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DIVISION DES TISSUS

§ 1. IbcIsIobs. — Les incisions de la peau constituent le preloier temps de la plupart des opérations. On se sert, pour les pratiquer, du bistouri, sauf les cas où elles ne sont que le commence-

Fig. 5.

ment d'une amputation et où Ton emploie le couteau. Lorsque les téguments ont déjà subi une solution de continuité, on peut les diviser avec les ciseaux.

Fig. 6.

Le bistouri peut être à lame fixe ou bien à lame mobile, c'està- dire, s'ouvrir et se fermer. Laissant de cOlé les espèces et les, va-

fi DIVISION UËS TISSUS.

riétés si nombreuses du bistouri^ je signalerai seulemeur le droil et le convexe, qui ne diffèrent l'un de l'autre que par le degré de la convexité, le tranchant du bistouri droit étant en général un peu convexe vers la pointe, et le boutonné, [.es différentes manières de tenir le bistouri étaient autrefois classées et dénommées par des numéros d'ordre, mais cette dénomination numérique ne présente aucun avantage et doit être laissée de côté. Il suffit de savoir que l'on peut le (enir comme une plume à écrire, comme un couteau à découper, et que, dans ces deux positions, le tranchant de Tinstrument peut être dirigé en bas ou en haut; enfin, on le prend quelquefois comme s'il s'agissait d'un archet de violon.

Avant d'inciser la peau, il faut qu'elle soil suffisamment tendue par le chirurgien ou par un aide, ou bien par les deux à la fois. Cette tension peut être obtenue de plusieurs manières. Si l'on agit sur un membre, on peut saisir A pleine main la peau du côté opposé à celui sur lequel doit porter l'incision. Le bord cubital et le pouce de la môme main peuvent, appliqués à un certain degré d'écartement, procurer le môme résultat. L'index, dans quelques cas, remplace le bord cubital. Les quatre derniers doigts fléchis et appliqués parallèlement à l'incision qu'on se propose de faire, et très-près d'elle, fixent la peau chez les individus qui ont sous les téguments une certaine quantité dégraisse; mais chez les sujets maigres, cette manœuvre réussit assez mal.

Enfin, lorsqu'il importe beaucoup de ménager des parties placées superficiellement sous la peau, on fait à cette membrane un pli perpendiculaire à la direction que l'on veut donner à l'incision ; l'une au moins des extrémités du pli doit ôtre confiée à un aide. Le pli peut ôtre divisé du sommet à la base ou de la base au sommet.

On peut faire les incisions de dehors en dedans ou de dedans en dehors. Elles sont simples si on les fait en un seul temps, composées dans le cas contraire .

Les incisions simples sont droites ou courbes. Les incisions composées sont en V, en T, en -f • Quand on fait la seconde branche d'une incision en +» il faut la faire en deux temps, de façon que, pour chacune des portions de la seconde branche, le bistouri se dirige des parties éloignées vers la branche initiale. Sans cette précaution, la peau n'est pas suffisamment tendue et la section est mal faite.

GALVANO-C\USTIE. jt

g 3. Ca ■»«•-« «a atlv. — On peut aussi obtenir des plaies' sel'Iiei et opéKT uns hémorrhagie, en se servant «lu couteau galvanique cl de l'appareil de MiddeldorpT ou de celui de Grenet dont l'emploi. constitue la galvano-causiic thermique.

Tour porter le circuit métallique qui réunit les deux pôles à une liïmpéralure convenable pour le but qui nous occlipe, une pile duil remplir les deux eondilions suivantes : il faut qu'elle ait un couraot inlçDse et une forte tension. Middeldorpr se servait d'éléments de Grave, ce qui, en raison du platine qui entre dans leur campoùlion, rend l'appareil fort cher. Aussi a-l-on substitué à cette pite celle de Grcnel, qui, composée d'éléments formés de plaques de linc et de plaques de oharbon, est d'un priv beaucoup moins éleïé. Elle se charge avec un mélauge d'acide suirurique et rfe solution de bichromate de potasse. Un tube à insurtlaliou débuui:han| à la partie ioréricure du récipient, et dans lequel on fait passer un courant d'air à l'aide d'un soulflet, augmente l'aclion de la pile et empêche sa dé polarisa lion. Les réophores sont en rapport avec ■lcu\ liges de cuivre isolées qui vont par leur autre extrémité s'adapter d l'armature et sont dans leur partie moyenne renfermées dans un manche de bois ou d'ivoire qui permet do la manier. L'urmalure Mt en platine et diUéremment disposée, suivant le but qu'on veut remplir. Elle alTecrc la forme d'un m ou d'une lume recourbée. Le fil manié à l'uidc d'un serre- nœud qui permet de le retirer, à mesure qu'il diiise les tissus, constitue l'acise coupiin te., Enroulé autour d'une boule en poi-celaîne dont il élève la température, il forme un galvano-cautiVe h olive, l-nfin porté à l'aide d'une aiguille à travers une lu- p|^. g. p, h^ ineur et mis ensuite en rapport avec les réophores, il i;»i'»im-Mo. Torme le sétou incandesieul. iiiK^c, fn>-

Quant à le lume de platine qui a trois ou quatre î*^,'""'*" millimi^trcs de largeur, elle est disposée en pointe ou bien terminée par un bord arrondi. On peut A volonté la courber sur le plat; elle constilue le galvano-caulère cullellaire, qu'on manie comme un bistouri. La facilité qu'a l'opérateur d'incur-

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