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TUMEURS ÉRECTILES

lès parois de la tumeur en contact, au moyen d'une grosse serre fine à mors plats et garnis d'amadou.

K. Injections. — Différents liquides caustiques ou coagulants ont été employés en injection. Lloyd s'est servi d'acide azotique étendu; Bérard a eu recours au nitrate acide de mercure. Il introduisait des épingles dans la tumeur^ les retirait au bout de cinq à six jours et poussait alors dans leur trajet quelques gouttes de solution de nitrate de mercure.

Delpech a employé l'alcool, Walton, Tacide tannique au dixième. Le liquide le plus usité est le perchlorure de fer. Pour éviter la formai ion d'eschares, il est bon de se servir d'une solution peu concentrée marquant 42 à 1?»^ au plus à l'aréomètre de Baume. On peut même se servir d'une solution encore plus faible.

L'instrument en usage pour pratiquer ces injections est la seringue de Pravaz. On doit se garder de pousser dans les mômes points une quantité un peu considérable de liquide, mnis faire des ponctions multiples et injecter deux ou trois gouttes par chaque piqûre. Il est prudent, en out^e, au moment de l'opération et quelques minutes après, d'exercer, quand faire se peut, une compression tout autour de la tumeur, afin d'empêcher le liquide injecté de passer dans le torrent circulatoire, s'il rencontrait un vaisseau d'un certain calibre. Les injections de perchlorure de fer constituent un bon moyen qui a ce grand avantage de pouvoir être appliqué à des cas où lu plupart des autres ne peuvent être mis en pratique.

J'ai énuméré les méthodes et la plupart des procédés employés pour la cure des tumeurs érectiles ; je n'ai pas la prétention de leç juger. Je rappellerai seulement qu'une foule de circonstances, no* tamment le volume et le siège de la tumeur, doivent guider le chirurgien dans le choix qu'il a à faire, certaines de ces méthodes, telles que l'ablation, ne pouvant être mises en usage que pour des tumeurs assez superficielles et peu étendues, à moins de sacrifier les parties sur lesquelles elles siègent, d'autres, telles que les injections et la cautérisation linéaire modificatrice, restant applicables aux tumeurs qui ne peuvent être ni enlevées, ni détruites par les caustiques ou la ligature.

La ligature des troncs artériels ou plutôt du tronc artériel alimentant la tumeur n'est guère usitée que pour les tumeurs pul-

Paracentèse du péricarde. i23

saliies de Torbite, que l'on traite avantageusement par la ligature de la carotide primitive.

Enfin, ici comme ailleurs, en choisissant une méthode thérapeutique, on doit toujours avoir en vue le degré de gravité de la lésion, et ne pas lui appliquer un traitement susceptible de faire courir au malade un danger plus grand que celui auquel pourrait V exposer la maladie.

Je ne ferai que signaler la méthode palliative qui consiste dans le tatouage pratiqué avec des poudres d'une couleur propre à masquer celle de la tumeur.

ARTICLE IV

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