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CHAPITRE PREMIER

Parmi les opérations, il en est dont tous les teitips sont réglés, dont tous les détails sont prévus, qui se pratiquent toujours de la môoae façon, sauf dans quelques cas exceptionnels.

D'autres, au contraire, bien que destinées à remédier à des lésions d'un même genre, se font rarement d'une façon identique. Il est impossible de savoir à l'avance tout ce que l'on aura à faire ; c'est ce qui a lieu, entre autres, pour la kélotomie ou débridement de la hernie étranglée, où l'imprévu a une si large part.

Pour celles-ci, en un mot, il n'y a pas de types bien établis comme il en existe pour celle»-là ; les unes sont réglées et passibles d'une description nette ^t précise, tandis que, pour les autres, on doit s'en tenir à des indications générales.

En outre, les opérations réglées peuvent être pratiquées sur le cadavre, tous les temps peuvent en être reproduits, tandis que, pour les non réglées, tout exercice cadavérique ne peut être qu'une copie bien éloignée de ce qui se fait sur le vivant. Une véritable similitude impliquerait l'existence de la maladie à la cure de laquelle l'opération est appliquée.

DuBimiiL, Méd. opératoire. ^ *

J'éludierai les opérations suivant Iqs appareils qu'elles intéressent, et je passerai successivement en revue celles qui se pratiquent:

i^ Sur l'appareil tégumentaire;

2® Sur l'appareil circulatoire;

3<» Sur l'appareil locomoteur:

4° Sur l'appareil nerveux et ses annexes, les organes des sen^ ;

;»<» Sur l'appareil respiratoire ;

fï° Sur l'appareil digestif;

7** Sur l'appareil géAito-urinaire dans les deux sexes.

ARTICLE I

ANESTH£SI£.

L'anesthésîe est devenue aujourd'hui un temps préalable de presque toutes les opérations, pour peu qu'elles soient douloureuses. Elle se divise en ânesthésie locale et anesthésie gé nérale, et cette dernière est de beaucoup la plus employée.

L'anesthésie locale repose en somme sur l'insensibilité produite par la réfrigération qui peut être obtenue, soit en projetant et faisant vaporiser sur la partie de l'éther ou du sulfure de carbone, but pour lequel on emploie l'appareil à pulvérisation de Richardson, ou bien en Tcntourant d'un linge contenant un mélange réfrigérant (glace et sel marin, auxquels on peut ajouter,

Fig. 1. — Appareil de Richardson.

pour obtenir un froid plus intense, un peu de chlorhydrate d'amnicniaque).

AMESTHËSIE. 3

On comprend que ces moyens aDCstliéùques ne iont guère applicables qu'aux opâralions qui duivent inlérester dps parties peu étendues en lurrace et en prorondeur. Aussi, est-ce ù l'aneslliésie générale qu'il Taul recourir dans l'immense majorilë des cas. Pour celle dernière, deux agenis, le chloroforme et l'éther, se dispulent la priorité. Je n'ai pas à les Juger, mais Je dirai cependant que l'él)ier, moins aclif, plus Icnl dans son action, est en somme plus inoiïensir.

Le prutoxyde d'azote est reslé dans le domaine de la chirurgie dentaire.

Quoi qu'il en soit, avant d'itnesthésier un malade, il Taut s'assurer qu'il n'existe, ui dans son système circulatoire , ni daos sou système respiratoire, rien qui con tre-indique l'emploi

de l'éther ou du cblorororme. ^. . -, , „

De nombreux appareils, parmi

lesquels je cilerai ceux de J. Roux de Toulon, de Reynaud, de Charrière, de Skinner, de Demarquay, etc., ont été inventés pour l'administration de ces agents. I^i-squ'on a recours au chloro- Torme, on n'emploie géné< ralement pas un appareil spécial, on se sert le plus souvent d'une compresse dont on fait une sorte de cornet, dans lequel on place de U charpie que l'on imbibe de cinq ou six grammes de tbloroforme, saufâ en ajouter plus tards'il y a lieu.

L'uide qui lient la compresse, la place devant le nez et la bouche du palieni, mais de façon à ce qu'elle ne e pas les yeu\.

La facîlilé avec laquelle l'élber «e vaporise rend uécenaire, lorsqu'on veul s'en servir, l'emploi à'aa appareil.

Le malade doit être couché horizon lalement, Is tête trëi-peu élevée, la poilrioe découverte, aSn que l'on poitie rautement surveiller le* mouvementi respiraloiret. Va aide doil leoir le pouls.

On a eu préalablement le soin de débarrauer le patient de tout r.e qui peut entraver sa respiration.

On devrai!, chaque fois qu'on anctlhéiie un malade, avoir sous la main un appareil à Taradisalion, ou, mieux encore, un appareil & courant couitanl et continu, agenis si utiles dans les cas d'aaphjxle et de syncope.

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