DU MOUVEMENT SUR LES PLANS INCLINÉS ET SUR LES COURBES
Accélération uniforme du mouvement des corps pesants sur un plan incliné à l’horizon. — Mouvement sur une courbe. — Force centrifuge. — Rayon et centre de courbure. — Cercle osculateur — Vitesse angulaire. — Appareil destiné à démontrer expérimentalement les lois de la force centrifuge. — Exemples familiers des effets de la force centrifuge. — Application au mouvement de rotation de la terre , — A 1’aplati.sseinent de cette planète , — Et au décroissement de la pesanteur, des pôles à l'équateur.
128. — Dans le dernier chapitre nous recherchions les phénomènes qui accompagnent la chute libre des corps dans une direclion verticale , et en général le mouvement des corps sollicités par une force quelconque , pourvu qu’elle agisse avec une intensité uniforme. Nous allons examiner mainte-
£LÉME^TS DK MÉCANIQUE. CHAI*. VIII.
nant quelques-uns des cas les plus ordinaires où les coriîs cessent de pouvoir tomber librement, et où par suite les effets de la gravitation se trouvent modifiés.
129. — Lorsqu’un corps sollicité par un nombre quelconque de forces est placé sur une surface dure et inflexible, il doit évidemment rester en repos, si la résultante de toutes les forces qui lui sont appliquées est dirigée perpendiculairement à la surface. Dans ce cas il n’y a pas d’autre effet produit qu’une pression. Si le corps est sollicité par une force unique, il faudra de môme, pour qu’il reste immobile, que cette force soit dirigée perpendiculairement à la surface (art. 80).
Au contraire, si la résultante des forces, ou ( ce qui est plus simple et revient au môme) si la force unique est dirigée obliquement à la surface, on pourra la considérer comme équivalant à deuxforces, l’une parallèle, l’autre perpendiculaire à la surface. Celle-ci sera neutralisée par la résistance de la surface, et il en résultera simplement une pression ; la première aura pour effet de mettre le corps en mouvement. On comprendra peut-ôlre ceci plus aisément en s’aidant d’une flgure.
130. — Soient donc AB la surface {Fig. 24 ), P une particule de matière placée sur cette surface, et sollicitée par une force qui agit dans la direction PD, perpendiculaire à A B. Il est clair que celle force aura pour effet de presser la particule P contre la surface
^ AB, sans lui imprimer aucun mouvement.
Supposons ensuite que la force qui sollicite la i)articulc P ait la direction PF oblique à AB. En considéranlPF comme la diagonaled'un parallélogramme
DigKizedby