‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 121 sur 167 · BALANCIERS DES MONTRES · texte numérisé non relu

BALANCIERS DES MONTRES

(Juc pur l’action des causes retardatrices , et entretenir ses vibrations. Ainsi , bien que l’action du poids W pour imprimer le mouvement aux rouages, soit suspendue par intervalles, cette partie de la force n’est pas perdue; elle est employée à restituerai! pendule la quantité de mouvement qu’il perd par suite des résistances auxquelles il est inévitablement exposé.

Si nous concevons que l’appareil de la Fig. 136 remplace la roue A de la Fig. 135, nous pourrons regarder maintenant le poids W comme la force motrice, en plaçant la résistance à vaincre dans la pression des.palettes contre la roue d’échappement. Les poids sont en effet les puissances motrices que l’on emploie pour les horloges à demeure , et dans tous les cas où l’on ne craint point d’augmenter le volume de la machine. Mais il est visible qu'on ne peut pas s’en servir pour les montres et pour les . chronomètres portatifs. On emploie en pareil cas , comme force motrice, l’élasticité d’un ressort roulé en spirale, que l’on nomme le grand ressort. On a déjà expliqué, dans î art. *291, la manière dont ce ressort communique un mouvement de rotation à un cylindre , et le procédé ingénieux pour compenser les effets de la variation d’élasticité , au moyen d’un bras de levier variable, qui croît à mesure que le ressort se déploie et que sa force élastique diminue.

Les mêmes raisons s'opposent à ce qu’on fasse usage du pendule dans les montres et dans les chronomètres portatifs. On le remplace par un autre ' ressort en spirale , de même nature que le premier, mais incomparablement plus délié , que les horlo-

gers nomment spécialement le spiral. Ce ressort est uni à une roue équilibrée avec grand soin , que l'on appelle le balancier, et qui tourne sur des pivots. Quand cette roue tourne dans une certaine direction, le ressort s’enroule , et son élasticité contraint la roue à tourner en sens contraire , jusqu’à ce que le ressort s’élanl écarté en un autre sens de sa position d’équilibre, sa force élastique détermine une vibration de la roue, dirigée dans le ménae sens que la première , et ainsi indéfiniment. L’axe du balancier porte des palettes semblables à celles du pendule , lesquelles s’engagent alternativement avec les dents d’une roue à couronne (art. 299) , qui prend la place de la roue d’échappement décrite plus haut.

304. — La Fig. 137 donne une idée générale du mécanisme d’une montre ordinaire. A est le balancier, garni de ses palettes p,p', C est la roue à couronne dont les dents s’engagent alternativement avec les palettes. L’axe de cette roue porte un pignon d, qui s'engrène avec une autre roue à couronne K ; celle-ci agit par l’intermédiaire des pignons c, 6 et de la roue L sur la roue M, appelée roue centrale , dont l’axe s’élève pour traverser le centre du cadran. Cette même roue M com'munique, par l'intermédiaire du pignon a, avec la grande roue N , qui reçoit directement l’action du grand ressort. OP est ce grand ressort dépouillé du taibbour ; et, pour plus de simplicité dans le dessin , on a également omis de représenter la fusée. L’axe de la roue M , qui passe par le centre du cadran , est équarri à son extrémité pour recevoir l’aiguille des minutes

BALAKCIERS DES MONTRES. 311

Un second pignon Q. fixé sur cel axe , conduit ia roue T, et celle-ci la roue Y, par l’intermédiaire du pignon La roue Y a un axe tubulaire, dans l’intérieur duquel on place celui de la roue M ; et cet axe tubulaire , qui traverse aussi le cadran , porte à son extrémité l’aiguille des heures. Les roues A, B, G, I), E, de la /'Vg^.135, correspondent aux roues C,K, L, M, N, de la Fig. 137 ; et les pignons a, b, c, d de la première figure correspondent aux pignons d,c , b, a de la seconde. La roue M faisant son tour en une heure , est propre à mener l’aiguille des minutes , et nous avons vu comment on peut calculer les nombres de dents des pièces Q, T, g, Y, de manière que M fasse douze tours pendant une révolution de Y, ou de façon que l’aiguille conduite par 1a roue V marque les heures.

Notre but n'était pas d’expliquer en détail la construction des montres et des horloges , ce qui exigerait un traité spécial ; nous avons voulu seulement faire voir d’une manière générale , par un exemple emprunté à l’horlogerie , comment les engrenages peuvent être employés à régulariser des mouvements.

ÉLÉMEMS DE MÉCAMQL’E. CHAI* XVII.

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