait ou d'une circonstance qui a donné lieu à un mot plaisant. T. I. Page 334

Dialogue philosophique et sophistique. Bon usage et abus de l'esprit. Tome I. 459

Églogue. Imitation des mœurs champêtres dans leur plus agréable simplicité. Tome II 7

Bergerie. Genre trop faible et trop froid pour soutenir l'action théâtrale. Racan l'a dénaturée et n'en a rien fait <rinléressant. Tome I. . . .' 219

ÉLÉGIE. Elle a trois caractères : le passionné, le tendre et le gracieux. Tome II 22

Élégiaque. Vers élégiaques. Poëtea élégiaques. Caractère d'Ovide, de Tibulle et de Properce. Tome II * 20

Allégorie. L'apologue enveloppe la vérité qu'il enseigne. L'allégorie la fait sentir à chaque traii par la justesse de ses rapports. Elle est transparenle comme l'image. Tome 1 108

Allégorique. Dai.s leur origine presque toutes lerf divinités de la fable ont été allégoriques ; mais celles qui dans la croyance ont eu une existence idéale sont mises, dans l'ordre du merveilleux , au nombre des réalités. Tome 1 114

Fable, apologue. Son artifice consiste à déguiser la sagesse sous un air de naïveté. C'est le secret de la Fontaine , que la Motte n'a point connu. Tome II 147

Énigme. Le jeu de l'énigme consiste à proposer, dans une certaine obscurité, un nombre ae rapporte d'idées à démêler et à saisir. Tome H <>>

Emblème. Petit tableau qui exorime allégoriquement une pensée. Tome II. ^^

Symbole. Signe relatif à l'objet dont on veut réveiller l'idée : relation tantôt réelle, tantôt fictive et de convention. Tome III. . . 358

Devise. Trait de caractèro exprimé en peu de mots , quelquefois seuls, souvent accom^^agncs d'une rigure symbolique. Tome I. 450

Épigramme. Elle a co;nine les grands poèmes une espèce de nœnd et une espèce de dénoùment, et comme eux , elle se dénoue tantôt |>ar une suite naturelle de la pensée, tantôt par une révolution inattendue dans le sens. Tome H Page. 77

Épitaphe. Inscription sur la tombe «les morts. C'est communément un trait de louange ou de morale , ou de l'un et de l'autre. Tome II 83

Bouquet. Petite pièce de vers adressée à une personne le jour de sa fête. La délicatesse ou la gaieté en est la caractère. La fadeur en est le défaut. Tome 1 231

Ballade. Petit poème régulier composé de trois coupïets et d'un envoi. Elle a passé de mode , ainsi que le rondeau , le virelai , le sonnet, etc.; et c'est dommage. Tome 1 187

ÉLOQCEXCE. La faculté d'agir sur les esprits et sur.les âmes par le moyen de la parole. Sur les esprits , c'est le talent d'instruire , sur les âmes, c'est le talent d'intéresser et d'émouvoir : pour l'un et l'autre, résistance à vaincre. De là ses règles pour l'emploi de ses forces et l'usage de ses moyens. Tome II 32

Rhétorique. Théorie de l'art de persuader, dont l'éloquence est la pratique. L'éloquence s'enseigne-t-elle.î' et par quelle méthode se doit-elle enseigner.^ Tome III 2tl

Déclamation rhétorique. Ce mot exprime une fausse éloquence : chez les Grecs c'était l'art des sophistes. A Rome, la déclamation était l'apprentissage des orateurs. Elle avait son utilité, l^armi nous cette éloquence oiseuse s'est introduite jusque dans la poésie. Tome I 374

Déclamation oratoire. On appelle ainsi l'action de l'orateur et son expression dans les traits du visage, dans le geste, et dans la voix. Tome 1 368

Délihératif. L'un des trois genres d'éloquence que les rhéteurs ont distingués, celui où il s'agit de faire prendre à un peuple une résolution ou de le détourner de celle qu'il a prise. Tome 1. . . 4fO

Démonstratif. Genre d'éloquence qui a pour objet la loiiange ou le blâme. Tome 1 423

Judiciaire. Genre d'éloquence où le juste et l'injuste sont discutés contradictoirement devant un tribunal qui doit en décider. Tome II. . . 326

Barreau. Quel est le genre de l'éloquence qui lui convient. Lui

est-il permis d'être palhélique, lui est-il permis d'employer toute espèce de moyens? Tome I Page 1S9

Chaire. Éloquence de lachaire. Éloquence morale. La religion lui a élevé, non pas une tribune , mais un tiône. Idée du ministère qu'elle y exerce. Son objet, ses moyens, ses divers caractères. Tome i 254

Craison funèbre. Ce qu'elle fut chez les acciens, ce qu'elle est parmi nous, ce qu'elle devrait être. Tome III. . 55

Harangue. Les meilleures sont celles que le cœur a dictées. C'est àlui seul qu'il est réservé d'être éloquent en peu de mots. Tome II. 20i

Orateur. Pour s'en former une idée complète, il faut considérer ses mœurs, ses talents, ses lumières. Tome III 61

Question. Objet de doute , sujet de la discussion , de la contestation oratoire. État de Xdiquestion générale ou particulière. Tome 111. 248

Invention oratoire. Les rhéteurs en ont fait le grand objet de leurs leçons ; et dans ce qu'ils ont appelé loca , ils ont indiqué tous les moyens comnmns de l'éloquence. Mais sa source la plus féconde, c'est le sujet aiôme, la cause, la question qu'elle doit agiter. Tome II 306

