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DESTRUCTION DE L'APPAREIL LACRYMAL

bord une mèche, puis une canule d'or étranglée au milieu et qu'il laissait à demeure.

D'autres chirurgiens ont respecté dans leur incision le tendon de l'orbiculaîre. Pour perforer Tos uuguis, St-Yves avait recours au cautôre actuel, Monro à un trocart, Hunter à un emporte-pièce. Reybard et Foltz (6g. i8i) se sont servis d'un emporte-pièce.

Fig. 181 . — Emporte-pièM de Follx.

Dupuytren a mis en pratique un procédé imaginé par Wathen et consistant 4 tarauder, avec une espèce de petit trépan, l'os maxillaire dans la direction du conduit nasal.

B. Perforation du sinus maxiUaire, — Laugier, après avoir ouvert Je sac d'un coup de bistouri, introduisait un petit trocart dans la partie supérieure du canal nasal, en inclinait la pointe en dehors vers le sinus maxillaire, perçait la paroi du canal et établissait ainsi la communication avec le sinus, espérant que les larmes passeraient du sinus dans les fosses nasales.

3<> Destroction de l'appabeu. lacetmal* — A. Points et conduits lacrymaux. — Certains chirurgiens ont agi sur les points lacrymaux qu'ils ont cautérisés avec des caustiques ou le fer rouge, ou bien qu'ils ont excisés (Velpeau), afin d'en obtenir l'oblitération.

B. Suc lacrymal» — Mais c'est surtout le sac lacrymal qu'on a cherché à oblitérer.

Nannoni, après avoir ouvert le sac, y plaçait une boulette de charpie enduite d'une pommade à l'alun et au précipité rouge. Il cautérisait en outre avec le nitrate d'argent. Delpech introduisait dans le sac un fragment de nitrate d'argent.

Magne ouvrait et vidait le sac lacrymal, écartait les bords de la plaie à l'aide d'un petit spéculum spécial qu'il confiait à un aide,

puis il introduisait et laissait à demeure un petit morceau de pâte de Canquoin n^ 2.

IManfredi, qui a modifié le spéculum de Magne, de façon à protéger la peau plus efficacement, se sert du beurre d'antimoine. Delgado de Madrid a imaginé un spéculum auquel est adapté un porte-caustique. Desmarres emploie un cautère actuel de Tonne appropriée et chauffé seulement au rouge cerise pour ne pas nécroser les os. On peut aussi recourir au cautère électrique.

Berlin de Stuttgard a obtenu Toblitération du sac en excisant la muqueuse.

G. Glande lacrymale, — Extirpation de la glande lacrymale* — Nous avons vu précédemment comment se pratique cette opération. Chose étrange, Tablalion de la glande ne parait pas déterminer de sécheresse bien notable de la conjonctive.

Des méthodes que je viens de passer en revue pour la cure des tumeui*s lacrymales, il en est deux qui priment les autres : c'est le rétablissement des voies lacrymales et Toblitération de ces voies.

Pour le rétablissement des voies lacrymales, le- procédé de Bowman a fait abandonner celui d'Anel, de Laforest, de Dupuytren dont la canule susceptible de s'obstruer, de se déplacer, exerçait souvent une influence irritante sur les parties avec lesquelles elle était en contact.

C'est en somme à la méthode de Bov?man qu'ont recours les ophlhalmologistes, et ce n'est que dans les cas bien rares où elle échoue, dans les cas où les débridements de Stilling ne procurent pas non pluslaguérison, ce n'est, dis-je, que dans ces cas-là qu'il est permb de songer à une autre méthode. Celle & laquelle il faut alors avoir recours, ce n'est ni la création d'une voie nouvelle pour les larmes, ni l'ablation de la glande, mais bien la destruction du sac lacrymal, et le procédé de Magne est ici celui qui me parait le meilleur.

§ 4. OpérailoBB destinées à oblitérer la Astale persistant après le rétablissemeat des voles aaiarelles* — Dans les cas où il existe une fistule lacrymale et où le rétablissement des voies naturelles aidé de la compression, de pansements appropriés et au besoin de l'excision des bords aaiincis, ne suffit pas, on doit avoir recours à une petite opération. On a proposé d'exciser les bords de la fistule de façon à lui donner la forme d'une

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ellipse temânée ea an^ aux deux esUéaiités de son giuid dkmètre Terlkakment dingé, de dnéqner U pesa toal «ntoar el de réunir par la satnre.

IKeffeobach a modifié ce procédé de la bçcm soÎTante : à one certaine distance de la iène interne de Fellipse, fl 6it, du côté du net, nne indsioo de même longaeur et de même direction. Il détache des parties profondes la pean comprise entre ces deu\ incisions, en la laissant adhérente en haut et en has ; cette dissection donne un lambeau en pont, qui peimet de rapprocher facilement les deux bords de la plaie coirespondant à la fistule.

Pour empêcher le lambeau d'être soulevé par les liquides du sac, ce chirurgien passe au-dessous de ce lambeau un mince fil de plomb qui pénètre dans le sac et jusque dans le canal nasal, et qu'il retire au bout de quelques jours.

ARTICLE III

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