JOINT BRISÉ
tour (le son axe , les points C , D décriront un cercle qui aura pour centre le point d’intersection des deux diamètres. Les points E , F décriront un cercle compris dans un plan différent et dont le ceritre sera le môme; par conséquent la lige B, qui d'ail- . leurs ne se trouvera pas déplacée , sera contrainte de prendre aussi un mouvement de rotation aulourde son axe. Les axes A. et ,B pourront ensuite se déplacer , prendre des inclinaisons différentes , et la transmission du mouvement de rotation n’en aura pas moins lieu.
Toutefois cet appareil ne peut servir à transmettre le mouvement, quand l’angle formé par les deux tiges est moindre de 240°. Alors on emploie un double joint, comme celui qui est représenté sbr la Fig. 194. On voit sans aucune explication, que cet instrument fonctionne de la môme manière que le simple joint. L’un et l’aulre appareils sont fort en usage pour l’ajustement des grands télescopes, l’observateur étant obligé de continuer à regarder à travers l’oculaire , en môme temps qu’il fait mouvoir des vis sans fin ou des roues dont les axes ne sont pas à une distance accessible pour lui. On s’en sert fréquemment aussi dans les manufac-, turcs de coton , où il s’agit de prolonger des tiges à des distances considérables du premier moteur. On trouve beaucoup d’avantage à subdiviser ces tiges , en réunissant les parties par des joints semblables à ceux qui viennent d’ôtre décrits. /
La croix centrale n'entre pas comme pièce indispensable dans la construction du joint brisée On peut la remplacer par un anneau qui porte sur sa •
circonférence quatre pointes équidistantes , lesquelles s'emboîtent dans les demi-cercles , comme s’emboîteraient les extrémités des bras de la croix centrale.
368. — On a fréquemment occasion deti'ansformer un mouvement circulaire continu en mouvement circulaire alternatif, ou réciproquement. On peut citer comme premier exemple de cette combinaisoo, le mécanisme de l’échappement dans les horloges et dans les montres. Cependant, à la rigueur, il serait inexact de dire que le mouvement continu de la roue d’échappement ( art. 302 ) imprime le mouvement vibratoire au balancier et au pendule. Le mouvement vibratoire est produit dans un cas par l’élasticité du* spiral fixé à l’axe du balancier, et dans l’autre par l’action de la gravité sur le pendule. L’action de la roue d’échappement ne fait qu’entretenir le nlouvement de vibration, en empêchant qu’il ne s'éteigne insensiblement'par les frottements et par les résistances de l’air. Malgré ces raisons, on ne laisse pas de comprendre généralement les échappements des ouvrages d’horlogerie dans la classe des appareils qui transforment le mouvement circulaire continu en mouvement vibratoire.
Un balancier qui décrit des oscillations autour d’un axe, et qui est conduit par le piston d’une machine à vapeur ou par toute autre puissance motrice , peut communiquer un mouvement continu de rotation autour d’un axe, par l’intermédiaire d’uné manivelle et d’une bielle ou d’une régie conductrice. Cet appareil a déjà été décrit dans 'l'art. 356 , et toutes les machines à vapeur qui agis-
TRANSFORMATION DU MOUVEMENT. .‘i79
sent au moyen d'un balancier en sont pourvues. Le balancier est placé en général dans la partie supérieure de la machine , et il est uni d’un bout à la lige du piston , de l’autre à la bielle qui conduit la manivelle. Mais dans les bateaux à vapeur celle disposition serait incommode , parce qu’elle ne ménage pas assez l’espace. Alors on place le balancier de côté et au-dessous de la machine, et l’on établit par de longues bielles la communication entre la tige du piston et l’un des bouts du balancier. En pareil cas, il y aurait des inconvénients à faire usage des volants. On compense l’elTet des points morts, expliqué dans l’article précité, sans recourir aux volants , en adaptant deux manivelles à la pièce qui doit prendre le mouvement révolutif , et en faisant mouvoir ces manivelles par deux pistons. Les manivelles sont tellement ajustées, que l’une agit dans la position la plus favorable , quand l’autre est à son point mort , et réciproquement.
Une roue A (Fig. 195), armée de cames, ‘qui agit sur un martinet B , mobile autour d’un axe fixe G, imprime par .son mouvement circulaire continu un mouvement circulaire alternatif au martinet*, ce qui est évident d’après la seule inspection de la ligure.
La pédale du tourneur offre un exemple familier d’un mouvement circulaire alternatif employé' à produire un mouvement circulaire continu. La communication du mouvement de la pédale à la roue principale se fait au moyen d’une manivelle , par le même procédé que nous avons décrit à l’occasion de la machine à vapeur.
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369. — Voici un mécanisme ingénieux destiné à remplir le même but. Soit AB {Fig. 196) un axe qui reçoit un mouvement alternatif par l'action d’une force quelconque , telle que celle d’un poids oscillant. Deux roues à rochet m et n (art. 289) sont fixées sur cet axe et ont leurs dents inclinées dans des directions opposées. Deux roues dentées C et D sont de môme placées sur cet axe, mais de manière à pouvoir tourner avec un léger frottement autour du cylindre AB. Ces roues portent deux cliquets P , q , qui viennent s’engager dans les roues à rochet m,n,en des sens différents , selon le sens de l'inclinaison des dents. Enfin les roues G, D, sont toutes deux engagées par des engrenages coniques ( art. 299 ) avec la roue E.
Au moyen de cet arrangement, dans quelque sens que tourne le cylindre AB, le sens du mouvement de rotation de la roue E ne changera pas. Supposons que le sens de la rotation de AB soit celui qui engage le cliquet p entre les dents de la roue à rochet m, la résistance du cliquet forcera la roue C à tourner dans le même sens que le cylindre et à faire tourner la roue E. Celle-ci, en s’engrenant avec la roue D, la fera tourner en sens contraire du cylindre, parce que le frottement ne sera pas suffisant pour y mettre obstacle , et que le cliquet q ne se trouvera pas engagé avec les dents de la roue à rochet n. L’inverse aura lieu quand le mouvement du cylindre se fera en sens contraire. Ce sera la roue D qui fera tourner la roue E , et la roue C qui obéira à l’action de celle-ci. Ainsi la roue E tournera toujours dans le même sens, et on la ferait tourner en
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