‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 154 sur 167 · DK LA RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX · texte numérisé non relu

DK LA RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX

Rétistance à ta traction longitudinale. — Résistance à la pression de bt>ut. — Théorie d’Euler. — Force de résistance à la pression transversale. — Théorie de Galilée. — Conséqui nres qu’on en déduit relativement aux forces de ré.sislancc des solides seiiiblables.

389. — Les recherches expêfimehtales sur les lois qui régissent la force des matériaux entraînent de très-grandes difllcullés d’exécution, tant à cause des forces considér;>bles dont il faut disposer', que

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nÉSlSTA^CR DES MATÉRIAUX.

par la nécessité de varier d’une foule de manières les circonstances des expériences, si l’on veut arriver à quelque résultat général. Les corps sur lesquels on opère sont loin d’avoir une texture uniforme dans toutes leurs parties ; ils offrent tous, au contraire, des irrégularités de structure que l'on peut regarder comme accidentelles, et il faut embrasser un grand nombre d’expériences pour éliminer du résultat moyen l’inllucnce des anomalies et des irrégularités fortuites. Quand on y est parvenu, ce résultat moyen ne peut pas être appliqué strictement et sans contrôle à tel ou tel cas particulier ; au contraire, il y a tout à parier que, dans les cas particuliers, les résultats fournis par l’expérience directe s’écarteront plus ou moins des résultats moyens, sur lesquels on ne peut fonder par conséquent que des approximations. Les détails que ce sujet comporte appartiennent à la science de l’ingénieur plutôt qu’aux éléments de mécanique. Cependant il ne sera pas hors de propos de donner ici un aperçu général des points les plus importants.

Une force qui tend à désagréger les parties d’un corps solide peut agir sur ce corps de diverses manières, et notamment :

1°. Par traction longitudinale, comme lorsqu’une corde ou un fil métallique est tendu par un poids;

2°. Par pression ou percussion longitudinale, comme lorsqu’un poids repose sur une poutre placée de bout ;

S®. Par effort transversal, comme dans le cas d’un levier qui repose sur un point d’appui, et qu’on a chargé de poids à'scs deux extrémités.

390. — Dans le premier cas, la force de résistance est proportionnelle à l'aire de la section transversale. Ainsi supposons une barre métallique carrée AB {Fig. 211) encastrée en A ayant un centiméire de largeur et un centimètre d’épaisseur, avec une longueur quelconque ; qu’elle soit tirée par une certaine force dans la direction AB, au point de se rompre ; une barre du môme métal et de la même qualité, ayant deux centimètres de largeur sur un centimètre d’épaisseur, ne rompra que sous une force double ; une autre barre de trois centimètres de largeur ne rompra que sous une force triple, et ainsi de suite. Il est clair, en effet, que l’on peut considérer la barre dont la section transversale est double ou triple, comme formée de deux ou de trois barres accolées l’une à l’autre, et qui ont chacune une section transversale d’un centimètre carré. Chacune de ces barres résisteégalement et séparément à la force de traction. La résistance totale est la somme des résistances de chaque barre.

Si la barre était parfaitement homogène dans toute sa longueur, la résistance à la traction ne dépendrait aucunement de la longueur de la barre \ mais l’on conçoit que plus la barre est longue, plus les chances d’inégalité de structure sont accrues. Aussi observe-l-on, dans la pratique, que la force de résistance diminue quand la longueur augmente.

391. — On n’a point encore obtenu, ni par la théorie ni par l’expérience, des résultats satisfaisants en ce qui concerne les lois suivant lesquelles les solides résistent à la compression longitudinale. La charge qu’un pilier vertical peut supporter sans Qé-

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