SYSTÈMES DE ROUAGES. •2V
une épaisseur plus grande. La Fig. 123 donne la représen talion de la fusée et de la boîte cylindrique où le ressort est contenu ; le ressort même est représenté dans la Fig. 124.
292. — Quand on a besoin d'une machine à grande puissance, il faut combiner un système de roues et de treuils, en suivant un procédé analogue à celui qui a été expliqué dans l'art. 260, au sujet des systèmes de leviers. La puissance agita la circonférence de la première roue 5 son action se transmet à la circonférence du premier cylindre ; celle-ci se trouve en rapport avec la circonférence d'une seconde roue, et successivement l’action de la puissance se trouve transmise jusqu’au dernier cylindre. D’après ce qu’on a démontré dans l’article 262, il est clair que la puissance d’une machine ainsi composée s'évaluera en multipliant entre eux les nombres qui expriment les puissances de chacune des machines simples composantes. La manière la plus commode de faire ce calcul est de multiplier d’abord entre eux tous les nombres qui mesurent les diamètres ou les circonférences des roues, de faire ensuite le produit de tous les nombres qui mesurent les diamètres ou les circonférences des cylindres, et de diviser le premier produit par le second. Supposons, par exemple, que la machine étant composée de trois treuils simples, les diamètres des roues soient mesurés par les nombres 10, 14 et 15, dont le produit est 2100 5 que tes diamètres des cylindres soient mesurés par les nombres 3, 4, 5, dont le produit est 10 ;'la puissance de la machine sera mesurée par le rapport de 2100 à 60, ou de 35 à 1.
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■293. — La manière dont les cylindres el les roues agissent les uns sur les autres n’esl pas la même dans les diverses machines à rouages. Quelquefois une courroie ou une corde esl^ appliquée à une gorge creusée sur la circonférence du cylindre, et va envelopper une autre gorge creusée sur la circonférence de la roue. Le frottement de la corde suffit pour l’cmpécher de glisser, cl pour Iransmellre le mouvement rotatoire d’une pièce à l’autre. Ceci sera compris à l’inspection de la Fig. 125.
De nombreux exemples de machines à rouages, dont les pièces sont conduites par des courroies ou par des cordes, s’offrent presque dans toutes les branches des arts mécaniques el dans la plupart des manufactures. Le tour ordinaire marche par ce procédé. Les grands ateliers présentent communément de longs cylindres mus d’un mouvement rotatoire; et de distance en distance des cylindres portent des courroies qui vont communiquer le mouvement à diverses machines. Lorsque les pièces ainsi réunies doivent tourner dans le même sens, les cordes ouïes courroies sont arrangées de la manière représentée dans la Fig. 125; lorsque les iwèces doivent tourner en sens contraire, on emploie la dispo.sition de la Fig. 126.
Un des principaux avantages de ce mode de transmission du mouvement, consiste en ce que les pièces qui agissent Tune sur l’autre peuvent être séparées par telle distance que l’on juge convenable, el en ce qu'elles peuvent se mouvoir, soit dans le môme sens, soit en sens contraires.