‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 50 sur 167 · FORCES CAPILLAIRES · texte numérisé non relu

FORCES CAPILLAIRES

des phénomènes que présente le jeu des parties liquides dans les Cires organisés , par exemple l’ascension de la séfe dans les végétaux.

Si l’on suspend un poids à une corde sèche , et qu’ensuile on humecte la corde avec une éponge, les fils de la corde se tordront en se gonflant, la corde se raccourcira et le poids sera soulevé à une hauteur considérable. Ainsi , l’attraction des fibres de la corde pour les molécules aqueuses possède assez d’énergie pour vaincre la tension produite par un poids qui peut Cire de plusieurs quintaux.

Quand on plonge verticalement un tube de verre, d’un petit diamètre, dans de l’eau que l’on colore pour rendre le phénomène plus visible , le liquide s’élève dans le tube au-dessus de son niveau dans le vase où le tube est plongé. Si l’on retire tout à fait le tube, en le maintenant dans la position verticale, une colonne d’eau , d’une certaine hauteur, reste suspendue dans l’intérieur de ce tube. Plus le diamètre du tube est petit, plus la hauteur de la colonne soulevée est grande. Si l’on plonge dans . l’eau une série de tubes , assujettis au mOme appareil , et dont les diamètres aillent en décroissant , les hauteurs des colonnes soulevées iront en augmentant graduellement d’un tube à l’autre. Nous n’entreprendrons pas d’expliquer la raison de ces phénomènes, dont la théorie a été donnée par le calcul, et constitue l’une des applications les plus curieuses des mathématiques aux sciences physiques.

On forme un siphon capillaire avec un écheveau de fil de coton, qui plonge par un bout dans le vase

OÙ le liquide est conlenu, et par l’autre bout dans le vaisseau avec lequel il s’agit de le faire communi-' quer. Le mOme résultat pourrait être obtenu avec un siphon en verre d’un petit diamètre.

102. — Il arrive souvent qu’on observe une répulsion moléculaire entre un solide cl un liquide. En plongeant une. pièce de bois dans du mercure , on verra le liquide se déprimer dans le voisinage du bois; et si le mercure est conlenu dans un vase de verre, il sera de même déprimé vers les bords. Cette répulsion n’csl qu’apparente, et provient de l’allraclion du mercure pour lui-mème , altraclion plus forte que celle du ntercure pour le solide.

Tous les solides, néanmoins, n’ont pas la propriété de repousser le mercure. Si l’on plonge une pièce d’or dans ce liquide , ne fùl-cc que pour un inslabt, l’or s’unit aux molécules mercurielles. Le métal change de couleur, devient blanc comme de l’argent , et l’on a de la peine ensuite à expulser le mercure du mélange, ou , pour employer le terme

• technique, de V amalgame qui s’est opéré. En consé([uencc il faut avoir soin de se débarrasser des anneaux , des chaînes , et de toute espèce tle bijoux en or, quand on veut faire des expériences sur le mercure.

103. — Les forces moléculaires, considérées comme 'les causes des phénomènes 'éhimiques , prennent le nom d'affinités. Mais, si rien n’est plus évident et mieux défini que les effets produits par lés forces d’afllnité , rien n’ost plus obscur et plus

'hors de la portée de nos moyens actuels d’obsenvalion, que la nature et le nàdde d’opération de ces

Di.

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