PLANS INCLINES
mente, plus la vitesse parallèle à la roule doit diminuer. Si l’énergie de la puissance motrice est telle qu’elle puisse élever le poids de la voilure d’un décimètre par seconde , elle l’élèvera de 50 mètres en 500 secondes ou huit minutes un tiers; elle pourra donc faire décrire à la voilure un kilomètre de route dans le même temps, si la pente est d’un mètre sur vingt, tandis qu’elle ne pourrait lui faire décrire dans le même temps qu’un demi-kilomètre de route , si la pente était d’un mètre sur dix. Âu reste, comme la puissance motrice des animaux varie beaucoup suivant la direction dans laquelle on leur fait exercer leur force musculaire, il est aisé de comprendre pourquoi il y a souvent de l’avantage à faire décrire à la roule des circuits qui l’allongent en on diminuant la pente , de façon qu’on gagne sur l’accroissement de vitesse, plus qu’on ne perd par l’allongement du chemin. Ceci rentre dans la science de l’ingènicur, dont nous n’avons pas à nous occuper ici.
325. — Quand la puissance n’est plus dirigée parallèlement au plan , mais obliquement , elle agit en partie pour soutenir le poids et en partie pour diminuer ou augmenter , selon le sens de la force , la pression supportée par le plan. Soit WP la puissance {Fig. 156) ; on la décomposera en deux forces WF, WÇ', l’une perpendiculaire, l’autre parallèle au plan. Celle-ci devra être égale à WE pour que le poids soit maintenu en équilibre sur le plan. D’après la direction de la puissance WP, la composante W F' est opposée à la composante W F : elle tend donc à diminuer' la pression soufferte par le plan. Cette pression devient nulle, si WF' est
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égale à WF, el le corps est soulevé si WF’ remporte sur WF. Si WE' est moindre que WE, le corps descend, et il remonte au contraire si WE' l’ciriporle sur WE.
326. — Quelquefois il arrive qu’un poids placé *, sur un plan incliné est équilibré ou soulevé par un autre poids , placé sur un autre plan incliné. Soient* A R, AB {iHg. 157) les deux pians inclinés <iui forment un angle en A , et W , W' les deux poids posés sur ces plans, liés entre eux par une corde qui passe sur la poulie A. Prenons WD pour représenter l’intensité du poids W , et décomposons la force verticale WD en WE et WF. Prenons ensuite sur la même échelle W'D' pour représenter 1 intensité du poids W' , et décomposons la force verticale W'D' en W'E' etW'F'. Si les forces WE et W'E' sont égales, les poids s’équilibreront : selon que WE l’emportera sur W'E', ou W E' sur W E, lesystéme des deux poids marchera dans le sens B AB, ou dans le sens BAB', toujours abstraction faite du frottement.
II n’est pas nécessaire que les plans inclinés soient adosses , comme la figure l’indique. Ils peuvent être parallèles , ou placés dans une autre position quelconque , pourvu que la corde qui les unit subisse les déviations convenables, en passant sur un nombre sufiisanl de poulies de renvoi. Maintenant on applique en grand sur les chemins de fer cette méthode pour mouvoir les fardeaux ; des waggons descendent sur un plan incliné , en faisant remonter sur un autre plan de la route d’autres waggons avec lesquels ils sont unis par des chaînes.