BLESSURE DE L'ARTÈRE INTERCOSTALE
une incision de quatre centimètres qui divisera successivement tous les tissus, jusques et y compris la plèvre. Cette incision, qui aura quatre ou cinq centimètres de longueur sur la peau, ira en diminuant d'étendue des parties superficielles aux parties profondes. La plèvre ouverte et le liquide évacué, on peut laver par une injection la cavité pleurale et placer à demeure une mèche, une canule, l'appareil à irrigation de Potain, etc.
Sans vouloir entrer dans des discussions qui sont du ressort de la médecine. Je dirai que la thoracentèse convient surtout aux pleurésies séreuses ; la canule à demeure, le siphon, le drainage, Vempyème sont réservés pour les pleurésies purulentes. Lorsqu'il y a des fausses membranes à extraire, l'empyème est nécessaire ; dans le cas contraire, le siphon de-Potain, avec lequel on fait des injections médicamenteuses, peut rendre d'excellents services.
§ 3. BlcMare de l'artère Intcrcoetale. — Cette blessure pour laquelle on a inventé nombre de moyens plus ou moins ingénieux, est en somme fort rare. Lorsqu'on pourra arriver sur l'artère, on la liera ; sinon, on aura recours au procédé de Desault ou à celui de Gérard .
Desault enfonçait dans la plèvre, au niveau de l'artère ouverte, le milieu d'une compresse fine et bourrait de charpie cette partie de la compresse dont il tirait en dehors les extrémités qu'il nouait sur un morceau de bois enveloppé de linge ou sur une pelote. .
Gérard, à l'aide d'une aiguille courbe, contournait de haut en bas la face interne de la côte placée au-dessus de l'artère lésée. Cette aiguille était armée d'un fil dont le milieu était noué autour d'un bourdonnet de charpie. Le chirurgien tirait le fil Jusqu'à ce que le bourdonnet fût arrivé sur l'artère et en attachait ensuite les deux chefs sur une compresse appliquée sur la face externe de la côte. Je ne dirai rien des procédés plus ou moins compliqués de Lotteri, de Quesnay, de Bellocq, etc.