Pendule de Reid. • — ■ Ce pendule, pré
senté à la Société des Arts en 1809, est construit sur le môme principe que le précédent ; seulement la tige est en acier au lieu d'étre en bois, et l’appareil compensateur n’est pas muni d’un ajustement. On l’a représenté dans la Fig. 85. SB est la tige d’acier à laquelle on donne une plus grande épaisseur et une forme en losange, quand elle entre dans la lentille C, pour l’empêcher de tourner *, mais au-dessus et au-dessous, elle est cylindrique. Le tube de zinc D s’élève jusqu’au centre de la lentille, et la supporte au moyen d’une pièce transversale. La tige d’acier traverse la lentille et le tube de zinc, et est terminée inférieurement par une vis et un écrou, à la manière ordinaire. On raccourcit le tube de zinc jusqu’à ce que la compensation ait lieu. La longueur de ce tube est d’environ 68 centimètres. . If ;t.
On peut reprocher au pendule de Reid sa grande longueur, qui va jusqu’à 1“, 57. Nous croyons qu’il vaudrait mieux placer le zinc sur la lentille, selon la modification que nous avons proposé de faire au • pendule de Benzenberg (art. 224).
229. — Pendule. £Ellicot. — Il parsdt que l’idée de combiner par le moyen d’un levier les dilatations de deux métaux différents, de manière à obtenir un peiidule compensateur, est due originairement à Graham ; car Short dit, dans les Transactions phi-
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losophiques de 1752, tenir d’un M. Shellon que Graham avait exécuté en 1737 un pendule formé de trois barres, une d’acier entre deux de laiton ; et que celle d’acier agissait sur un levier, de manière à soulever le pendule quand elle était allongée par la chaleur, et à l’abaisser quand elle était raccourcie par le froid ; mais l’expérience ayant fait voir que ce pendule se mouvait par secousses , l’inventeur le laissa là.
Short ajoute qu’un quaker du Lincolnshire , nommé Fothcringham , avait fait, vers 1738 ou 1739, un pendule compensateur de deux barres , une d’acier et une de laiton, agissant l’une et l’autre sur des leviers placés au-dessus de la lentille, pour la soulever ou l’abaisser.
M. John Ellicot , de Londres', fit vers la mémo époque des expériences très-soignées sur les dilatations relatives de sept métaux différents. Ses résultats diffèrent plus ou moins de ceux qu’ont trouvés d’autres physiciens, mais il n’en faut pas conclure que les premiers soient erronés \ car la dilatabilité d’un métal est singulièrement modifiée par les préparations mômes qui le rendent propre à être employé dans la construction d’un pendule. 11 est donc désirable, toutes les fois qu’on veut construire un appareil compensateur, de déterminer les dilatations des matériaux employés, après qu’ils ont été passés sous le marteau, à la filière, en un mot après qu’ils ont subi les préparations nécessaires.
On avait objecté contre le pendule à châssis de Harrison que les verges étaient imparfaitement ajustées , et que la compensation ne pouvait s’opé-
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rer exactement, parce qu’on ne tenait pas compte, en le construisant, delà dilatation de la lentille. Ces considérations paraissent avoir suggéré à Ellicot l’idée de son pendule à leviers, qu’il dit avoir exécuté en 1738 , mais dont il n’a communiqué la description à lu Société royale qu’en 1752. Comme ce pendule n'a été que très-rarement employé, nous jugeons inutile d’en insérer ici la figure et la description détaillée.
230. — Pendule de Martin, — On a proposé plusieurs moyens de compensation , fondés sur l’emploi d’une barre formée de deux morceaux d’acier et de laiton soudés ensemble. Comme le laiton se dilate plus que l’acier, la barre se courbe par une élévation de température, tournant sa concavité du côté do l’acier et sa convexité du côté du laiton. Concevons qu’une barre semblable soit fixée par des supports de chaque côté de la pièce de suspension d’un pendule, la bande de laiton se trouvant audessus de la bande d’acier, et qu’au milieu de la barre soit attaché le ressort qui vient s’engager, à la manière ordinaire, dans la fente de la pièce de suspension. Il est évident que par suite d’un accroissement de température, la barre se courbera en tournant sa convexité vers le haut , et qiie ïe ressort qui soutient le pendule sera soulevé dans la fente , de manière à compenser rallongement survenu dans la tige du pendule. L’ajustement pourra se faire en variant les distances des points de support au milieu de la barre.
Tel était un des modes de compensation proposés par Nichohon. D’autres procédés analogues ont été
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