ABAISSEMENT. 43S
plscer derrière le malade. Ce que je viem de dire s'applique à (ouïes les opéritions de calaracle, quel que soit le mode opératoire.
Pour faire l'abaigaenieDl, on peut introduire l'aiguille par la sclérotique, et c'est le procédé habituel, ou bien par la cornée. Dam le premier cas, on opère par scléroticonyxis, dans le second par kératoDyiis.
A.ScUnticonyxig{œUgauche)(ig,iO0).— Le chirurgien placé devant le malade et tenant l'aiguille comme une plume à écrire avec
Pif ton. — OptratioR de in Mlandt ptr mtwiHmtBl {Scléniti<»B}ili).
les troii premien doigts de la main droite, tandis qu'avec les deux derniers il prend un point d'appui sur la région malaire, enfonce l'aiguille dans le cOté externe de la sclérotique, à trois millimètres au-dessous de l'équateur de l'ceil et à quatre millimètres en arrière du bord externe de la cornée. En agissant ainsi, on évite de léser l'Brière ciliaire longue dont la bifurcation se fait à quatre millimètre! au moins en arrière de la cornée, au niveau de l'équateur de l'œil.
L'aiguille esl enfoncée obUquement de bas en haut et de dehors en dedans, la convexité dirigée en haut. Puis, lorsque la lance a pénétré dans l'œil, en imprimant k l'instrument un mouvement de rotation sur lui-même on tourne la convexité de la lance vers l'iris, et on La fait cheminer derrière la face postérieure de cette membrane. On l'aperçoit dans le champ pupillaire, et elle est alors enfoncée dans les couches corticales du cristallin. On déchire la capsule transversalement ou verticalement avec l'aiguille conduite dans ce sens.
Pour Bbaiuer le criitallin, la coocavilé de la lance élnnl appliquée Bur la partie lupérieura de la lentille, on la porte en bas, en arrière et eo debon, tandis qu'on fait basculer la portion exlra-orbitaire de l'instrument autour du point de pânétralion dans la ■clérotique coDiidéré comme centre. On maintient le criitallin ainsi abaissé pendant une demi-minute, et on relève ensuite l'aiguille. Quand le cristallin a de la tendance à remonter, on renou- ' velle la même manoeuvre Jusqu'à ce qu'il reste en place ; il ne faut pas l'enfoncer trop profondément, de peur de léser tes membranes de l'œil.
Dans la variété d'abaissement appelée réclinaison, en même temps qu'on abaisse le cristallin on lui imprime un mouvement de bascule autour de son axe transversal, de façon que u face antérieure regarde en haut.
K,aprësrBbaissemenl,on aperçoit danslecbamppupïUairedes portions de capsule auxquelles adhèrent des fragmentsopaqu es des couches superficielles du cristallin, on doit lesdéplacer ou les déchirer. On retire enfin l'aiguille en remettant successivement la lance dans les diverses positions qu'on lui a fait prendre pour l'introduire. On applique ensuite sur l'œil des compresses d'eau fratcbe et on place le malade dans l'obscurité.
B. Kératimyxit. — On fût ta ponction de la cornée au-dessous du diamètre transverse et & trois ou quatre millimètres du centre de cette membrane ; on arrive sur le cristallin en passant par l'orifice pupiUaire qui doit être trës-dilaté.
§ S. DlMlalra <fig. 210). — On se sert pour la pratiquer d'une aiguille à discision. La K ïiD -D 1 plus usilée est celle de Bovman
qui eat pourvue d'un arrél Umîantla portion de l'intlrument que l'on doit introduire dans l'ceil. Les paupières maintenues par un aide ou bien écartées par le blépbaroslal, le cfairu^en saisit avec la pince de Waldau la conjonctive à la partie interne de l'œil; puis, du c6lé eileme, il en-