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TUMEURS DE LA PAROTIDE

11 fit d'abord la compression sur la fislule, puis en réunit les bords par la suture entrecoupée. On pourrait, avec le serre*noeud de Maisonneuve, diviser les tissus bien plus rapidement que ne Ta fait Gosselin.

Ribéri incisait verticalement la joue dans toute son épaisseur et partant le conduit de Sténon, en arrière du rétrécissement. Avec le doigt introduit dans la bouche, il repoussait en dehors les lèvres de la plaie et faisait ainsi saillir le conduit sectionné; sur le segment antérieur de ce conduit il appliquait une ligature, et le fil auquel il laissait une longueur de trois centimètres était porté dans la bouche, afin de faciliter l'arrivée de la salive. La plaie extérieure était ensuite réunie. Ce procédé est d'une exécution beaucoup plus fadle que celui proposé par Langenbeck. L'un et l'autre ne sont applicables que pour les fistules situées en avant du masséter.

En somme, quand l'orifice buccal est béant, on peut essayer la compression sur la fistule (celle faite entre la plaie et la glande ou sur cette dernière exposant à produire un gonflement douloureux). La cautérisation au nitrate d'argent est aussi de mise. La dilatation du trajet entre la fistule et l'orifice interne est laissée de côté comme peu efficace. Mais la méthode d'élection est la trqisième, celle qui consiste à créer un et mieux deux orifices anormaux. On pourra choisir entre les procédés de Déguise, de Béclard et de Gosselin.

Si la fistule est au niveau du masséter, les mômes procédés peuvent être mis en usage, à la condition de diriger le trocart d'arrière en avant pour faire les deux trajets.

Après l'opération, le malade doit. Jusqu'à la cicatrisation de la fistule, éviter de parler et de prendre des aliments solides.

§ 2. Ftatales de 1« parotide. — Les fistules de la glande parotide peuvent être traitées par la compression, la cautérisation et au besoin l'excision des bords de la fistule et leur réunion par la suture entortillée. On agira de môme contre les fistules de la glande sous-maxillaire. L'extirpation de la glande restera comme une res- ' source extrême applicable. aux fistules de la sous-maxillaire, mais qui ne l'est guère à celles de la parotide.

§ 3. Tnaiewe de 1* paroUde. — ExtûTpatwi » La parotide est logée dans le creux parotidien situé entre la branche de la mâchoire, le pavillon de l'oreille et l'apophyse mastoîde, et s'étendant

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en avant de l'apophyse styloïde Jusqu'au voisinage du pharynx que la glande n'atteint pcs.

Cette loge est tapissée par une membrane fibreuse, sauf dans le point qui répond à la paroi pharyngienne du côté de laquelle la glande pénètre plus ou moins profondément.

La parotide est en rapport avec des vaisseaux et des nerfs importants; la carotide externe, qui pénètre dans la glande du côté de sa partie profonde et qui dans certains cas exceptionnels n'occupe qu'une gouttière creusée dans son épaisseur, est presque toujours complètement entourée par le tissu glandulaire.

Elle fournit dans son trajet intra-parotidien l'auriculaire postérieure et les auriculaires antérieures et se bifurque, un peu audessous du col du condyle, en temporale superficielle et en maxillaire interne . Les artères que Je viens de signaler sont accompagnées par les veines correspondantes. Du côté externe et un peu en avant du tronc carotidien se trouve la Jugulaire externe.

Des ganglions lymphatiques, les uns superficiels, les autres profonds, sont logés dans l'excavation parotidienne.

Le tronc du nerf facial et ses deux branches terminales sont enveloppés par la parotide.

Dans l'extirpation des tumeurs superficielles de cette glande, ou doit se préoccuper d'éviter les branches du facial et pour cela diriger les incisions à peu près transversalement ; mais si l'on a à enlever une tumeur qui ait pénétré plus profondément, il &ut surtout avoir en vue l'hémorrhagie, et il est préférable, dans ce but, d'inciser verticalement.

Pour l'ablation des cancers parotidiens, on a préconisé la li* gature préalable de la carotide primitive ; celle de la carotide externe, lorsqu'elle est possible, suffirait et doit être préférée eu raison des dangers moindres qui l'accompagnent. Richet repousse la ligature préventive.

On enlève ces tumeurs au moyen d'une incision longitudinale ou d'une incision cruciale, mais, pour les cancers bien avérés de U parotide, il vaut encore mieux s'abstenir. Du reste, la possibilité d'enlever en totalité une parotide cancéreuse est niée par certains chirurgiens, entre autres par Richet, tandis qu'elle est admise p*^ Bérard, Malgaîgne, Nélaton et Denonvilliers. Je n'ai pas besoin àe

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rappeler que dans les opérations où on retranche une portion considérable de la parotide et où Ton excise une longueur trop étendue du facial, on condamne le malade à une paralysie faciale incurable.

§ 4. CJlande Boas-iiiAzlllairc. — La glande sous* maxillaire, placée en dedans du corps de la mâchoire, repose sur les muscles mile-hyoïdien et hyo-glosse. Le nerf hypoglosse et la veine linguale la séparent de ce dernier. L'artère linguale est placée plus profondément au-dessous du muscle hyo-glosse. L'artère et la veine faciale croisent la face externe de la glande qui est en rapport avec la peau^ le peaucier et le feuillet superficiel de raponé\rose cervicale. Le muscle digastrique embrasse dans sa concavité la glande sousmaxillaire qu'il est facile d'enlever par une incision transversale faite à ce niveau, notamment une incision à convexité inférieure partant de la petite corne de Tos hyoïde et se dirigeant vers Vaogle de la m&choire.

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