PENDULE DE MARTIN
mis en avant par MM. Doughly et Rilchie ; mais comme ils sont sujets , dans la pratique , à plusieurs inconvénients, nous ne nous arrêterons pas à les décrire d’une manière plus particulière.
Il y a cependant un mode de compensation fondé • sur le môme principe , que M. Biol a décrit avec de grands éloges dans le premier volume de son Traité de Physique , et dont il attribue l’invention à un hprioger de Paris, nommé Martin. SC {Fig. 86, P/. Vlll) est la verge du pendule, construite à l’ordinaire , en fer ou en acier. Cette verge passe par le milieu d’une barre composée d'acier et de laiton (le laiton placé au-dessous). La barre est soutenue par un petit tube t que l'on peut faire glisser . le long de la verge, et ce tube lui-même est arrêté contre la verge par des vis , à l’endroit qu’on a jugé convenable pour rajustement du pendule ; enfin la barre porte à ses extrémités des poids VV, W.
Maintenant, supposons que la température augmente. Comme le laiton se dilate plus que l’acier, la barre se courbera en tournant sa concavité vers le haut; les poids W seront soulevés, et, par suite, le centre d’oscillation du système se rapprochera du point de suspension. On pourra donc combiner l'ajustement de façon que cet effet compense celui de l’allongement de la verge.
Il y a trois manières d’opérer rajustement : 1°. en augmentant ou diminuant les poids W; 2“. en faisant varier les distances de ces poids au milieu de la barre ; 3®. en faisant varier la distance de la barre â la lentille , pourvu qu’on ne dépasse pas la moitié de la longueur de la verge. L’action compensatriée
«St d’autant plus grande que les poids sont plus grands, plus distants du milieu de la barre, et que ‘ la barre est plus rapprochée de la lentille.
M. Biot dit qu’il a employé ce pendule, avec M. Matliieu , pour des observations astrononûques qui demandaient une extrême précision , et qu’il en . a toujours trouvé la marche parfaitement régulière.
Ce savant physicien fait encore observer que le compensateur employé pour les chronomètres à ressort est précisément du même genre. Sans qu’il soit besoin d’anticiper sur les explications qui seront donnée' dans un des chapitres suivants, on sait que le régmeteur du mouvement, dans les montres en général , est un balancier mû par un ressort spiral , qui en se resserrant et se débandant tour à tour, force , le balancier à tourner alternativement sur lui-même. Mais si la température vient à varier, les dimensions du balancier et du spiral varieront, aus^i bien que la force de ressort, et, par suite, la durée des vibrations. Pour obvier é cet inconvénient, on fixe au balancier des lames compensatrices en cuivre et en fer, dont les extrémités libres portent de petites masses d’or que l’on peut approcher ou éloigner du point d’attache. Si la température change, la courbure des lames compensatrices changera aussi , et elles porteront les petites masses additionnelles plus loin ou plus prés du contre de rotation. Dans le dernier cas, les masses agissant sur le centre par un levier plus court , il faudra moins de force dans le spiral pour les faire tourner; au contraire, quand elles s'éloigneront du centre de rotation , elles agiront par un levier plus long, et la rotation, pour
c . ■ by Googte