PENDULE DE SMEATON
fres ; ce cylindre peut glisser librement le long de la tige.
Le cylindre de zinc est enveloppé par un tube eu tôle dont les bords sont repliés par en haut, de dehors en dedans, de manière à reposer sur le cylindre do zinc. Les bords inférieurs du même tube en tôle sont repliés par en bas, de dedans en dehors, et servent ainsi à supporter un cylindre creux de plomb, qui glisse librement, mais sans ballottement, sur le tube de tôle, et qui dépasse un peu la hauteur du zinc.
Le zinc, en se dilafant, soulèvera le surplus de l'ap> pareil compensateur. Cet effet sera neutralisé pour une petite partie par la dilatation du tube en tôle. Enfin le cylindre de plomb agira, à la manière du mercure, pour élever le centre d’oscillation, et compléter la compensation. Ce pendule passe pour donner de bons résultats dans la pratique. Nous croyons que c’est la première fois qu’on l’a décrit. L’explication est si simple, qu’il ne nous a pas paru nécessaire d’y joindre une figure pour l’éclaircir. Le calcul' exact des dimensions de l’appareil deviendrait ' assez compliqué, et nous l’omettons pour celle raison.
237. — Jusqu’ici nous n’avons traité que de la compensation relative aux changements de dimensions du pendule ; mais une autre cause d’inégalité, sur laquelle on a quelquefois appelé l’attention des observateurs, provient des variations dans la densité de l’atmosphère. Lorsque la densité vient à croître, le pendule éprouve une plus grande résistance, l’arc de vibration diminue, et la durée de la vibration est raccourcie d’une quantité sensible, à moins que l’arc
primitif de vibration ne fût déjà extrêmement petit (art. 205). Mais, en même temps, le pendule perd une plus grande partie de son poids par le fuit de son immersion dans un fluide plus dense , ce qui équivaut à une diminution dans l'intensité de la pesanteur, et doit tendre à ralentir les oscillations. M. Davies Gilbert a publié, dans le Quaterly Journal pour 1826, un Mémoire où il prétend établir que les eflcts de ces deux causes se compensent pour une certaine amplitude d'oscillation. Mais cette conclusion est en opposition avec Tes expériences récentes de MM. liesse!, Sabine ctBaily. Il résulte de leurs expériences que, toutes choses égales d'ailleurs, la durée d'une oscillation dans le vide est toujours augmentée dans l'air, d’une quantité proportionnelle à la densité de l'air,
238. — Nous terminerons par quelques observations pratiques. I..a pièce de suspension du pendule doit être solidement fixée à la muraille ou à la caisse de l’horloge , et non pas à l’horloge même , ce qui produirait beaucoup d’irrégularité dans la marche, par suite des mouvements imprimés au point de' suspension. Le mieux est que la suspension repose sur une tablette de fonte ou de cuivre , scellée à la muraille, et que la caisse de l’horloge préserve de l'action de l'alinosphère cl de l’humidité tant l’horloge que le pendule, sans tenir niù l'un ni à l’autre.
L’impulsion doit être donnée exactement dans le plan vertical qui coïncide avec le plan de vibration mené par l'axe de la verge. Si l’impulsion était donnée à droite ou à gauche de ce plan , le pendule prendrait un mouvement tremblotant cl irrégulier.
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