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IRIDECTOMIE

En rapprochant les branches, on conpe les fibres circulaires de cette membrane, et il n'y a plus qu'à retirer les pinces fermées, à enlever l'écarteur qui a été placé au début de l'opération, et à appliquer un bandeau compressif sur Tœil, après y avoir instillé une goutte de solution d'atropine.

Iridotomie double. — La section doit être faite sur le point vers lequel s'est portée la pupille oblitérée. On pratique la ponction avec un couteau lancéolaire coudé, & un millimètre en dedans du limbe conjonctival, et on enfonce ce couteau à travers l'iris, en ayant soin de le faire glisser parallèlement à la face postérieure de cette membrane ; on le retire en le maintenant dans la même direction.

On introduit ensuite les pinces-ciseaux de manière qu'une branche passe en avant de l'iris, l'autre en arrière, et on enfonce ces branches dans l'étendue de cinq à six millimètres. On fait alors deux sections successives de l'iris et des pseudo-membranes, de façon à circonscrire un lambeau triangulaire à sommet dirigé vera la plaie cornéale. La rétraction de ce lambeau laisse une pupille béante.

L'iridotomie simple dans laquelle on est exposé à blesser la cristalloïde antérieure est une opération très-délicate. 11 n'en est pas de même de l'iridotomie double réservée pour les cas d'absence de la lentille cristalline.

L'iridotomie simple a l'avantage de ne pas laisser une pupille immobile, comme l'iridectomie, et de ne pas exposer aux accidents inflammatoires, ainsi que le font l'iridésis et l'iridenkleisis.

L'iridotomie double crée plus facilement que l'iridectomie un passage aux rayons lumineux et, en outre, beaucoup mieux que cette dernière, elle permet d'éviter Thémorrhagie et l'inflammation.

§ 2. Irldeeiomie (fig. 198, 199, 200, 201). — Souvent cette opération a pour but la création d'une pupille artificielle ; plus souvent peut-être elle est faite dans le but d'amener un état de détente de l'œil, d'en modifier la circulation. C'est à ce titre qu'elle est employée contre le glaucome, surtout le glaucome aigu ; enfin l'iridectomie fait partie de certains procédés d'extraction de la cataracte.

4i6 IRIS.

Lorsqu'on fait riridectomie daas un but optique, c'est- à-dire pour établir une pupille artificielle, il peut arriver deux cas : ou bien cette opération est motivée par une opacité de la cornée, ou bien par une lésion d'un autre ordre, cataracte centrale, occlusion pupillaire produite par des dépôts plastiques. Dans le premier cas, il n'y a pas de lieu d'élection; on opère où l'on peut, c'est-à-dire là où la cornée est restée transparente. On comprend toutefois que l'endroit le moins avantageux est la partie supérieure, car alors la paupière supérieure peut masquer une partie de la nouvelle pupille. Si c'est pour une des autres causes que j'ai signalées, que l'on pratique la pupille artificielle, on la place à la partie inférieure ou en dedans.

Je dois dire cependant que, quand on excise une portion d'iris pour diminuer la tension du globe oculaire, il serait préférable, au point de vue cosmétique, de faire l'excision en haut, parce que la perte de substance est en partie masquée par la paupière, mais l'opération est alors plus difficile, et un opérateur peu exercé fera bien de faire l'iridectomie en dedans ou en bas.

Un autre point assez important à établir c'est l'étendue de la portion d'iris que l'on doit retrancher. On peut poser en principe que, pour une pupille artificielle, l'excision doit être peu étendue, qu'elle doit au contraire l'être davantage et arriver jusqu'au bord ciliaire, lorsqu'elle est pratiquée dans le but de rétablir la com^ munication entre la chambre antérieure et les parties situées derrière l'iris, ou dans celui de diminuer la pression oculaire, comme dans le glaucome. Or c'est du siège et de l'étendue de la section de la cornée que dépend l'étendue de la portion retranchée de l'iris. Une large section cornéale donnera passage à un large lambeau irien et, inversement, une petite section ne laissera sortir qu'une petite portion d'iris. En outre, plus la section de la cornée sera voisine de la circonférence de cette membrane, plus la portion excisée de l'iris s'étendra vers le bord ciliaire.

Les instruments nécessaires pour pratiquer l'iridectomie sont, en dehors de l'écarteur des paupières et de la pince à fixation de Waldau, un couteau lancéolaire, des pinces à iris, et un couteau à pointe mousse. Mac-Dowel a fait fabriquer, pour sectionner l'iris, des ciseaux qui agissent par pression à l'aide d'un ressort (fig. 198}

IRIDEGTOHIE.

et que Ton peut facilement manier de la main gauclie, ce qui est fort utile quand on n'a pas un aide suffisamment exercé auquel on

Fig. 198. — Ciseaux de Hac-Dowel.

peut confier le soin de faire Texcision. Warlomont a modifié Tins trument de Mac-Do wel (fig. 499).

Pig. 199. — Ciseaux de Warlomont.

Les paupières écartées, le chirurgien, différemment placé suivant la point où doit être pratiquée l'iridectomie, saisit sur le point opposé la conjonctive avec la pince de Waldau. Si Ton désire enlever l'iris Jusqu'à son bord ciliaire, il faut enfoncer le couteau, non pas dans la cornée, mais dans la sclérotique, à un millimètre de la cornée.

On recommande en général d'introduire l'instrument perpendiculairement à la surface de celte membrane. Lorsque la pointe du couteau a pénétré dans la chambre antérieure, ce qui donne la sensation d'une résistance vaincue, on rapproche la pointe de la face postérieure de la cornée pour qu'elle ne blesse pas l'iris. On la conduit parallèlement à la face antérieure du diaphragme irien (fig. 200) jusqu'à ce que la plaie de la cornée ait la largeur voulue. Si l'on désire agrandir la partie interne de cette plaie, on incline un peu la pointe du couteau du côté vers lequel on veut l'agrandir. Quand on n'a pas recours à cette précaution, en raison de la forme DoBBUCiL, Méd. opératoire.

du couteau, la plaie inlerne est toujours plus petite que l'externe. Lorsque l'inslnimeol va sortir de l'oeil, ot) le remet dans m position initiale.

Fil. lOD. — iFidMImnie. Pi|t. m. — IrHlMton».

[*our éviter la manœuvre qui coniiile à redresser le couteau au moment où la pointe a pénétré dant la chambre antérieure, Heyer recommande de l'introduire dans la position qu'il devra avoir, lorsque la pointe aura percé la cornée. Avant d'enfoncer l'instru-

ment, il a soin de déprimer cette membrane avec la pointe. Comme le couteau pénètre alors obliquement, il faut Taire la ponction un peu plus en arriËre, car c'pst, je le répèle, du lîége et de l'étendue de la plaie interne que dépend celle du lambeau irien emsé.

I.a section de la cornée terminée, l'opérateur prenant la pince à iris (Bg. S02) et la tenant Tennée presse avec le cAté convexe tut la lèvre externe de la plaie et arrive ainsi jusqu'au bord pupillaire. Inclinant alors la pince vers ce bord, iU'ouvre, saisit le bord pupillaire, rererme la pince et amène au debon la portion d'iris qu'il a saisie. L'aide, muni de ciseaux courbes dont il applique la con-

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