Division. Si dans son sujet l'orateur est obligé d'en chercher une , c'est un signe infaillible qu'il n'en a pas besoin. Tome 1 475

Narrationoratoire.Tvoïs qualités lui sont essentielles, la brièveté, la clarté , et la vraisemblance. Tome II 42C

Amplification. Manière de s'exprimer qui agrandit les objets ou qui les diminue. Amplifier, ce n'est pas donner aux choses une grandeur fictive, mais toute leur grandeur réelle, et dans ce sens-là c'est un des grands moyens de la poésie et de l'éloquence. Travail qui passe les forces d'un écolier. Tome 1 124

Chrie. Sorte d'amplification que l'on donne à composer dans les collèges. C'est le chef-d'œuvre de la pédanterie. Tome 1 303

Exorde. Se rendre l'auditeur favorable, attentif, docile, est spécialement l'office àeYexorde. Tome II 123

Preuve. Dans un discours qui tend à persuader ou à dissuader l'auditeur, la preuve est l'emploi des moyens propres à opérer l'effet qu'on se propose. Tome III 218

Péroraison. Lorsqu'il s'agit d'intéresser et d'émouvoir, la péroraison est une partie essentielle du discours : c'est là que se déploient les grands ressorts de l'éloquence. Tome III 112

Insinuation. Tour d'éloquence pour amener l'auditeur insensiblement à son but. Tome II 29i»

Définition. C'est un champ vaste pour l'éloquence. Ce que c'est

que(/(7///// fil orateur. ïome I Page 40?

Description oratoire. Elle ne se borne pas à caractériser son objet; elle en présente le tableau dans ses détails les plus intéressants, avec les couleurs les plus vives. Tome [ 443

Portrait. Différence du portrait oratoire et de l'historique. Tome II! • 2D.')

Pathétique. (Comme ci-devanl. ) Tome III 90

Mouvements du style. Tome II 398

Histoire. Sa naissance , ses progrès, son objet, ses divers caractères, les vices qu'elle a contraclés , les divers styles dont elle est susceptible. Tome 11 227

Uémoire^. Peu de gens ont dioit de faire un livre de leurs mémoi' res. Différence de ce genre d'écrire avec celui de l'histoire. Exemples bons et mauvais dans ce genre Tome II 348

Ptrect. On appelle ainsi le langage que l'historien fait tenir aux personnages qu'il met en scène. Celte manière d'animer le récit a plus de vérité qu'on ne pense. Tome 1 470

Harangue historique. On donne ce nom au langage direct dont je viens de parler. Rien de plus fréquent dans Thistoire ancienne. Dans quel cas la harangue est préférable au résumé indirect, et réciproquement. Tome 11 20t

Portrait. L'histoire est de tous les genres celui auquel celte manière de rassembler les traits d'un caractère et de les dessiner avec précision est la plus familière. Mais l'excès en est vicieux. Q\i(è\> pbrtraits sont intéressants, quels inutiles et importuns. Tome III 209

Littérature. En quoi la littérature diffère de l'érudition. Tome II. 335

Goût. C'est ici la place de V Essai sur le Goût , qui est au commencement des Éléments de Littérature l

Critique. On appelle ainsi ce genre d'étude à laquelle nous devons la restitution de la littérature ancienne. Plus familièrement on appelle critique un examen éclairé et un jugement équitable des productions de l'esprit humain. Critique dans les sciences, critique dans les beaux-arts , critique dans les lettres. Tome l. . . 344

Extrait. Celui d'un ouvrage philosophique n'exige, pour être fidèle, que de la netteté et de la justesse d'esprit. Celui d'un ouvrage (l'agi é.nent, s'il n'est que froidement exact, n'en do:inera qu'ime

fausse idée. Office et devoir d'un journaliste. Tome IL . . . Page 139

Anciens. Résumé de la dispute sur les anciens et sur les modernes. Torts réciproques des deux partis. Moyens de les concilier. Tome 1 155

A7'ts libéraux. 11 îeur a fallu des récompenses analogues à leur génie et digne de l'encourager. Les uns s'adressent plus directement à làme, les autres plus particulièrement aux sens. Tome 1 177

Règles. Le génie n'en doit pas être esclave : mais il ne doit pas les mépriser. La plupart de celles qu'on a données aux lettres et aux arts sont de bons conseils et de mauvais préceptes. Tome 111. . 2<62

École. Pépinière d'hommes que l'on cultive pour les besoins ou les agréments de la société. De là tous les principes de l'institution , de la distribution , de la direction des écoles. Tome H. . . 1

Amateur. Ses deux caractères : goût sincère et bienfaisant dans l'un, vanité importune et nuisible dans l'autre. Tome 1 120

Imitation. Qu'est-ce qu'imiter un écrivain ? Est-ce le copier servilement.^ Non; c'est apprendre de lui le secret do son art, se pénétrer de son génie , et faire comme il aurait fait. L'exemple est une sorte d'inspiration que tout homme n'est pas en état de recevoir. Le premier soin doit être, avant d'imiter, de choisir nn digne modèle. Tome II .... 284

Plagiat. Espèce de crime litléraire qu'on fait aux gens de lettres, lorsqu'ils emploient l'idée ou la pensée d'un autre. Bidicule de l'importance que l'on attachée ce larcin. Les grands écrivains, en pareil cas, ont pour eux, non-seulement le droit du plus fort, le droit de conquête , mais encore le droit naturel et l'intérêt public. Tome III M«

Pastiche. Badinage littéraire où l'on prend la manière d'un écrivain. Les défauts sont toujours aisés à contrefaire. C'est le génie et le beau naturel qu'il n'est pas aisé d'imiter. Tome III. . . 88

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