ENGRENAGES
projeté en avant, se nomme la volée, elW est formé (le pièces de bois, assemblées à mortaises avec le poinçon A B. Le rouage est monté sur deux croix en fonte, scellées des deux côtés de l’arbre vertical, dont l’une est représentée sur la figure en ÉFGH. La puissance est appliquée à lu manivelle 1, qui conduit un pignon situé derrière H. Ce pignon s’engrène avec la roue K, qui elle-même porto un autre pignon, et celui-ci s’engrène avec la grande roue L, dont l'axe conduit un tambour autour duquel une corde ou une chaîne vient s’enrouler. La chaîne passe sur une poulie D, située au sommet de la volée ; et à l’extrémité de cette chaîne est un crochet O qui supporte le poids W. Pendant qu’on élève le poids, il convient d’einpècher qu’il ne puisse retomber par suite d’une interruption momentanée dans l’action de la puissance. On y parvient de la manière qui a été expliquée dans l’arl. 289, au moyen d’un cliquet qui arrête le tambour Al ; mais quand on veut faire redescendre le poids il faut soulever le cliquet. Dans ce cas on peut modérer la descente trop rapide du poids, en déterminant une pression sur (pielques pièces du rouage, et par suite un frottement capable de retarder la vitesse du poids ou même de l’arrêter tout à fait. Au moyen du mouvement de rotation sur son axe, que peut prendre l’arbre vertical, ou dirige la volée du côté que l’on veut, de manière à pouvoir enlever les poids d’un côté de a grue et tes décharger de l’autre côté. Aussi les grues sont-elles principalement employées sur les quais des rivières et sur les ports de mer, pour le chargcinent et le déchargement des navires.
La puissance de celle machine se calcule d’après les principes qu’on a déjà exposés. Le bras de lu manivelle I esl le rayon de la circonférence de cercle décrile par 1 1 puissance. On peul calculer le nombre de dénis (de dimensions égales à celles des autres dents du rouage) qui entreraient dans cette circonférence. On peut calculer pareillement le nombre de dents du pignon qui aurait les mêmes dimensions que le tambour M. Multipliez le premier nombre par le produit des nombres de dents contenues dans ' les roues K et L -, multipliez de même le second nombre par le produit des nombres d’ailes qui entrent dans le pignon H, et dans le pignon concentri- (jue à la roue K : le quotient de ces deux produits exprimera la puissance de la machine.
299. — Les roues dentées sont de trois sortes, selon la posiîion des dents par rapport à l’axe qui conduit la roue. Lorsque les dents sont taillées dans le plan de la roue, comme l’indique la Fig. 130, la roue est dite à éperon. Elle prend le nom de roue à couronne, lorsque les dents sont taillées parallèt lemenl à l’axe, comme dans \diFig. 132. Enfin on appelle roues à engrenage conique celles dont les dents sont taillées obliquement à l’axe, de la manière qu’on voit indiquée sur la Fig. 133.
Quand on veut transmettre le mouvement de rotation d’un axe à un autre axe parallèle au premier, on emploie en général la première espèce de roues. Ainsi, dans la Fig. 130, les trois axes sont parallèles entre eux. Pour établir la communication du mouvement entre deux axes perpendiculaires, on fait engrener une roué à couronne avec un pignon à