PENDULE DE BOJS ET DE PLOMB
affcclé par les chansemenis de (einpéralure, quand toutes les parties qui le comijosenl ont pris une Icmpéralure uniforme. Cela posé, en employant un pendule formé d'une seule pièce et d’une sculesubslance, qui a partout la même épaisseur, il est à croire que la lige ne peut pjss se dilater en longueur avant que la même température ait pénétré à la surface intérieure du cylindre, d’où elle se répand rapidement dans la masse de mercure. M. Biot rapporte qu’on a employé en France, il y a déjà longtemps, un pendule de celle espèce, et il témoigne sa surprise de ce que l’usage ne s’en est pas répandu, attendu qu’oix en vantail beaucoup la marche.
J’ai encore employé un pendule à tige do verre, qui différait de celui qu'on vient de décrire, en ce * que l’extréinité inférieure de la lige était fixée au centre d’une plaque de fer circulaire, dont la circonférence se vissait dans un collet de fer, par le moyen duquel le cylindre était supporté. Cette disposition, moins parfaite peut-être que la précédente, en ce que le |)ondule n’est plus d’une seule pièce, permet de placer sur la surface du mercure une plaque circulaire de verre, selon le conseil de M. Browne (art. 232).
235. — Pendule de bois et de plomb, construit sur le principe du pendule à mercure. — Si l’on pouvait, par un moyen quelconque, soustraire entièrement le bois à l’intlucnce de l’humidité, ce serait une des substances les plus convenables pour un appareil compensateur. Les essais tentés jusqu’ici ne suffisent pas pour décider la question. M. Browne, qui a fait des expériences nombreuses et très-délîca-
les à ce sujet, trouve, dit-on, qu’une verge qu’on a bien dorée, après l’avoir parfaitement desséchée, ne reçoit plus les impressions de l’humidité. En tous cas, la verge dorée sera fort supérieure à celle qui n’aura pas subi cette préparation.
M. Baily, dans le Mémoire que nous avons déjà cité, propose un pendule de construction économique, formé d’une tige de sapin et d’un cylindre de plomb. 11 préfère le plomb au zinc, parce qu’il est à meilleur marché et plus facile à travailler. D’ailleurs les dilatations des deux métaux sont à peu près les mêmes. En donnant à la tige de sapin 1”, 168 de longueur, il trouve pour celle du cylindre de plomb 0’“,363. Le pendule dont il s’agit est représenté Fig. 89. La verge a environ un centimètre de diamètre, et doit glisser avec une parfaite liberté dans le cylindre de plomb. M. Baily propose d’ajuster d’abord approximativement la marche du pendule au moyen de l’écrou inférieur , et de procéder ensuite à l’ajustement final au moyen d’un curseur qui glisse le long de la tige. C’est une méthode d’ajustement qui s’applique avec avantage à toute espèce de pendule.
236. — Pendule de Smeaton. — Nous terminerons celte notice par la description d’un pendule, de l’invention de M. Smeaton. Il est fondé sur la combinaison des deux méthodes qui ont été ample- , ment discutées dans ce qui précède.
La tige est en verre et garnie inférieurement, comme à l’ordinaire, d’une vis en acier et d’un écrou. Sur l’écrou repose un cylindre creux de zinc, épais d’environ 3 millimètres, et long de 3 décimè-
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