ENGRENAGES
éperon, selon que l'indique la Fig. 132. On peut encore obtenir le même résultat avec deux roues à engrenages coniques, disposées commme dans la Fig. 133.
Pour transmettre le mouvement de rotation d’un axe à un autre axe, dont l’inclinaison avec le premier est quelconque, on peut toujours employer les roues à engrenages coniques. Ce cas est représenté sur la Fig. 1.34. AB et AC sont les deux axes, DE et EF les deux roues qui s'engrènent, et dont lu vitesse relative est déterminée à l'ordinaire par le rapport des circonférences des deux roues.
300. — Pour que les dents des engrenages ne s’usent pas d’une manière inégale, il est nécessaire de faire en sorte que chaque aile du pignon vienne successivement en contact avec chaque dent de la roue. Si la figure des dents était rigoureusement tracée d’après les principes mathématiques, et si les matériaux dont elles sont formées étaient parfaitement homogènes, celte précaution serait moins nécessaire ; mais comme il se rencontre toujours de petites irrégularités, tant dans la matière que dans « la forme, il faut autant que possible en égaliser les effets, en faisant en sorte qu’ils portent sur toutes les parties de l’appareil. Pour cela on a soin (surtout lorsque la machine doit déployer une force considérable, comme dans les moulins) de régler le rapport des nombres de dents, dans les roues et dans les pignons, de manière que la même aile du pignon ne s’engage avec la même dent de la roue qu’après un nombre d'engrènements égal au produit du nombre
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d'ailes du pignon par le nombre de dénis de la roue. Admeltons, par exemple, que le pignon ail dix ailes ({ue nous désignerons respeclivemenl par les nombres 1,2, 3, etc. Admettons aussi que la roue ail 1)0 dents, désignées de même par la série des nombres depuis 1 jusqu’à 60. Suppos{>ns qu’au commencement du mouvement l’aile 1 du pignon s’engage avec la dent t de la roue. Au bout d'une, de deux, de trois révolutions du pignon, l'aile 1 viendra s’engager avec les dents II, 21, 31, et après six révolutions elle reviendra s’engager avec la dent 1, puis de nouveau avec les dents 11, 21, 31, 41, 51, sans jamais se trouver en contact avec d’autres dents. Pareillement l’aile 2 se trouvera successivement engagée avec les dents 2, 12, 22, 32, 42, 52, et jamais avec d’autres. Il en serait autrement si l’on donnait, soit à la roue, soit au pignon, une dent de plus ou de moins. ,\insi, admeltons que la roue ait 61 dents au lieu de 60. Dans les six premières révolutions du pignon, ou durant la première révolution de la roue, l’aile 1 s’engagera successivement avec les dents 1, 11, 21, 31, 41, 51, 61. Ce sera ensuite l’aile 2 qui se retrouvera en contact avec la dent 1, tandis que l’aile 1 s’engagera successivement, dans les six révolutions suivantes, ou durant la seconde révolution de la roue, avec les dents 10, 20, 30, 40, 50 et 60. En continuant le même raisonnement on trouvera que l’aile 1 s’engage successivement, avec toutes les dents de la roue, et qu’elle ne revient en contact avec la dent 1, pour recommencer la même période, qu’après 10 révolutions de la roue, ou 60 révolutions du