‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 37 sur 167 · APPLICATIONS DU PRINCIPE D’INERTIE · texte numérisé non relu

APPLICATIONS DU PRINCIPE D’INERTIE

ludo que celle de descendre des faits généraux aux faits particuliers. Mais comme un choix d’exemples, pris parmi ceux que nous offre le cours ordinaire de la vie , sert en même temps ù vérifier les lois générales et à les graver dans la mémoire , nous y aurons plusieurs fois recours dans ce traité , sans cesser de fixer l’attention du lecteur sur les principes généraux auxquels H doit les rattacher.

50. — Lorsqu’un char, un cheval, un bateau, mus d’un mouvement rapide, sont tout à coup retardés ou arrêtés dans leur marche par une cause qui n’agit pas en même temps soit sur les passagersy. soit sur le cavalier, ou plus généralement sur les objets voiturés et non fixés à l’appareil de transport, ces objets sont précipités en avant dans le sens du mouvement , parce qu’en vertu, de leur inertie ils persévèrent dans le mouvement qui leur avait étév imprimé en même temps qu’à l’appareil qui les transporte, et qu’ils n’ont pas été privés de ce mpuvement par la même cause.

51. — Quand un homme saule d’une voiture entraînée d’un mouvement rapide , il va tomber visà-vis de l’endroit où la voilure se trouve au moment où scs pieds rencontrent le sol , parce que le corps de cet homme, en quittant la voiture, conserve en raison de son inertie le mouvement qui lui avait été imprimé dans le sens suivant lequel la voiture sc meut. La résistance du sol détruit ce mouvement dans les pieds de la personne au moment où les pieds louchent terre, maïs le même mouvement subsiste encore dans les parties supérieures et plus

pesantes du corps , ce qui produit à peu près le même effet que si l’on èCd fait un faux pas.

52. — Du moment qu’une voiture a été mise en nwuvemenl avec une certaine vitesse sur une roule de niveau , il suffit , pour entretenir le même mouvement, d’employer une force capable de vaincre le frottement de la roule; mais pour ébranler la voiture et la mettre en mouvement , une bien plus grande dépense de force est nécessaire, puisqu’il ne suffit plus de surmonter le frolleinenl, et qu’il faut en outre communiquer à la voilure la vitesse avec laquelle on veut qu’elle se meuve. Aussi remarquons-nous que les chevaux font un beaucoup plus grand effort au moment d’ébranler la voilure que quand une fois ils l’ont mise en mouvement-

53. — Ce qui donne de l'inlérél à la chasse au courre , c’est de voir comment le sentiment instinctif de la loi d'inertie dirige les mouvements du lièvre. Le corps du lévrier, plus pesant que celui de l’animal qu’il poursuit, est mû dans la même direction avec une vitesse égale ou plus grande, l.e lièvre fait un ricochet , c’est-à-dire qu’il change brusquement la direction de sa course. Le lévrier, qui ne peut d’abord Vaincre au moyen de sa force musculaire la tendance qu’il éprouve par suite do l’inertie de la matière à persévérer dans le mouvement rapide, qu’il a pris, se trouve entraîné assex loin avant qu'il ait arrêté son impulsion et qu’il so soit remis à la poursuite de l’animal. Pendant c& temps , le lièvre gagne du terrain dans la nouvelle direction qu’il a prise, et quoique moins vite à la

course, il réussit souvent de cette manière . à S’échapper. . . •

Bans les courses de chevaux, on vofl toujours ces animaux dépasser te but dei^béaucoup, avant qu’on puisse les arrêter. .

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