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PÉRICARDE

§UFaracentés€ du péricarde, — C'est, je n'ai pas besoin de le dire, seulement par la partie antérieure que l'on peut chercher à atteindre le péricarde. Il répond en avant au sternum,» aux cartilages des quatrième, cinquième, sixième et septième côtes gauches dont il est séparé par les plèvres et par les poumons, sauf sur la ligne médiane où du tissu cellulaire seulement le sépare du sternum.

Différents procédés ont été proposés pour ouvrir le péricarde.

Sidedeirup a préconisé la trépanation du sternum faite un peu au-dessous du point où le cartilage de la cinquième côte vient se réunir à cet os. Dans ce point-là, les deux lames du médiastin laissent entre elles un intervalle triangulaire à base inférieure au niveau duquel du tissu cellulaire seulement est interposé entre le sternum et le péricarde. Une rondelle osseuse enlevée, on fait incliner le malade en avant, et, quand le péricarde fait saillie dans la perte de substance de l'os, on l'ouvre avec u^ bistouri.

Desault voulait arriver sur le péricarde, au niveau de la pointe du cœur, dans le sixième espace intercostal gauche, en divisant successivement la peau, l'intersection du grand oblique et du grand pectoral et les intercostaux. Ce procédé expose à la lésion de la plèvre.

Larrey recommande de passer dans l'intervalle compris entre le bord gauche de l'appendice xiphoîde et la dernière vraie côte du même c6lé. On ne blesse ainsi ni plèvre, ni péritoine, ni dia-

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phragme. L'artère mammaire interne est également épargnée. La paracentèse du péricarde est une opération tout à fait cxceptionnelle. Si on la pratiquait, on ferait bien de recourir aux trocarts capillaires et aux appareils aspirateurs que je décrirai à propos de la thoracentèse.

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