DE LA COMPENSATION DES PENDULES
• ' . ■ < ' ftemières recherches de Graham. — Tables de dilatation et manière d’en faire usage. — Pendule à châssis de Harrison. — Pendule tubulaire de Troughton. — Pendules de Benzenberg, — De Julien Le Roy, — De . Deparcieux , — Dn capitaine Kater , — De Reid , —i D’ElUcot, — De Martie. — Pendnle à mercure. — Pendule de bois et de plomb , conslrait sur le i principe du pendule à mercure. — Pendule de Smeaton. — Mode ..de suspension et d’ajustement du pendule.
218. — ' Il nous reste maintenant à traiter de ce qu’on appelle proprement la compensation des pendules, et de la construction des pendules compensateurs. Toutes les paaliôres^ connues se dilatent pac la chaleur et se conlractentpar le froid, de sorte que chaque changement de température fait varier la longueur d’un pendule, et par suite la durée de ses vibrations. Une différence de température de 16", qui est moyennement celle de l’été à l’hiver dans nos climats, ferait gagner ou perdre 8 secondes en
' Les personnes dont le désir est senlement .de prendre des notions générales de la mécanique, pourront passer ce chapitre qui forme en quelque sorte un hors-d’œuvre ; en revanche , d’autres lecteurs verront avec plaisir le résumé d’une question spéciale et intéressante de physique , fait par le capitaine Kater dont les travaux sur le pendule ont acquis parmi les savants une si grande célébrité.
( JYote du Tradaelew". )
vingt-quatre heures à un pendule dont la tige serait de fer. En conséquence il est très-important, pour la perfection des instruments qui servent à mesurer le temps, de trouver un moyen de détruire cette variation, ou d'imaginer un procédé en vertu duquel le centre d’oscillation reste à la môme distance du point de suspension, nonobstant les changements de température. C’est à quoi l’on parvient heureusement en profitant des différences que les divers métaux présentent, soiis le rapport de la dilatabilité.
En 1715, Graham entreprit plusieurs expériences sur la dilatabilité relative" des métaux , dans la vue de faire servir les inégalités de dilatation de deux ou de plusieurs métaux à la construction d’un pendule compensateur 5 mais il trouva les différences trop petites pour espérer d’atteindre la but de cette manière. Voyant que le mercure était plus affecté par les changements de température que toute autre sub- , stance métallique, il comprit que si l’on employait pour pendule une sorte de thermomètre , dans lequel le mercure monterait pendant que la tige s’allongerait par la chaleur, on pourrait faire en sorte que le centre d’oscillation restât toujours à la même distance du point de suspension. Celte heureuse idée a donné naissance au pendule à mercure, dont l'usage commence à se répandre.
Vers le même temps , les recherches de Graham piquèrent la sagacité de Harrison , originairement charpentier à Barton , dans le Lincolnshire , et il mit au'jour, en 1726, son pendule formé de verges parallèles de cuivre et d’acier, connu sous le nom de pendule à gril ou à châssis.
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TABLE DES DILATATIOKS.
Dans le pendule à mercure , l'élévation d'un poids contenu dans la lentille ’ produit la compensation.
On l'obtient , dans le pendule à châssis , par la dilatation des tiges de laiton, qui soulève la Içntille, autant que la dilatation des liges d'acier la fait descendre.
Nous nous proposons de décrire ici les appareils ' de compensation qui nous paraissent les plus convenables dans la pratique , et nous espérons simplifier assez celte exposition pour la rendre indépendante de la connaissance des mathématiques.
219. — Voici d'abord une table qui donne les dilatations linéaires de diverses substances, correspondantes à une variation de température d'un degré du thermomètre centigrade , c'est-à-dire les quantités dont s'allongeraient des tiges formées de ces substances pour une élévation de température d'un degré , en prepant pour unité la longueur des tiges avant le changement de température. Celte table est calculée d'après celle que M. F. Bail y a donnée dans son Mémoire sur le pendule à mercure, inséré parmi ceux de la Société astronomique de Londres pour 1824.
* Nous désignons par le mol de lentille la pièce où est concentré en plus grande partie le poids du pendule, celle qui est supportée par la tige , parce qu’elle a ordinairement une (orme lenticalaire.
TABLE I
'Dilatations linéaires de diverses substances pour un' ’ degré du thermomètre centigrade.
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