‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 124 sur 167 · DES MOUFLES · texte numérisé non relu

DES MOUFLES

par la puissance motrice. Celle puissance esl équivalente à la force de tension de la corde dans toutes scs parties. Le poids est soutenu par toutes les longueurs do corde qui viennent aboutir aux poulies du moufle inférieur; de sorte que, si on les suppose toutes parallèles, le rapport du nombre de ces longueurs de corde à Funité sera le môme que le rapport du poids à la puissance qui l’équilibre. S’il y a six longueurs de corde, la puissance ne sera que la sixième partie du poids. A égal nombre de poulies, la disposition de la /’ig-. 145, où la corde est accrochée par un bout à la chape inférieure, a sur celle de la Fig. 144 , où la corde est accrochée à la chape supérieure, l’avantage de faire servir une longueur de corde de plus à soutenir le poids , et d’augmenter en conséquence le pouvoir de la machine. Dans tous les systèmes de moufles qui se rapportent à celte classe , le poids de l’équipage mobile doit être considéré comme une portion du poids à équilibrer ou à s’élever ; et il faut y avoir égard dans le calcul du pouvoir de l’appareil.

31 !• — Quand on veut donner à la machine un grand pouvoir, et que par conséquent le nombre des poulies devient considérable , l’agencement des cordes et des rouets présente assez de diflicultés. Le célèbre Srncalon a imaginé un appareil qui porte son nom , dans lequel chacune des deux chapes porte dix poulies rangées par cinq, comme l’indi- (jue la Fig. 146, où les poulies sont vues de profil et sans la corde. Chacun des équipages supérieur et inférieur a deux rangs de poulies; mais dans l'équipage supérieur qui esl fixe, les poulies du rang su-

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périeur ont un plus grand diamètre que celles du rang inférieur , et l’inverse a lieu dans l’équipage inférieur qui est mobile. Les poulies sont marquées sur la figure par les numéros 1, 2, 3, etc., suivant ‘l’ordre dans lequel elles sont enveloppées par la corde. Dans cet appareil t, le poids soutenu par l’équipage inférieur , joint à celui de cet équipage mémo, est égal à 20 fois la puissance équilibrante.

312. — Tous les systèmes de moufles que nous venons de décrire sont formés de poulies qui tournent chacune sur un axe séparé. Il en résulte un frottement considérable qui fait perdre à la machine une grande partie de son efficacité , puisqu’il faut déjà dépenser beaucoup de force seulement pour vaincre ce frottement. D’ailleurs les poulies ne sont pas si bien ajustées qu’elles ne frottent aussi contre la chape. On a imaginé une disposition ingénieuse qui procure les avantages attachés à l’emploi d’un grand nombre de poulies , sans multiplier les frottements contre les chapes et contre les axes. Pour comprendre le mérite de ce procédé , il faut faire attention à la marche que suit la corde en s’enroulant sur chacune des parties d’un système tel que celui de la Fiçç. 144. S’il passe un centimètre de corde sur la poulie F, il en passera deux centimètres sur la poulie E, parce que la distance entre E et F ne peut être raccourcie d’un centimètre , sans que la longueur totale de la corde G F E ne le soit de deux centimètres. Ces deux centimètres de corde se mouvront dans la direction ED; et comme la poulie D s'élèvera d’un ccntimèire, il passera trois

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