MACHINE D’ATTWOOD
poids additionnel est employée à mouvoir tant ce poids additionnel que les deux poids principaux avec lesquels il est uni. La vitesse que cette force imprime au système doit donc être à la vitesse que pren* droit le poids additionnel , s'il tombait seul, dans le rapport inverse de la somme des masses des trois poids à la masse additionnelle, ün comprend dèslors comment, en prenant les masses des poids principaux sufllsaniinent grandes relativement è celle du poids additionnel, on peut modérer, à tel degré qu'on Veut, l'intensité du mouvement du système. D ailleurs ce mouvement étant déterminé par une force accélératrice constante, reproduira sur une échelle difTércnle toutes 1rs clrconsUmces de la chute des corps, quand ils tombent librement. On fait ici abstraction du poids du üi, du frottement qu'il exerce contre la gorge de la poulie, et de celui de la poulie sur son axe.
Pour faciliter les observations, on fait descendre l’un dos iM)ids le long d'un pilier vertical , divisé en cenlimëtres et en millimètres, auquel , pour plus de précision , on peut adapter un vernier. L’observateur a près de lui un pendule à secondes , dont il compte les battements, et quelquefois ce pendule fait partie de l'appareil. Le pilier vertical porte, en outre, un petit plan horizontal, que l’on peut ûxer é diverses hauteurs, et qui est destiné à arrêter le poids dans sa chute ù la hauteur voulue. Enfin, on peut faire glisser le long de ce pilier un anneau dont le diamètre est tel qu'il laisse pa.sscr le poids principal, tandis qu’il retient le poids additionnel. De ' celle manière , la cause qui accélérait le mouvement
du système cesse d'agir, et les deux poids principaux continuent de se mouvoir uniformément avec la vitesse qu'ils avaient acquise avant qu'on eût arrêté la masse additionnelle. Il est visible qu'au moyen de CCS dispositions on peut observer les hauteurs dU' chute et les vitesses finales correspondantes à-' un nombre donné de secondes , et vérifier ainsi expérimentalement les lois du mouvement uniformément accéléré , dont nous avons donné la démonstraiion théorique. ,
127. — En renversant les énoncés de ces lois, on les rendra applicables.à l'ascension des corps projetés verticalement de bas en haut. Un corps lancé de la sorte avec une vitesse donnée remontera précisément à la hauteur d’où il aurait dû tomber pour acquérir cette vitesse. A chaque instant du mouve- , ment l’attraction de la terre lui enlèvera une égale portion de sa vitesse initiale, de sorte que le mouvement sera uniformément retardé. l)e plus , en chaque point de sa course ascensionnelle, tt aura précisément la même vitesse qu'il aurait aequfeè en tombant depuis le point le plus haut où il s’élève jusqu'au point que l'on considère. On peut donc déduire immédiatement toutes les particularités du mouvement ascensionnel , de celles qui ont lieu dans la chute des corps , et il serait superflu de nous y arrêter plus longtemps. •
. Pour compléter le sujet qui nous occupe, U ne resterait plus qu'à exposer les méthodes propres à déterminer exactement la hauteur d'où un corps tomberait dans une seconde , si l'on écartait la résistance de l'atmosphère et les autres causes de per-
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